Economie, innovation, énergie, transports, climat... Un peu de sérendipité technophile dans un monde de brutes.
Le Royaume-Uni n'a rien à vendreL'argent est sans doute parti vers l'Orient, mais une partie s'est arrêtée au Moyen-Orient, dans les coffres monumentaux de la finance du Golfe Persique.
M. Rogers dit que les deux principaux piliers soutenant la livre sterling ont été le pétrole de la Mer du Nord et la force du secteur financier britannique, en particulier le rôle de la City londonienne.
Mais M. Rogers dit que, comme le pétrole de la Mer du Nord est en train de s'épuiser, la position de Londres comme centre financier majeur va en souffrir.
"Je ne pense pas qu'il existe aujourd'hui une banque britannique solide, tout au moins, s'il y en a une, je ne la connais pas" déclare-t-il. "La City londonienne est finie, le centre financier du monde se déplace vers l'Est. Tout l'argent est en Asie. Pourquoi reviendrait-il à l'Ouest ? On n'a pas besoin de Londres", dit-il.
Mais au fait, qui est ce M. Rogers ? Tout simplement le co-fondateur du fonds d'investissement Quantum Fund. Co-fondateur avec... George Soros, l'homme qui fit sauter la Banque d'Angleterre en 1992. De telles déclarations laisseraient entendre qu'un nouveau coup de boutoir spéculatif est sur le point d'être porté à la vacillante monnaie britannique.