Nous avons fait
l'hypothèse que le prix du baril allait bientôt connaître un maximum avant de redescendre, rattrapé par l'économie réelle. Mais jusqu'où pourrait aller ce maximum ?

Toujours en supposant que ce maximum
n'est plus lointain, nous nous sommes appuyés sur notre
récent calcul rapprochant la dépense pétrolière et le PIB.
Il apparaît qu'au plus fort du second choc pétrolier, 10% du PIB fut consacré aux achats de pétrole brut. Supposons que nous ne pourrons guère aller plus loin : une règle de trois nous donne donc un prix maximal de
200 dollars 2008.
Toute la prise de risque de notre pari d'un baril à $75 en fin d'année réside dans le fait que nous pensons que la courbe des prix est proche de son
point de rupture. Mais si les marchés à terme des matières premières résistent, cette chute se transformera en une baisse lente - le fameux "atterrissage en douceur" - dont le point creux sera en 2009.
Nous avions
péché par modestie il n'y a pas si longtemps, sommes-nous tombé cette fois-ci dans l'excès inverse ?