Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.

Medvedev accuse les Etats-Unis d'avoir provoqué la crise financièreDifficile d'être plus aimable. Le diagnostic n'est pas complètement farfelu, cela dit.
S'exprimant devant des milliers d'hommes d'affaires, de responsables russes et étrangers réunis au Forum économique de Saint-Pétersbourg, le président s'en est vivement pris à "l'illusion qu'un pays, même le plus puissant au monde, puisse jouer le rôle de gouvernement mondial". "C'est précisément le fait que le rôle des Etats-Unis dans le système économique mondial ne correspond pas à ses capacités réelles qui a été une des principales raisons de la crise actuelle", a-t-il insisté.
La Russie, à l'inverse, "est un acteur mondial qui est conscient de sa responsabilité pour le sort du monde", a-t-il martelé. "Nous voulons participer à la formation des règles du jeu, pas en raison d'ambitions impériales, mais parce que nous sommes conscients de notre responsabilité et que nous possédons des ressources", en particulier énergétiques, a-t-il poursuivi.Etre "conscient de sa responsabilité pour le sort du monde" - tout en faisant du club très sélect des Douze Salopeurs - et vouloir "participer à la formation des règles du jeu" signifie-t-il que la Russie souhaite imposer la taxe carbone à la planète ? Au vu de sa politique industrielle, le doute est exclu.
L'abondance de matières premières se répercute négativement sur le développement socio-économique du pays. Nous allons lancer un programme pour faire en sorte que cela devienne une locomotive pour la croissance économique et non un frein.