Cette promesse d'intoxiqué tabagique ou alcoolique a également cours au plus haut niveau de la gouvernance mondiale.
Voici trois titres contigüs relevés sur la
Une du site Web des
Echos et remis en ordre chronologique :
Pétrole: le G8 demande une hausse des capacités de production
Climat : le G8 va soutenir 20 projets expérimentaux d'ici à 2010
Le G8 s'engage sur une baisse d'au moins 50% des gaz à effet de serre d'ici à 2050
Autrement dit : on veut plus de carbone tout de suite, on est prêts à dépenser un peu d'argent pour voir si on peut éviter d'en envoyer trop dans l'atmosphère un jour, et on promet que nos descendants en enverront beaucoup moins.

La somme que le G8 a décidé de consacrer aux projets expérimentaux - apparemment des démonstrateurs industriels de capture et de stockage du carbone - paraît de prime abord importante,
de l'ordre de 10 milliards de dollars par an pendant plusieurs années.
"Fais péter les milliards, Christine !" Pour mieux mesurer l'intensité de l'effort consenti, rapprochons cette mirifique prévision de dépense du PIB consolidé des pays du G8 : elle représente très exactement
0,03% du PIB du G8 (rires), à comparer avec la consommation en
pétrole,
gaz et
charbon de ces mêmes pays, que nous estimons à...
15% de ce même PIB consolidé.
Quant à l'objectif à long terme, il est de la même veine "communicante" que celui fixé par l'Union Européenne : après les
20% (de renouvelables) en 20
20, voici les
50% (de gaz à effet de serre) en 20
50. Une telle échéance nous rappelle les très engageantes
promesses des candidats à l'élection présidentielle états-unienne.
Et la conclusion s'impose d'elle-même : en 2
100, nous avons
100% de chances de
changer de planète.