Muyin Wang, un chercheur de l'Université de Washington Seattle, a publié hier une
étude* modélisant le comportement de la banquise arctique dans les prochaines années.
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Il confirme que nous verrons tous le Pôle Nord
libre de glaces dans quelques années, trois décennies tout au plus : l'image ci-contre montre la distribution spatiale de la concentration en glace à fin septembre l'année dernière (en haut) et dans 30 ans (en bas).
Dommage que le
1er avril soit passé, on aurait pu lancer un appel à projet pour un zoo-plateforme pétrolière dérisoirement durable, avec fosse à ours blancs planquée sous l'hélisurface d'appontage.
Pour
soutenir symboliquement ces pauvres bêtes, merci de ne pas mettre de glaçon dans votre whisky samedi soir prochain entre 20h30 et 21h30.
Blague à part, en fait cette fonte quasi-complète ne servira probablement pas à grand-chose : même à la fin de l'été, il restera suffisamment d'icebergs à la dérive pour que les porte-conteneurs se gardent bien d'emprunter ces fameux passages du Nord-Est et du Nord-Ouest qui sont supposés se développer comme alternatives aux routes maritimes classiques entre Amérique, Europe et Asie.
Quant aux hydrocarbures qu'on espère tapis dans les profondeurs de l'Océan Arctique - dont la profondeur maximale est quand même de l'ordre de 4000 mètres, ce qui est très profond - ils seront certes plus faciles à localiser par les bateaux spécialisés dans la prospection, mais leur extraction restera un problème technique monumental : comment fait-on en hiver, quand la nuit est tombée pour six mois et que la banquise s'est reformée ? A la rigueur, on peut imaginer de construire des plateformes capables de résister à la prise des glaces, mais comment évacuer le pétrole ou le gaz ? Par brise-glaces ?
* traduction automatique par BabelFish ici