Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution, à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin d’éviter la réalisation du dommage ainsi qu’à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques encourus.Qu'est-ce que cela veut dire ? Tout simplement qu'il faut éviter que des dommages très graves mais incertains - oui, vous avez bien reconnu là la définition d'un beau et dangereux Cygne Noir - puissent survenir. Le principe ne pose pas d'interdiction à la cause du dommage, mais demande simplement que des mesures préventives "provisoires et proportionnées" - autrement dit, des mesures de quarantaine - soient prises à titre de... précaution.
Avec le principe de précaution nous n'aurions pas eu d'antibiotiques - trop risqué à créer - pas d'Internet - par crainte des images pédophiles - sans parler des voitures...Les antibiotiques ne sont pas dangereux pour l'environnement quand on les crée ; c'est leur usage intensif qui, à la longue, les rend de moins en moins efficaces, les images pédophiles ne provoquent pas de dégâts environnementaux, et les voitures ont certes endommagé Dame Nature de façon irréversible, mais ces dégradations étaient loin d'être incertaines : les autoroutes et la pollution atmosphérique, des conséquences directes du développement de l'automobile, ont été explicitement acceptées par la société comme contrepartie à l'offre de mobilité individuelle fournie par l'automobile. Bref, ce monsieur a tout faux, il confond principe de précaution et Ravage de Barjavel.