Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
La sécurité à long terme de l’approvisionnement mondial en pétrole n’est pas assurée. Il est maintenant clair que les principaux pays producteurs, ceux qui disposent des réserves géologiques les plus importantes, ne souhaitent pas accroître leurs capacités de production à un niveau compatible avec l’évolution tendancielle de la consommation, car ils n’y voient pas leur intérêt, préférant garder pour l’avenir des sources de revenus dont ils n’ont pas besoin à court terme. Bien que les ressources géologiques soient sans doute plus importantes que ne le prétendent les pessimistes, il est de plus en plus communément admis que la production mondiale aura du mal à dépasser les 100 millions de barils par jour (contre 87 aujourd’hui) alors que la prolongation des besoins tendanciels conduit à une demande d’environ 120 mb/j en 2030 (AIE, World Energy Outlook). Le risque existe donc que le monde connaisse une crise pétrolière très sérieuse au cours de la prochaine décennie, avec des prix extrêmement élevés.Pour ceux qui se souviennent des discours du même M. Mandil d'il y a quelques années, alors qu'il présidait l'AIE, ce changement de point de vue a une certaine dimension historique.
La sécurité à long terme de l’approvisionnement en gaz n’est pas mieux assurée que celle du pétrole, et pour les mêmes raisons : les pays producteurs, et en particulier les trois principaux, la Russie, l’Iran et le Qatar, qui disposent ensemble de 56% des réserves mondiales (d’après BP)Quoi ! L'ancien Président de l'AIE, un organisme international issu de l'OCDE, siégeant à Paris et disposant d'une visibilité internationale égale à celle de l'OPEP, utilise les données publiques mises gracieusement au format Excel par BP chaque année !?! Plus loin, les montants des réserves sont à nouveau citées, mais avec le site Web de l'EIA comme source, cette fois-ci.