Le PO, ce fameux
Peak Oil, semble être une bénédiction pour le secteur financier.

Alors que les
piquistes anticapitalistes se réjouissaient déjà de l'arrivée du Grand Soir, consécutive selon eux (seuls) à la pénurie croissante de pétrole, le petit monde de la haute finance est en train de s'organiser pour profiter de cette occasion historique : ce n'est pas tous les jours qu'une matière de base quasiment irremplaçable se transforme progressivement en produit de luxe.
Dernier événement en date, le discret remaniement de la composition de l'indice du CAC40, où Technip, la société de services parapétroliers, a remplacé Air France-KLM. Moins il y aura de pétrole, plus il sera cher et plus on sera prêt à payer pour aller en chercher : l'avenir de Technip paraît effectivement bien engagé.
A contrario, une compagnie aérienne dont la santé économique est si sensible au prix du kérosène, qui immobilise tant de capitaux pour s'acheter de nouveaux avions et qui, cerise sur le gâteau,
en perd un de temps en temps sans trop savoir pourquoi, voilà qui ne rassure pas
le spéculateur l'investisseur.