Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 21:26

George.jpgLe 7 mars dernier, après avoir dîné chez leurs amis Francisco-Marisette à Longjumeau (Essonne), la famille Mallet est montée dans sa nouvelle Dongfeng 3009 pour regagner son  domicile, dans le XIIIe arrondissement parisien. Il faisait très doux pour la saison, réchauffement climatique oblige : Mme Mallet mit donc la climatisation en mode recyclage pour accélérer le refroidissement de l'habitacle qui avait chauffé après être resté exposé aux derniers rayons de soleil d'une belle journée.

Il semblerait qu'en arrivant près de la porte d'Orléans, la voiture ait roulé sur une lamelle métallique ; par le mouvement du pneu, cette lamelle fut projetée sous le châssis, fendit le tube d'échappement puis se glissa à l'intérieur du compartiment moteur où elle endommagea un faisceau de fils électriques avant de finalement s'encastrer dans la buse d'alimentation habitacle de la climatisation.

Le bruit sourd et surtout la perte instantanée de quelques fonctions secondaires alimentées électriquement (auto-radio, éclairage du tableau de bord...)  mais aussi de tous les systèmes d'urgence (commande des feux warning, bouton d'appel d'urgence, airbags...), également alimentés par le faisceau abîmé, avaient aussitôt inquiété M. Mallet qui conduisait et celui-ci décida de faire demi-tour pour regagner le point service Dongfeng qu'il avait dépassé il y a quelques minutes et qui était alors encore ouvert malgré l'heure tardive. La rupture du faisceau électrique avait également mis hors circuit le système de téléphone mains libres, ce qui fit que M. Mallet ne put prévenir le point Dongfeng de son arrivée imminente.

Un autre drame se passait sous le capot : une partie des gaz brûlés s'enfuyait du tuyau d'échappement et était aussitôt aspirée par la buse de climatisation, partiellement brisée après l'encastrement de la lamelle. Du fait du mode recyclage, la concentration en CO2 augmenta ainsi rapidement dans l'habitacle.

Les enfants à l'arrière, qui regardaient sagement leurs vidéos préférées sur leur supertablettes, ainsi que Mme Mallet qui s'était assoupie en place avant, ne prirent pas conscience de leur lent empoisonnement. Seul M. Mallet, deux pâtés de maison avant d'arriver au garage visé, commença à éprouver des tremblements et des troubles visuels légers. Pour arriver sains et saufs, il décida de rebrancher l'aide à la conduite qu'il avait débranchée juste après l'incident initial ; malheureusement, de par son état, il se trompa en sélectionnant la destination sur l'écran de navigation : au lieu de choisir comme POI le plus proche "Station-service Dongfeng", il cliqua sur l'item précédent qui était... "Station de sports d'hiver", avant de rejoindre brutalement femme et enfants dans l'inconscience.

Huit heures plus tard, au petit matin, la Dongfeng fut percutée de plein fouet par un poids lourd roulant sur la même voie et dans le même sens, sur l'autoroute près d'Annecy. Le chauffeur du camion ne fut d'abord pas cru quand il affirma que le véhicule était à l'arrêt, tous feux éteints, en plein milieu de la chaussée. Le mystère s'épaissit quand on s'aperçut que les passagers, tous retrouvés morts après le choc, avaient succombé à une asphyxie au gaz carbonique et non à la violence de l'accident. C'est seulement après plusieurs jours qu'on comprit que le véhicule, transformé en corbillard informel, après plusieurs centaines de kilomètres parcourus en automatique, était tombé en panne sèche sur l'autoroute et que la batterie, prématurément vidée par le court-circuit du faisceau électrique, n'avait pu maintenir que quelques minutes l'éclairage du véhicule qui aurait permis au camion fatal de la repérer à temps pour l'éviter.

Ce fait divers hypothétique, qui pourrait paraître un jour quelque part dans les pages intérieures d'un journal local, illustre un des risques potentiels de la voiture autonome dont tant de journalistes se font aujourd'hui les apôtres, enthousiasmés à l'idée de lire leur journal dans les embouteillages - mais aussi, pourquoi vouloir absolument aller dans les embouteillages quand on veut lire son journal ?

Nos lecteurs attentifs auront bien évidemment reconnus dans ce fait divers une transcription d'un scénario possible de la fin du vol MH370, avec comme élément déclencheur une funeste lamelle qui n'est pas sans rappeler celle qui mit à mort un Concorde il y a une quinzaine d'années.

