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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 11:25

vuca.pngVUCA : une nouvelle entrée potentielle pour notre glossaire, que nous avons découvert récemment alors qu'elle trône sur notre bureau depuis presque un an !

C'est de l'anglais of course, à prononcer viouka si vous ne voulez pas faire rire autour de vous dans les salons de l'ambassadeur des USA.

Cet acrostiche est supposé résumer la période tourmentée que nous venons de commencer à traverser : Volatility, Uncertainty, Complexity and Ambiguity, ce qui nous donnerait VICA comme version francophone (Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguïté).

L'expression est jolie, mais pour conclure dans la langue de Shakespeare : so what ?

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 07:00

myNitel.jpgApple envisage d'abandonner le préfixe i ("moi"), aujourd'hui utilisé pour dénommer tous ses produits - iMac, iPod, iPhone, iPad - pour my ("mon, ma"). Sans doute est-ce pour reprendre l'initiative face à la floraison d'imitateurs comme l'i-Planet, et pour souligner le caractère hautement personnalisable de ses produits.

Le premier produit qui bénéficiera de cette révolution sémantique ne sera pas le myMac ou le myPad, mais le myNitel, une étonnante tablette graphique en forme de cube.

Ce design très tendance permet d'intégrer l'alimentation dans l'appareil lui-même - finis, les transformateurs qui traînent par terre - ou bien, comme certains le prétendent, de loger une énorme batterie lithium-ion qui fournirait une autonomie de plusieurs mois.

Un clavier amovible permettra aux utilisateurs traditionnels de se passer de l'écran tactile - il est probable qu'Apple veut ainsi renforcer sa pénétration auprès des seniors, plus habitués aux QWERTY/AZERTY qu'au multi-touch.C'est aussi une façon de se positionner sur le segment en plein essor du mini-PC.

Une nouvelle technologie d'écran sera utilisée : fondée sur l'émission d'électrons frappant une dalle phosphorescente, elle permet un affichage beaucoup plus lumineux sans nécessité de rétro-éclairer. L'image gagne en contraste et la diagonale d'écran peut facilement grandir sans que le prix de revient ne la suive au même rythme.

Les panels utilisateur ont montré que les interfaces homme-machine actuelles affichaient aujourd'hui trop vite trop de choses, ce qui était de plus en plus perçu comme une agression sensorielle.  Les chercheurs d'Apple ont donc mis un point un système d'affichage graduel, où images et caractères apparaissent progressivement ; à l'instar des luxueuses berlines allemandes, la vitesse est ainsi bridée à 1200 bps.

Interrogé sur le concept, la Direction de France Telecom doute sérieusement de son potentiel commercial. "On ne verra jamais un truc pareil envahir les foyers français" aurait même prédit Stéphane Richard, Directeur Général du géant des télécommunications.

En réponse au succès de Facebook et pour contrer les opérateurs téléphoniques qui cherchent actuellement à récupérer une partie des marges générées par le  business model de l'iPhone, une nouvelle application nommée Eleven, décrite comme un "extraordinaire réseau social alphabétique", sera fournie gratuitement. Elle serait en permanence accessible à l'utilisateur, même en l'absence de toute connexion Wifi ou 3G, selon une technologie de communication filaire encore top secrète.

Enfin, pour répondre à la demande turgescente du marché, Apple ouvre une brèche dans sa politique anti-porno qui régit aujourd'hui l'AppStore : un second logiciel, myNItel Pink, réservé aux adultes avertis et payant - 49,95 USD soit 36,15 EUR au cours du jour - leur permettra d'accéder à des contenus de charme sur lequel Apple prélèvera une sorte de droit de cuissage financier basé sur le temps de connexion. "C'est absolument n'importe quoi, comment un entrepreneur pourrait-il gagner de l'argent avec un modèle économique pareil ?", aurait commenté Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison-mère de Free.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 07:00
Surface-logements-USA.pngOn peut s'en douter en regardant n'importe quel film ou série TV américaine, on s'en convainc en regardant les statistiques officielles : la maison familiale américaine a tout du château, vus de nos yeux européens.

En moyenne, le logement made in USA a une surface au sol d'environ 250 m², à opposer aux 90 m² du logement médian français : la famille américaine a tout simplement besoin de trois fois plus d'espace que nous pour son sweet home.

Quand on regarde l'évolution dans le temps des surfaces construites, on s'aperçoit que cette quête de la démesure est relativement récente : elle date des années 1980, probablement à partir du contre-choc pétrolier qui a brutalement rendu chauffage (et climatisation) des locaux à nouveau négligeable dans le budget des ménages états-uniens - qui ne paient pas de TIPP, rappelons-le.

