Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Tandis qu'une banque d'investissement (JP Morgan Chase) en rachetait une autre (Bear Stearns) pour le dollar symbolique ou presque, une troisième (Goldman Sachs) tentait un pronostic :Le prix du brut peut culminer à 175 dollars le baril dans les deux prochaines années, particulièrement si la croissance reprend dans les pays du G7 en 2009 et au-delà.Il y a deux ans, aucun économiste n'aurait osé écrire une chose pareille. Le plus effronté, Artus, avait osé évoquer les 300 dollars - mais en 2015. Mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et des fonds d'investissements ont coulé tout court.
Le prix du brut devrait monter à 118 dollars pour dépasser ses niveaux record en prix réels, déflatés de la hausse des prix américains à la consommationAutrement dit, on a déjà connu dans le passé des niveaux plus hauts que les 110 dollars actuels et on n'en est pas morts, puisqu'on est toujours là. Et Les Echos de poursuivre, à moitié dupe de l'argumentaire :
Il devrait même atteindre 134 dollars pour ramener le pouvoir d'achat d'un consommateur moyen d'un pays du G7 au niveau qui était le sien en 1981. Et le baril américain devrait s'échanger à 150 dollars pour que le pétrole représente le même pourcentage du PIB mondial qu'en 1980. C'est dire qu'il y a de la marge...Achetez mon pétrole, braves gens ! J'ai besoin de vos liquidités... pour payer mes créanciers.