De nos jours, grâce aux énormes travaux faits sur la sécurité aéronautique, les crashs catastrophiques sont devenus rares - quelques-uns par an dans le monde entier - mais le parc d'avions de ligne en service se compte en dizaines de milliers d'appareils seulement.En automobile, c'est en millions qu'on parle : à l'horizon 2020, il est probable qu'on mette en service cent millions de véhicules (voiture et utilitaires légers) chaque année dans le monde.

Si, avec le même niveau de fiabilité intrinsèque, on équipe seulement 1% des nouvelles voitures de "quasi-pilotes automatiques" à partir de 2020, il y aura quand même près de 10 millions de véhicules de ce type en circulation en 2029, année de cette pseudo-chronique. Les chaînes d'événements de type MH370 auront donc environ mille fois plus de chances de se produire ; autrement dit, il y aura chaque jour un fait divers macabre de ce type dans le journal... A moins qu'on mette en place des contrôles aujourd'hui inexistants dans l'aéronautique civile et qui permettraient pourtant de s'apercevoir qu'on a un avion fou en l'air, voire d'en reprendre le contrôle à distance, avant qu'il ne s'écrase quelque part dans l'océan.

C'est tout le bien qu'on peut souhaiter à l'avion : que la recherche automobile lui permette indirectement de gagner encore en sûreté. Et pourquoi pas à d'autres systèmes critiques, comme par exemple... une centrale nucléaire ?

Partager cet article
Repost0
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:45

C'est avec une stupeur monumentale que les autorités de l'aéroport de Kuala Lumpur International ont découvert le Boeing 777 du vol MH370 à l'arrêt, tous moteurs éteints, parqué sur le côté de la principale piste d'envol.

L'avion était vide de tout occupant, un message écrit à la main figurant en évidence sur le tableau de bord : "cela fait 18 heures que nous attendons l'autorisation de décoller, le carburant a fini par s'épuiser : les passagers excédés ont fini par gagner Pékin à pied en désespoir de cause, nous partons à leur recherche. Envoyez une équipe de secours." Tous les téléphones portables des passagers gisaient éteints par terre, les hôtesses ayant sans doute oublié de lever la consigne d'interdiction d'usage des appareils électroniques à bord.

Une enquête rapide a montré qu'effectivement, la tour de contrôle avait négligé de donner le top départ à l'avion qui a patiemment attendu une autorisation qui n'est jamais arrivée.

"Les pilotes étaient tous deux Malais ; c'est un peuple très poli, ils ne leur viendraient jamais à l'idée de quémander une faveur spontanément" explique un ethnologue spécialisé en radars hyperfréquences. "Pour manifester sobrement leur impatience, ils se sont permis d'éteindre leur transpondeur, en espérant ainsi attirer l'attention de la tour de contrôle sur eux ; malheureusement, ils l'ont fait seulement au bout de 40 minutes, ce qui a fait croire à Kuala Lumpur International qu'ils venaient de quitter l'espace aéren malais."

Très embarassées, les autorités malaises ont prétexté qu'il y avait plus de soleil que d'habitude ce jour-là et que le contrejour empêchait de distinguer l'avion en bout de piste. "Le problème principal est que la numérotation des vols des avions est faite en dépit du bon sens : le vol 447 pour Paris suit le vol 714 pour Syndey, qui suit lui-même le vol 370 pour Pékin. Comment ne pas se tromper ?" s'excuse un contrôleur sol.

Les navires de recherche très occupés à ramasser des sacs plastiques usagés et des débris de containers flottant à la dérive dans l'Océan au large de l'Australie ont interrompu leurs activités et font désormais route vers leurs ports d'attache.

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 10:35

Twingo-colombienne.jpg

A plusieurs dizaines de milliers de km de son lieu de naissance initial (l'usine de Flins), Twingo connaît une jeunesse quasi-éternelle dans les pays émergents comme la Colombie où cette photo a été prise hier.

Tandis que les pays occidentaux ne rêvent que de véhicules électriques, sûrs, connectés et autonomes, les BRICs et leurs satellites réclament des gros SUV statutaires et surtout des petites voitures sobres et robustes.

tout le monde s'accorde sur le fait que ces pays devraient être les premiers touchés par la raréfaction des ressources pétrolières, qui devrait faire s'envoler le prix du baril et donc rendre le coût d'utilisation des véhicules insupportable au plus grand nombre. Mais pour l'instant, le prix du baril a beau avoir été multiplié par 5 ces dix dernières années en euros comme en dollars, le marché automobile continue de croître dans le monde entier... sauf en Europe.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:00

PSA-Hybrid4.jpgLe sauvetage financier de PSA semble s'achever avec la restructuration de son capital annoncée par les Echos ce matin :

Le projet, que PSA aimerait boucler d'ici la fin de l'année, prévoit que l'Etat français et Dongfeng Motors contribuent chacun à hauteur de 1,5 milliard d'euros, ce qui leur donnerait tous deux une participation de 20 à 30% dans le constructeur automobile français.

