Nous voici arrivés à Shenzhen. Il paraît qu'il y a quelques dizaines d'années, ce n'était qu'un port de pêche.
Les choses ont changé.

La tour à deux pointes qui dépasse à peine de la
skyline s'appelle le
Shun Hing Square : pour donner une échelle, elle est plus haute que la Tour Eiffel, avec ses 384 m.
La
crise financière a bien
frappé la Chine : la moitié des usines seraient actuellement fermées, le temps que se vident leurs
stocks. Mais au centre de Shenzhen, c'est toujours l'effervescence.

Sur l'artère principale du centre ville, des magasins type Surcouf, mais d'une dizaine d'étages chacun, propose aux badauds - certes moins nombreux que les vendeurs - tous les appareils électroniques plus ou moins originaux que la région produit. Une population jeune, dynamique et de diverses origines - les pêcheurs initiaux sont devenus une infime minorité - arpentent fébrilement artères et ruelles où on vend, enlève et livre dans une chaude atmosphère (25°C à la nuit tombante) parfumée de fragrances douceâtres de cuisine chinoise et d'essence.
La région de Shenzhen reste la
Silicon Factory de la planète.