En vingt ans, la disparition de la contrainte énergétique a donc fait prendre 50% aux dimensions des maisons individuelles (qui représentent 80% des logements) outre-Atlantique par pur goût du luxe de l'espace : avec ses 170 m², l'American House de la fin des années 1970 était sans doute déjà suffisamment spacieuse.

Alors que les médias et les hommes et femmes d'influence n'ont que les mots clean tech à la bouche dès qu'on parle d'énergie, on voit que l'un des enjeux majeurs de l'efficacité énergétique américaine consiste simplement à réaménager les cloisons intérieures des maisons d'Amérique pour ramener les lieux de vie à une taille proche de celle des nôtres, par exemple en transformant ces maisons individuelles en maisons partagées par deux familles. Hors travaux d'isolation, cela ne nécessite qu'un peu de briques, de bois et d'huile de coude.

Même divisé en deux, le logement américain moyen restera plus grand que le nôtre : l'honneur est sauf.

Pour mener la population vers ce way of living plus vertueux, plutôt que de mettre au point une taxe carbone complexe à définir et à mettre en oeuvre si on veut ne pas trop défavoriser les couches sociales défavorisées, il suffirait de taxer lourdement les surfaces au-delà des 100 ou 120 m² par habitation, que le logement soit loué ou possédé, avec d'éventuels aménagements pour les familles nombreuses.

Trop simple ?
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 07:00
En attendant la version 2010 qui devrait bientôt paraître, voici un petit résumé de l'évolution du classement des 10 premières sociétés privées mondiales sur la décennie passée.

Top-10-Companies-1999-2009.pngMême si on peut s'amuser à chipoter sur la méthodologie utilisée par le FT, on constate la mondialisation de ce classement, au détriment des anciennes puissances industrielles occidentales.

Bien malin qui pourra dire à quoi ressemblera le classement 2020, mais pour celui de 2010 se pose déjà une question qui mériterait pari : y aura-t-il encore au moins une compagnie européenne parmi les 10 premières ?
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:59
Etonnant Jim Hansen ! En plein machin de Copenhague, le voilà qui nous publie un article très sérieux en compagnie de quelques scientifiques chinois sur la disparition des glaciers tibétains :
Nous avons découvert que les aérosols de suie noire qui se sont déposés sur les glaciers tibétains sont un facteur contributeur significatif à la retraite rapide des glaciers. Réduire les émissions de suie noire, en addition à celle des gaz à effet de serre, peut être nécessaire pour éviter la disparition des glaciers himalayens et conserver les avantages des glaciers en tant que source saisonnière d'eau douce.
Quand la neige est sale de suie, elle absorbe plus les rayons du soleil et a donc tendance à plus facilement fondre. C'est banal, mais on avait tendance à l'oublier, avec tous ces agités du climat qui cherchent à nous faire croire que le CO2 était aussi dangereux que les exhalaisons incontrôlées de l'usine de Bhopal.

On va peut-être enfin se rappeler qu'un moteur Diesel moderne, outre ses quelques centaines de grammes de carbone à l'état gazeux par kilomètre, rejette aussi dans l'atmosphère des quantités ahurissantes de petites particules fines, très fines... un peu comme l'amiante... et qui sont capturées et séquestrées par les alvéoles pulmonaires des citadins, à défaut de glacier dans les parages.

Peut-être pleurerons-nous de nostalgie et de honte face à nos petits-enfants plongés dans un cauchemar climatique, mais ce sera sans nul doute en crachant nos poumons au passage.
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 07:00
Où sont les vraies journalistes ?

Pas à Copenhague bien sûr, mais à Oslo, comme Corine Lesnes, la grande reporter du Monde. Elle y a suivi la remise du Prix Nobel de la Paix à Obama. Son discours est loin d'être anodin et a une portée géopolitique bien plus lourde que les animations potaches qui égaient l'austère capitale danoise :
Au coeur de l’Europe attachée au désarmement, il a défendu la guerre tout en recevant le Prix Nobel de la Paix.
Toujours à propos de guerre, Mafeco a pondu la première partie d'un très bon article qui revisite la stratégie militaire française de l'entre-deux-guerres avec la théorie des jeux : cela donne une analyse simple et brillante de ce qui a amené la France à se mettre dans les conditions d'une telle défaite, et pourquoi construire la ligne Maginot n'était pas si stupide que ça.

Si vis pacem, para bellum : la première formulation du catastrophisme éclairé !
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 07:00
L'Institut National de Veille Sanitaire (InVS) vient de publier quelques informations intéressantes sur une alerte sanitaire majeure désormais oubliée des médias : la Maladie de Creutzfeld-Jacob (MCJ), qui était la conséquence redoutable d'une trop forte consommation de vache folle.

