Cette statistique officielle établit donc que 71% des échanges actuels sont à de pures fins de
spéculation lucrative - la couverture étant aussi une spéculation, mais visant à réduire le risque financier d'un industriel - soit exactement l'inverse de la situation qui prévalait en 2000. Pour mémoire, cette année-là, le baril valait $28 (ou 26 €).
Notre fable pédagogique du marché de la
salade à Champignac aurait-elle un soupçon de réalisme ? Nous serons bientôt fixés.
Il aura fallu plusieurs années pour qu'on reconnaisse publiquement que le Tour de France est une épreuve récompensant les meilleurs spécialistes médicaux du dopage sportif et non les meilleurs cyclistes. Il faudra bien un peu de temps pour qu'on cesse de croire que le prix du baril est d'abord lié au rapport de l'offre et la demande.
Pour nous forcer à aller jusqu'au bout dans notre défense de la thèse d'un baril sous l'emprise de drogues financières, nous décidons de prendre le risque de
prédire un baril à
$75 à la fin de l'année 2008. Il est à $137,16 à l'heure exacte où nous écrivons cette ligne.