Il reste
moins de 300 jours avant le début du sommet de Copenhague, qui doit donner une suite au
protocole de Kyoto.
En ces temps de crise où d'autres enjeux plus immédiats doivent être adressés, une
autre image nous vient spontanément à l'esprit :

Il y a un moment pour tout : quand le
Titanic coule, ce n'est plus le moment de ranger les chaises qui traînent sur le pont.
Alors que le monde est en plein désordre industriel, économique, financier et monétaire, il est illusoire de s'imaginer que l'attention des
decision-makers sera focalisée sur les enjeux à long terme de la planète.
De même que le Danemark s'est construit une image verte à coups d'éoliennes pour faire oublier son très fossile bouquet énergétique - 87% de sa consommation
2006 provient du charbon, du pétrole et du gaz - le sommet de Copenhague accouchera sans nul doute d'un protocole à forte visibilité mais dont l'impact réel sur les
émissions de CO2 restera anecdotique.
Car nul n'aura le courage de prendre la seule et vraie bonne décision concernant le sommet de Copenhague : l'annuler, pour reconnaître officiellement la
fausse route de Kyoto.