
Lors de la vente de sa division PC à Lenovo, on avait
suggéré à Big Blue de se débarrasser de son "M" désormais inutile,
International Business Machines étant le nom complet de la
"Corp", comme disent les
"IBMers".
Plus sérieusement, il est probablement à l'étude en ce moment que GM se débarrasse à son tour de son M, autrement dit que le constructeur automobile abandonne son activité de motoriste.

Celle-ci est en effet fortement capitalistique, alors que le moteur est de moins en moins un élément différenciant dans un véhicule : même si on trouvera toujours des
imbéciles aficionados qui sauront vous chanter la supériorité de tel 8-cylindres-en-V, force est de reconnaître que Monsieur (et Madame) Tout-le-Monde se contentent de plus en plus de choisir entre essence et diesel et de vérifier les consommations de carburant et les émissions de CO
2 - pas pour sauver la planète, juste pour payer moins de
taxes.
Quel intérêt, à ce moment-là, pour un constructeur, de maîtriser soi-même la conception et la fabrication des moteurs ? Mieux vaut s'en débarrasser pendant qu'un
imbécile investisseur avisé peut encore être trouvé. Car il va falloir investir lourdement dans les prochaines années pour produire les moteurs du futur, qui ne seront même plus forcément avec des
pistons.
Insensé ? Pas forcément. Après tout, aucun constructeur aéronautique au monde ne s'occupe plus de concevoir et encore moins de fabriquer ses moteurs. Chacun sa
croix.