Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
« Nous avons analysé la transition entre la dernière période glaciaire et notre période interglaciaire chaude actuelle », constate Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet NorthGRIP, et professeur au Centre d’étude de la glace et du climat au Niels Bohr Institute de l’Université de Copenhague.Nous en étions restés à une évolution lente du climat dans l'hémisphère Nord, dû au fait qu'il allait falloir des centaines d'années pour que les océans se réchauffent puis restituent cette chaleur. C'était là la composante linéaire des modèles climatiques.
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« Le résultat le plus spectaculaire est la modification de l’origine des précipitations du Groenland. Quelques années après la modification du contenu en poussières, l’excès en deutérium de la glace bascule d’un niveau glaciaire à un niveau interglaciaire quasiment d’une année à l’autre, ce qui témoigne d’une réorganisation extrêmement rapide de la circulation atmosphérique tropicale puis polaire » explique Valérie Masson-Delmotte, directeur de recherches au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.
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« Ces mesures d’une résolution temporelle exceptionnelle permettent pour la première fois de comprendre l’anatomie des changements climatiques passés. Tout comme le recul extrêmement rapide de la banquise Arctique au cours de l’été 2007, les changements climatiques les plus abrupts de la dernière déglaciation sont liés à des modifications radicales de la circulation atmosphérique », conclut Jean Jouzel, directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace.