), l'ASPO devrait déjà s'appeler l'ASPOG.
Cette association de géologues à la retraite s'échine depuis plusieurs années à prévoir la date du maximum de production pétrolière (
).
La raison de ce plafonnement provient d'une amélioration notable du modèle utilisé par ASPO-Irlande pour établir cette courbe. Comme il est expliqué
sur le site :
Cette révision est fondée sur une mise à jour de la situation en eau profonde, modifiant ainsi la version précédente qui datait de 2005. Le modèle distingue les 4 grands pays produisant en eau profonde (Angola, Brésil, Nigéria et Etats-Unis) et agrège les autres ensemble. La version précédente tenait compte d'une production totale ultime de 68 Gb, qui a été portée à 85 Gb. Le modèle précédent était fondé sur les courbes de déplétion de Hubbert, mais cette approche a été abandonnée en reconnaissant que le taux de production en eau profonde est probablement contraint par la capacité des installations de production de surface, ce qui aboutit plutôt à un plateau qu'à un pic. Le pétrole en eau profonde est très coûteux à produire, et l'investissement est le facteur limitant.
Il était plus que temps de mettre à la poubelle ces très élégantes courbes en cloche qui ont certes permis à Marion King Hubbert de prévoir le maximum de production pétrolière états-unien, à l'époque où l'infrastructure de production ne coûtait rien ou presque, mais qui sont totalement inadaptées à la prospective dans un monde moderne et fini où tout devient rare : les ressources, les équipements, le savoir-faire... et les investisseurs.
Cette révision du modèle a pour effet remarquable d'envoyer le pic dans le passé, en 2007 : comme le dit un peu plus loin le rédacteur de l'article,
"la Seconde Moitié de l'Age du Pétrole a commencé". Il est donc officiellement établi que le pic est passé pour la communauté
piquiste : pour elle, la
newsletter de l'ASPO-Irlande tient presque de l'évangile. Pour la communauté - plus large et n'incluant pas complètement la précédente - de l'énergie, la chose n'est pas si sûre
comme le souligne l'IFP.
On notera également que, avec une prévision de date de pic qui passe d'un mois sur l'autre de 2010 à 2007, notre point de vue sur
l'erreur du
pic s'en trouve encore plus conforté.
EDIT : au moment où cet article a été posté, le prix du baril a battu un nouveau
record en dollars et tutoie désormais les 78 €, bien au-delà de sa
valeur moyenne du mois dernier.
"La bulle pétrolière n'est pas près d'éclater", estime Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading.
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Cet article a également été publié sur AgoraVox et sur Yahoo!