Ougol (уголь), c'est le
charbon, en russe.
Et pendant que les internautes gardent, fascinés, l'oeil sur les
courbes toujours croissantes des cours du pétrole, la Russie
poursuit sa lutte personnelle
contre le climat.
Nous avons bien écrit "contre le climat" et non "contre le changement climatique". Le climat russe reste assez frais, surtout en hiver, et il n'est aujourd'hui supportable qu'avec un bon chauffage.
Qu'il se réchauffe en peu,
boljemoï, pourquoi pas ?
Ca tombe bien, la terre russe est
gorgée de combustibles fossiles et, pour être bien sûr qu'ils seront brûlés le plus vite
possible de façon à
emballer proprement le réchauffement climatique, la Russie préfère s'équiper en centrales à charbon bien
polluantes - outre les habituels trucs qui puent et mauvais la pour santé , la combustion du charbon émet deux fois plus de gaz à effet de serre que le gaz naturel - et au rendement minable - ce
qui signifie qu'il faut brûler encore plus de charbon pour obtenir un kWh électrique.
Comme le souligne un
article effrayant paru cette semaine :
Si la Russie veut s'en tenir à son plan de marche, elle devra installer 280 turbines d'ici 2011, soit plus d'une par semaine. A ce jour, seul les entreprises d'infrastructures chinoises se
sont montrés capables de travailler à un tel rythme.
Il est temps de cesser de
pointer du doigt la seule Chine comme Empire du Charbon et se rappeler que, plus près de nous,
un Géant des Fossiles est en train de se réveiller.
Et l'environnement est le cadet de ses soucis.