Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.

Michael Lewis, responsable de la recherche matières premières chez Deutsche Bank, rappelle que le long rallye des ressources naturelles a été aussi fort, voire plus robuste encore, chez des produits non cotés à l'instar du molybdène, du cadmium et du ferrochrome que sur les produits cotés comme le pétrole et le cuivre, où « des afflux de capitaux spéculatifs sont possibles ». A son sens, ce simple fait suffit à réfuter l'idée que les spéculateurs ont été la cause première de la hausse des cours des matières premières.puis celui-là, encore plus péremptoire :
Tsutomu Fujita, chez NikkoCiti, considère que le renchérissement des matières premières est devenu un élément structurel et n'envisage la possibilité de la formation d'une bulle spéculative qu'après la fin de la décennie.It's BRIC, stupid!
Il s'agit d'une énorme bulle. Je ne sais pas ce qui va la faire éclater mais, un jour ou l'autre, elle éclatera. Vous ne pouvez pas aller contre l'offre et la demande. Vous ne pouvez pas toujours aller contre les fondamentaux.Il provient de la bouche de Steve Forbes, directeur de la publication du même nom, et elle date... du 30 août 2005 alors que le baril venait de toucher le niveau des $70. Quelques jours plus tard, le pétrole entamait sa décrue pour retomber aux alentours de $50 en fin d'année.
Je ne pense pas que (le cours du brut) va atteindre les cent dollars mais s'il le fait, le crash sera encore plus spectaculaire...
L'éclatement de la bulle Internet aura alors l'air d'un pique-nique.