
Est-ce du fait de la
chute inopinée du cours du brut ?
Ou bien du fait que le pic a peut-être
été passé dans l'indifférence en juillet dernier ?
Ou encore du fait que son modèle de prévision, malgré de
récents perfectionnements, ne sait pas gérer la baisse de la demande à venir ?
Ou, tout simplement, parce qu'il souhaite enfin jouir d'un repos bien mérité ?
Ce départ laisse en tout cas ASPO-Irlande en grand désarroi :
The future of the newsletter is an issue for which we would like to invite your consideration.
L'avenir du bulletin est un problème sur lequel nous sollicitons votre considération.
Le
piquisme vit décidément des heures bien sombres.
Colin Campbell et notre compatriote Jean Laherrère avaient alerté les premiers le monde occidental - c'était dans le
Scientific American de mars 1998 - de la proximité du pic pétrolier et de ses conséquences probables. Son bulletin, longtemps vénéré par les quelques originaux qui s'intéressaient à la question, perdit petit à petit du terrain face à des
sites Internet moins austères - comme
TOD - ou plus exigeants - comme
ASPO-France - qui lui doivent beaucoup de choses et qui ont fini par couper le cordon ombilical.
Il s'apprête ainsi à rejoindre Marion King Hubbert au panthéon des géologues du monde fini.