La progression de la maladie en France n'est pas sans rappeler une courbe chérie des piquistes : après une progression géométrique parfaite jusqu'en 2001, la courbe se "casse", redescend un peu puis repart vers ce qui semble être le pic MCJ, atteint lui aussi en 2008.

C'est en novembre 2000 que l'utilisation des farines animales a été prohibée dans l'alimentation du bétail : étrange coïncidence avec la date de cassure de la courbe, qui pourrait être une explication - la période d'incubation étant d'au moins six mois - mais un tel rapprochement est insuffisant pour valoir démonstration.

Notons que l'InVS souligne que les méthodes d'investigation ne permettent pas une très grande précision des données et qu'il ne faut donc s'intéresser qu'aux tendances : comme tous les pics, on ne saura donc jamais quand exactement il a été franchi - et plus le temps passe, moins cela est intéressant. Et il est encore trop tôt pour confirmer une franche tendance baissière des décès suspects.

Les morts directement imputables à la variante de la MCJ (vMCJ) provoquée par l'ingestion de viande de vache folle sont au nombre de 25 depuis que l'alarme publique fut sonnée, en 1996 : 98,5% des cas de MCJ avérée sur les 13 dernières années sont donc dues... à d'autres causes, toujours inconnues pour la plupart. Mais qui s'en soucie désormais ? La MCJ a pourtant probablement plus fait de victimes en France que la grippe A(H1N1) cette année.
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:00
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de l'épidémie mondiale de la grippe A(H1N1). Néanmoins, dans l'hypothèse probable où il y aurait eu plus de fumée que de feu, il y aura quelques enseignements critiques à tirer de l'approche dite du catastrophisme éclairé.

Parfois confondu avec le principe de précaution, le catastrophisme éclairé est en fait une démarche consistant à imaginer systématiquement le pire pour, en rétro-planning, définir les actions nous en préservant. En ce moment, deux sujets de société très présents dans les médias font appel à cette démarche : cette fameuse grippe mutante et le réchauffement climatique.

Mais si A(H1N1) ne mute pas bientôt en une nouvelle forme digne des scénarios hollywoodiens, les autorités sanitaires auront perdu des points en crédibilité car leurs actions paraîtront a posteriori démesurées et proches du gaspillage. C'est comme crier au loup chaque fois qu'on aperçoit un chien : l'entourage apprend très vite à ne plus vous écouter, à moins que le loup ne montre vite son museau.

Impossible de savoir aujourd'hui si le nouveau scénario extrême des +7°C du climat - pourtant +5° c'était déjà catastrophique - est réaliste ou non. Mais si A(H1N1) finit rangé dans la Bibliothèque de l'Histoire près de la comédie shakespearienne Beaucoup de bruit pour rien, il est certain que les citoyens y destineront également les prochains rapports alarmistes du GIEC ou de l'AIE.

Le catastrophisme éclairé n'est donc pas la panacée des décideurs : à se projeter en permanence dans la fin du monde, ils risquent de n'établir leur stratégie d'action que par des mesures préventives exagérées et inadaptées à la réalité du monde. Cette démarche n'est en fait valable que si on arrive assez rapidement à démontrer qu'en l'absence d'action, le pire se serait effectivement produit. Dans le cas contraire, elle renforce le scepticisme naturel des foules face à de nouvelles menaces, au lieu de les y sensibiliser. Et ce d'autant plus que l'imagination humaine sait toujours trouver pire que le pire : pourquoi se contenter d'un scénario à +7°C, puisqu'en invoquant les hydrates de méthane, un peu de variabilité solaire exceptionnelle et de mystérieux tipping points, rien ne nous empêche d'envisager des scénarios, complètement improbables mais néanmoins échafaudables, de +10°C ou même +15°C !

Comment progresser alors sur les enjeux sociétaux à long terme comme le climat, la démographie ou la limitation des armes de destruction massive ? Peut-être en concevant une cible de société compatible avec eux et vers laquelle on aura tous envie d'aller, plutôt que s'inventer des futurs tout aussi repoussants qu'improbables. Car si tout le monde, pays émergents compris, veut aujourd'hui goûter au mode de vie occidental (confort fossile et démocratie), c'est bien parce que tous les autres projets de société qu'on nous offre aujourd'hui comme solution à tous les problèmes, du néo-communisme à la décroissance en passant par l'ascétisme et le développement durable, sont de faiblardes utopies qui ne motivent vraiment que ceux qui les ont inventées. Et on n'a pas inventé les Droits de l'Homme en mettant en place, dans les sociétés antiques, des marchés de quotas d'esclaves...

Au travail, Messieurs les Philosophes ! Imaginez-nous donc une société nouvelle qui nous fera quitter sans regret l'actuel paradigme et ses menaces systémiques lointaines.


