Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Selon le rapport Stern de 2006 sur l'économie du changement climatique, de 7 à 300 millions de personnes supplémentaires devraient être concernées par des inondations maritimes chaque année, il y aurait un réduction de 30 à 50% de la disponibilité en eau en Afrique du Sud et dans les pays méditerranéens, tandis que les rendements agricoles devraient décliner de 15 à 35% en Afrique, tandis que 20 à 50% des espèces végétales et animales devraient être frappées d'extinction.Mark Lynas, auteur de Six Degrees, donne une vision plus apocalyptique d'une telle élévation de température :
Au Royaume-Uni, les impacts les plus significatifs devraient être l'élévation du niveau de la mer et des inondations dans l'intérieur des terres. Les climatologues prédisent également une augmentation des pluies diluviennes en hiver et des étés plus secs.
La plupart de l'humanité sera à court d'eau la boisson et l'irrigation : les glaciers des Andes et de l'Himalaya, qui alimentent les systèmes fluviaux dont dépendent des dizaines de millions de personnes, auront fondu, et leurs rivières seront périodiquement à sec. Des systèmes météorologiques complets, comme la mousson asiatique dont dépendent 2 milliards de personnes, pourraient être altérés de façon irrévocable. Des déserts auront envahi l'Europe méditerranéenne, pratiquement toute l'Afrique du Sud et la moitié ouest des Etats-Unis. Les latitudes plus septentrionales seront frappés d'inondations régulières. Des vagues de chaleur d'une férocité inimaginable calcineront les paysages continentaux : le Royaume-Uni devrait faire face aux températures estivales qu'on trouve aujourd'hui dans le nord du Maroc. La planète sera au beau milieu d'une extinction massive de la vie qui approchera en ordre de grandeur celle de la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années, quand près de la moitié de la biodiversité mondiale a été effacée.
Lynas résume la position de Watson en une phrase lapidaire qui serait selon lui la rengaine de tous les négociateurs en matière de climat : "mitigate for two degrees, adapt for four" - en clair, mettez en place des mesures atténuatrices pour ne pas dépasser +2°C, mais préparez tout pour +4°C.Plusieurs propositions ont été avancées afin de financer la protection des forêts. L'Arabie saoudite a par exemple suggéré de lever un impôt sur l'industrie forestière.