
Finis les jeux d'influence policés, place à l'action guerrière.
Sans doute pour contrer des acteurs non-gouvernementaux parmi les plus actifs et les plus activistes, la fondation Prometheus vient de publier son premier
baromètre de transparence des ONG en reprenant leurs méthodes : notation selon une méthodologie apparemment objective, le tout enrobé de commentaires acides se voulant tout aussi factuels.
Ce premier jet a sans doute été trop vite relu : l'insistance sur certains points, comme sur les mécanismes originaux et peu démocratiques de gouvernance de Greenpeace, pèse des tonnes.
La lecture des annexes est assez amusante, on y découvre par exemple par quelles opérations de terrain (ce que les militaires français appellent les "OPEX", les Opérations EXtérieures) une des ONG a monté une action d'influence contre la position d'Areva au Niger. Bienvenue chez les tontons barbouzes de l'uranium !
Décidément, ces ONG ne ressemblent pas à l'image que nous pouvons nous en faire à la lecture de Metro : de gentils citoyens se contentant de calicots pour faire avancer la bonne cause. On finit par se demander si le
Parfum d'Adam était une pure fiction - ou bien
State of Fear de Crichton, maladroitement érigée en négation du réchauffement climatique.
"Paix verte" pourrait être un nom de code pour une opération de racket menée à grande échelle : "donnez des billets... verts pour avoir la paix". En toute transparence.