Cet article a également été publié (dernier paragraphe excepté) par NaturaVox
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 07:00
Le Web a-t-il passé son pic ?

On avait déjà suggéré que bon nombre d'acteurs du Web 2.0 nous paraissaient bien trop fragiles pour être pérennes, même si pour survivre ils n'hésitent pas à se transformer en Big Brothers. Une autre menace couve : la submersion du signal par le bruit.

Si Google a émergé et s'est imposé au début des années 2000, c'est pour deux raisons : sa capacité à scruter rapidement l'ensemble du Web - ce qui n'a rien d'évident en soi, et qu'on ne souligne pas assez - et son fameux algorithme PageRank qui lui permet de calculer automatiquement la pertinence d'une page. Ces deux savoir-faire conjugués lui ont permis de battre à plates coutures les moteurs de recherche d'alors.

Mais le Web n'est plus ce qu'il était : les quelques millions de pages perso du Web 1.0 ont été complétés par des centaines de millions de blogs et maintenant par des milliards de tweets. Or le Web, contrairement aux autres médias, ne dispose pas d'une fonction de décantation : tout ce qui est publié reste disponible et accessible. Certes, on pourrait dire qu'il suffit alors que PageRank intègre la date de création ou de mise à jour de la page - et c'est ce qu'il fait. Le seul problème, c'est que cela revient à donner raison au dernier à prendre la parole sur un sujet donné, même s'il raconte n'importe quoi.

Prenons un exemple, l'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". Tapez cette phrase dans Google et regardez les sites qui en sort. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les 5 premiers liens qui en résultent ne sont pas de source officielle : vient d'abord wikisource.org, puis oboulo.com, wikipédia, parisbanlieue.blog.lemonde.fr, comlive.net et, enfin, le site de l'Assemblée Nationale. Puis encore des blogs. Heureusement que sur ces mots-clés, il n'y a pas (encore) de liens sponsorisés...

Ce qui arrive au Web s'illustre assez facilement : imaginez une bibliothèque municipale qui, non seulement ne ferait pas le ménage régulier dans les magazines qu'elle met à disposition du public, mais en plus permettrait à chacun de mettre en rayon son journal intime, ses cours d'école, son courrier, la transcription de ses conversations avec ses amis... Même avec une armée de bibliothécaires, on finit par perdre pied. La puissance informatique de Google permet d'aller très loin, mais il y a quand même une limite, et on se demande si on ne commence pas à s'en approcher.

Il n'est donc pas impossible que, d'ici quelques années, le nombre de pages Web sans intérêt soit devenu si grand que Google ne soit plus d'un grand secours pour faire des recherches, sérieuses ou pas. Jusqu'à ce qu'un nouveau moteur de recherche, capable de distinguer le signal du bruit et non simplement le bruit le plus fort, émerge et fasse trembler le piédestal de Google.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:00
Le média Internet ContreInfo se plaît à souligner qu'il présente les "infos absentes des prompteurs de JT" mais ne fait finalement pas tellement mieux que les médias traditionnels : on en voit l'illustration dans un de leurs derniers articles, où il se contente de traduire un communiqué de presse du NSIDC et à poser une cerise attractive en chapeau de la traduction, sans un poil d'analyse objective et dépassionnée :
La fonte de la banquise arctique en 2009 n’a pas égalé le niveau record de 2007. Pour autant, la reconstitution des glaces à l’orée de la saison froide est aujourd’hui moins rapide que lors de cette année remarquable. Etat des lieux en trois graphiques, qui semblent confirmer que nous sortons définitivement de l’Holocène, ces 12 000 ans où l’humanité s’est accomplie.
On avait déjà signalé cette lente reconstitution il y a dix jours, sans pour autant s'envoler (sombrer ?) avec autant de lyrisme eschatologique.

Si on veut vraiment prendre un peu de recul, on peut jeter un oeil sur ce graphe construit à partir des données de The Cryosphere Today :
Tout ce qu'on peut dire aujourd'hui, en utilisant le jargon de la théorie du chaos, c'est qu'il semble que l'anomalie arctique a changé d'attracteur. Depuis la fin des années 1990, celle-ci semblait osciller autour d'une droite lentement décroissante et qui, prolongée, donnait une anomalie égale à la taille de la banquise estivale - autrement dit, une fonte totale - à partir de 2025.

Mais 2007 paraît avoir déclenché un changement de comportement : depuis, l'anomalie semble osciller entre -2 et -0,5 Mm², de façon stable.

En pratique, il va falloir attendre plusieurs années avant de confirmer l'existence de ce nouvel attracteur. Si c'est le cas, nous pourrions attendre longtemps encore la disparition totale et tant redoutée de la banquise autour du pôle Nord.
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