On aurait ainsi 3 acteurs principaux mais non majoritaires à la tête du capital : l'Etat français (qui aurait finalement un poids plus fort à la tête du constructeur sochalien que dans Renault, dont il ne détient "que" 15%), Dongfeng Motors et la faille Peugeot, sans oublier GM qui se sera fait diluer au passage et qui devrait passer sous la barre des 5%.

La gouvernance de ce nouvele ensemble va être assez subtile : Philippe Varin ou son successeur devront à la fois contenter les lions historiques, aigris d'avoir abandonné le contrôle et de devoir prendre le statut de sleeping partner, une entreprise industrielle chinoise aux dents longues (qui négocie en parallèle avec Renault pour implanter industriellement la firme au losange en Chine) ainsi que l'Etat français et son ministre en marinière qui a fait plus de pub pour la Zoe que son président pour la DS5 et son toit qui s'ouvre par temps de pluie. Et puis, quand il aura le temps, il faudra qu'il suive les dossiers de synergies opérationnelles avec GM, qui finalement s'en sort pour le moment plutôt bien : moyennant un investissement finalement assez raisonnable de 400 millions de dollars, le constructeur a pu profiter d'économies d'échelle conséquente en développement et en fabrication, tout en coupant quelques plumes stratégiques à PSA : arrêt brutal de la coopération avec BMW sur les moteurs hybrides, gel du projet de boîte automatique robotisée...

Quant à l'Etat français, rentre-t-il au capital de façon transitoire, pour ensuite revendre sa part, à la façon du gouvernement américain quand il a sauvé... GM ? Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais l'option d'un retour de GM est envisageable, une fois que l'Etat français aurait "terminé le boulot" du dégraissage social ; mais l'Etat peut aussi décider de rester au capital sine die comme il le fait pour Renault.

On voit que si la saison actuelle "Sauvez PSA" se termine, les prémisses de la saison suivante se pressentent. Mais au fait, quel est le titre de cette série : grandeur et décadence de l'automobile française ou bien... Le hold-up chinois ?

peugeot-panda.jpg

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 22:10

Les Echos montrent du doigt la grosse cavalerie automobile allemande :

L'Allemagne ne soutiendra pas le compromis européen visant à durcir les règles en matière d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour toutes les nouvelles voitures commercialisées dans l'Union européenne à partir de 2020, apprend-on mercredi de sources gouvernementales allemandes. Cet accord aurait des conséquences trop lourdes pour les modèles de luxe des constructeurs allemands tels que Daimler et BMW, a-t-on précisé de mêmes sources.Ce compromis au sein de l'Union européenne, conclu lundi soir et censé permettre aux Vingt-Sept de ramener d'ici huit ans ces émissions à 95 grammes de CO2 au kilomètre, doit encore être approuvé par les Etats membres. Selon trois sources à Bruxelles, l'Allemagne se cherche des alliés pour faire capoter l'accord provisoire et soumet d'autres Etats membres à une pression intense.

Touche-pas-a-mon-moteur.jpg

Partager cet article
Repost0
11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 22:17
La France pourrait faire un grand pas dès 2014 en matière de fiscalité verte. Jeudi, le Comité pour la fiscalité écologique (CFE) doit adopter, en assemblée plénière, un ensemble de mesures qui seront proposées pour le projet de loi de Finances. Ce scénario, défendu par le président du CFE, l’économiste Christian de Perthuis, est ambitieux. Il combine deux mesures phares envisagées par le gouvernement : la création d’une taxe carbone et la réduction de l’écart de taxation entre le diesel et l’essence. Le scénario propose d’introduire dès 2014 une assiette carbone dans la fiscalité avec un taux qui augmenterait progressivement jusqu'en 2020. Parallèlement, l’écart de taxation entre l’essence et le diesel serait réduit de 1 centime d’euro par an et par litre.

1 centime d'euro par an et par litre, mais c'est révolutionnaire ! Quand est-ce que cela nous amène à la parité ?

SP95-minus-Gazole.jpg

Hé bien oui, dans une vingtaine d'années... Ne placez donc pas trop vite votre tank à mazout sur eBay, il n'y a pas péril en le moteur.

