Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Greenpeace se contente en effet de citer les études scientifiques qui vont dans le sens de son pitch (en français : boniment), ce qui donne un aspect argumenté, pseudo-scientifique, à l'opuscule, et de conclure par son célèbre leitmotiv : Le marché des énergies renouvelables est en plein boom. En 2007, l'investissement annuel mondial dans les renouvelables a dépassé les 100 milliards de dollars.
Des décennies de progrès technique ont rendu opérationnelles des technologies comme les éoliennes, les panneaux solaires photovoltaïques, les centrales électriques à biomasse et les collecteurs solaires thermiques.
On l'aura compris : cette année Greenpeace a obtenu des budgets publicitaires importants de la part de l'industrie des énergies renouvelables. Qu'une part importante des émissions de CO2 proviennent du secteur du transport, pour lequel les éoliennes ou les centrales à biomasse ne sont d'aucun secours, ne pose pas de problème au rédacteur de ce vibrant hymne aux technologies "vertes". Les mêmes décideurs dans le domaine du climat, qui étaient sceptiques quant au CCS, croient bien plus à la capacité des technologies renouvelables à obtenir des réductions d'émissions de gaz à effet de serre : 74% ont exprimé leur confiance dans l'eau chaude solaire, 62% dans les fermes éoliennes offshore et 60% dans les fermes éoliennes terrestres.
En cherchant à ralentir voire empêcher le déploiement du CCS - et donc en permettant à plusieurs milliards de m3 de CO2 de plus de rejoindre l'atmosphère - on peut se demander si les auteurs de cet article ont conscience du fait que les prochaines générations pourraient un jour les poursuivre pour apologie de crimes contre l'humanité.