Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Lorsque les premières négociations climatiques commencèrent, il y a plus de dix ans, les références chiffrées commençaient déjà à dater un peu : en effet, c'est l'année 1990 qui formait la base de discussion. La situation se comprenait donc comme le montre le graphique ci-contre : l'OCDE était le principal émetteur de gaz à effet de serre, c'était donc à ses membres de faire des efforts, pendant ce temps les autres pays pouvaient se développer.
Le problème, c'est que certains négociateurs climatiques occidentaux qui vont aller discuter le bout de gras à Copenhague pour établir la suite du protocole de Kyoto sont encore dans l'ancien paradigme. Espérons qu'ils se feront recadrer d'ici là : rien n'est pire qu'un négociateur qui se trompe d'objectif.
En tout cas, gageons que c'est avant tout par pragmatisme qu'Obama a décidé de revenir à la table des négociations : les Etats-Unis n'étant plus le Grand Satan Premier Emetteur, la position de départ est nettement plus confortable...