Partager cet article
Repost0
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:07

L'encre électronique de la page Wikipédia anglophone est à peine sèche :

Farewell-Better-Place.png

Partager cet article
Repost0
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 22:09

http://www.technologicvehicles.com/Content/news/2436/Twizy_Renault_Sport_F1.jpgIl y a un mois, un constructeur qui n'a jamais vraiment sorti ses griffes dans le domaine de l'hybride a présenté très discrètement un concept-car de quadricycle électrique de course.

Au-delà d'un apparent tuning qu'on pourrait croire échappé de Ze Jacky Touch, il y a un composant de Formule 1 dont la présence mérite d'être souligné : le KERS.

Le KERS, en français SREC (Système de Récupération de l'Energie Cinétique), est un dispositif permettant de récupérer, avec un très bon rendement, l'énergie que les freins dissipent normalement sous forme de chaleur au freinage puis de la restituer lors d'une prochaine accélération. Ces systèmes existent depuis quelques années dans le monde de la Formule 1, qui reste un banc d'essai pour certaines innovations.

Le fait de choisir le plus petit et le plus léger véhicule de la gamme pour y greffer un KERS n'est ps un hasard : Renault démontre ainsi qu'il est capable de concevoir un système compact et de poids raisonnable : le KERS est logé derrière le siège du conducteur - ou plutôt ici du pilote - et il pèse environ 30 kg.

Ce KERS repose sur une conversion de l'énergie mécanique en énergie électrique qui est ensuite stockée dans des batteries, selon le schéma classique des véhicules hybrides de grande série. Mais il existe aussi des KERS reposant sur la compression de l'air - c'est la solution choisie par PSA pour l'hybridation de ses petits véhicules - ou sur un volant d'inertie.

Verra-t-on bientôt des Twizy dotées de KERS ? On peut en douter, quand on sait que les clients potentiels apprécient le 2e siège derrière le conduteur et aimeraient encore un peu plus de volume de coffre. Mais si cela fonctionne sur un Twizy, cela pourrait fonctionner sur une Twingo...

De nombreux défis restent à relever : la durabilité d'une part - les clients ordinaires n'achètent pas plusieurs voitures par saison pour être sûrs d'en avoir suffisamment en état de marche au départ de chaque course - mais aussi le coût.

C'est ce dernier défi qui a fait que PSA a approfondi la piste aérolique : quand on envisage de produire à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires un système technique, l'effet d'échelle et les investissements industriels ne jouent pas pareil pour toutes les technologies. Aujourd'hui, on a encore du mal à écraser les prix sur les batteries car les investissements initiaux sont phénoménaux. Par contre, sur un système hydraulique ou purement mécanique (volant d'intertie), on peut aller très bas... et rendre hybride a voiture de M. Tout-le-Monde sans demander un effort financier aussi phénoménal que celui exigé sur les grandes berlines et SUV.

Partager cet article
Repost0
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:00

En fait, il s'en approche lentement : une extrapolation de la courbe ci-dessous indique que les courbes devraient se croiser d'ici moins de 3 ans.

ecart-gazole-SP95-2013.01.png

Peut-on aller plus vite ? En fait, personne n'y a vraiment intérêt : la mesure est impopulaire et donc mauvaise pour les politiques, les pétroliers n'y gagnent rien à court terme vu que c'est juste un rééquilibrage des taxes et les constructeurs verront juste leur chiffre d'affaire s'éroder encore un peu plus puisqu'une voiture à essence est moins chère qu'une diesel. Par contre, il n'y a pas de raison qu'ils vendent moins de véhicules vu qu'ils disposent tous de gammes à la fois essence et gazole.

Ce qui est clair, c'est qu'on y viendra lentement mais sûrement.

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:14

Non, ce titre n'annonce pas de révélation exclusive sur une nouvelle tablette électroniquequi permettrait, entre autres choses, de couper du saucisson virtuel sans se salir les doigts.

Il s'agit juste d'un jeu de mots approximatif sur le nom de cet oiseau à la queue fourchue qu'on considère comme annonciateur du printemps, sans en être toutefois une garantie.

Pour la première fois dans l'histoire de l'automobile, en effet, on peut apercevoir quasiment tous les jours une automobile électrique pour pour qu'on se déplace dans Paris ou en proche banlieue : Autolib' pour la plupart, mais aussi de temps une Mitsubishi/PSA Ion/C0 ou même, comme aujourd'hui, une Mia.

Ce n'est pas la révolution, mais c'est déjà un début, de la même façon qu'au milieu des années 70 on entendait de temps en temps une 504 Diesel passer au milieu d'un parc carburant à 99,9% à l'essence plombée.

Partager cet article
Repost0