Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Un peu de jargon anglo-saxon pour commencer, de façon à éclairer ce titre énigmatique :
Assistera-t-on à un combat entre EV et (P)HEV ? Sans doute pas, ou du moins pas tout de suite.
En effet, l'EV va se développer dans 6 segments de marché, dont un seul seulement sera également attaqué par les (P)HEV :
le petit véhicule urbain chic, 2e ou 3e véhicule de bobos destiné au shopping, aux convoyages des enfants éventuels et aux sorties urbaines : Audi MegaCity, e-Mini, e-smart, Nissan Leaf, Renault Zoe...Le client achète avant tout de l'image, à laquelle l'électrique contribue (nouveauté technologique, aspect "vert"). Mis à part le segment particulier du taxi, donc, le positionnement du HEV/PHEV est différent : il s'agit en fait d'une solution élégante pour pouvoir continuer à proposer des véhicules fortement motorisés qui soient conformes aux règlementations anti-pollution. Pourquoi élégantes ? Tout simplement parce que c'est la première fois que les construteurs arrivent ainsi à faire payer au client le surcoût de cette dépollution. Jusqu'à présent, tous les progrès réalisés en matière d'émissions de gaz polluants et de particules l'avaient été fait sans exiger (facialement au moins) que le client paie pour les avoir.
L'hybridation concerne donc tous les véhicules un tant soit peu vavavoum - parce que cette prestation nécessite des moteurs qui consomment - ou bien un tant soit peu imposants - parce qu'il faut de gros moteurs pour déplacer, même paresseusement, les engins de 2 tonnes et plus qui fleurissent de plus en plus sur les routes.