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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 21:22
Par ce monument cinématographique, les scénaristes omniscients d'Hollywood nous offrent une nouvelle prophétie du PO/RC.

undefinedQuelques esprits étroits n'y ont vu qu'un remake inutile d'un film-catastrophe des années 1970, alors qu'il s'agit bien du second avertissement de l'arrivée du Peak Oil (PO). Le premier Poseidon date de 1973, lorsqu'on a cru que la conjonction du PO et du premier choc pétrolier (en anglais Oil Shock ou OS) ferait s'effondrer la civilisation : on nomma alors le bateau (et le film) PO/OS... eidon.

Le remake traite du PO/RC (Réchauffement Climatique), mais pour des raisons évidentes le nom initial a été conservé. Il commence comme le film de 1973 : une vague géante et solitaire (avec la parfaite forme du pic de Hubbert) frappe un paquebot de loisirs, symbole à peine exagéré de notre société de consommation : les Blancs dînent en tenue de gala pendant que le reste du monde est dans les soutes à préparer le repas et blanchir le linge.

Le pic arrive, et paf ! La société se retourne plutôt qu'elle ne s'effondre : le Sud devient le Nord et réciproquement, et les Blancs meurent dans d'atroces souffrances. Malheureusement, l'eau monte tandis que des incendies multiples échauffent l'atmosphère, et les malheureux serviteurs mourront cuits, noyés ou écrasés malgré leur ultime accès aux niveaux supérieurs.

Seule, une petite escouade de Blancs parviendra à survivre et gagner la calotte glaciaire arctique, seul refuge possible pour l'humanité (pour des raisons de réalisme, elle est symbolisée par un canot de sauvetage circulaire). Les deux non-Blancs qui les ont aidé à survivre et ont tenté d'échapper à leur condition sont morts entretemps : seul le dieu des Blancs résiste au PO/RC.

Cette interprétation permet de comprendre pourquoi, tout au long de l'heure et demie durant laquelle les héros tentent de sortir du bateau, ils n'envisagent jamais la solution qui paraît si évidente (s'échapper par un hublot) : les vitres du paquebot sont une évocation des gaz a effet de serre transparents qui confinent la chaleur sur notre planète.

Maintenant, vous pouvez juste aussi y voir un simple navet...
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 20:21
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La grève des scénaristes bat son plein à Hollywood. En vidéo, elle assèche les séries TV, lentement mais sûrement. Au cinéma par contre, la tactique est différente : il s'agirait plutôt d'une grève du zèle, et les monteurs seraient solidaires du mouvement.

Le dernier Christmas popcorn movie en est le premier exemple : l'adaptation du conte pour enfants A la Croisée des Mondes par le studio néo-zélandais New Line Cinema, capable du meilleur (Le Seigneur des Anneaux) comme du pire (King Kong) réussit à transformer le synopsis en béton fourni par le livre en une espèce de zapping déstructuré.

Lle tome I de cette trilogie est à peu près respecté dans sa première partie, malgré les contraintes imposées par les nécessités de l'exposition. C'est à partir du milieu du film que les Monteurs Fous ont décidé de jouer au bonneteau : l'héroïne, censée se faire enlever par les Samoyèdes pour être livrée à la Station Expérimentale arctique, y ira de son plein gré par la grâce d'un plan de coupe fourni par un scénariste sans scrupule ("Salut, je me balade toute seule dans le Grand Nord,  j'ai vu de la lumière, je peux entrer ?"). Entretemps aura eu lieu le combat des ours des glaces, qui a toute sa place dans le livre APRES la bataille de la Station Expérimentale et non AVANT.

Enfin, la fin vient beaucoup plus vite que prévue : au lieu d'une dernière scène poignante avec Asriel, manipulant ses machines à Poussière sous un ciel étoilé, où on peut voir une ville d'un autre monde à travers une brèche, on a droit à un sirupeux dialogue à la Rambo ("Nous devons faire ce qui doit être fait", etc), pendant lequel le spectateur attend fébrilement le générique de fin. La scène amputée sera sans doute réinjectée comme exposition d'A la Croisée des Mondes II...

Bref, que vous ayez lu le livre ou pas, inutile de vous précipiter en salle obscure pour découvrir cette adaptation et priez pour qu'un jour sorte en DVD la Director's Cut qui remettra ce coûteux jeu de taquin dans le bon ordre. Si vous ne pouvez pas attendre, lisez le livre... ou, si vous êtes paresseux et/ou désargenté, procurez-vous l'album Panini qui présente correctement l'intrigue - avec des images des scènes manquantes si vous réussissez à vous procurer les vignettes autocollantes correspondantes - et dévoile ainsi le remontage inepte auquel on a soumis les rushes numériques.



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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 22:00
aerobar.PNG13 décembre : une lettre est déposée à la Maison-Blanche. Le plus fantastique chantage de tous les temps commence.
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Telle est le début de la description que donne son éditeur du roman de Lapierre et Collins, le Cinquième Cavalier, paru en 1980.

L'action s'y passe probablement en 1981 : le colonel Kadhafi réussit à déposer une bombe atomique en plein coeur de New York, grâce à des terroristes à sa solde. A l'époque de sa parution, ce livre-catastrophe avait fait sensation par son savant mélange de fiction et de réalité, faisant de lui une référence dans le genre des techno-thrillers.

Ce soir, en allumant Internet, je tombe quasiment sur la même nouvelle, à un jour près :

12 décembre : un accord de coopération nucléaire est signé à l'Elysée. Le plus fantastique chantage de tous les temps commence...

Kadhafi est toujours colonel, vingt-cinq ans après. Espérons que la suite sera différente.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 18:44
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