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Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.

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Pleins gaz

Un avion géant A380 d'Airbus a réalisé vendredi un premier vol d'essai partiellement alimenté d'un carburant de synthèse liquide dérivé du gaz, reliant en trois heures le site du constructeur européen de Filton à son siège de Toulouse (AFP).


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Comme certains l'avaient pronostiqué, le passage de la barre des 100 dollars semble avoir servi de déclencheur pour un certain nombre de projets de transition.

La filière Gas-to-Liquids, ou GTL, est particulièrement prometteuse pour capturer une partie du marché des carburants liquides  où régnait en maître jusqu'ici le pétrole. Contrairement à la filière Coal-to-Liquids (CTL) qui a besoin d'hydrogène en quantité (le charbon n'apportant que des atomes de carbone C), le GTL part d'une base hydrocarbure (le méthane) qui lui apporte tous les H nécessaires.

En fait, il y en a même un peu trop, ce qui fait que certains C ont le mauvais goût de s'échapper sous forme de CO2.  En bilan complet "du puits à la roue", le GTL émet 25% de CO2 en plus par rapport aux carburants liquides dérivés du pétrole.

Mais si ce GTL est produit non loin de son lieu d'extraction, comme c'est le cas au Qatar, quasiment tout ce CO2 peut être capté et réinjecté dans les gisements de gaz naturel pour en améliorer le taux de récupération.

Voilà pourquoi le GTL est promis à un grand avenir : nous brûlerons ainsi le méthane fossile jusqu'au dernier m3, tout en le transportant plus facilement. Car contrairement au gaz naturel liquéfié, le GTL est stable à température ambiante comme n'importe quel produit pétrolier.

Ca va chauffer.
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