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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 07:00

voutch---I-particularly-like-the-idea.jpg

Voutch, Le monde merveilleux de l'entreprise.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:00

Un petit dessin qui nous a fait sourire dans un des derniers numéros du New Yorker :

 

sipress---no-thx-libertarian.jpg

La légendre initiale - no, thanks, I am a libertarian - devait précisément se traduire par "je suis un libertarien" ou bien encore "je suis un anarcho-capitaliste", mais on ne va pas chipoter.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 07:00

Goussainville-le-Vieux.jpg

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51qggvpFcZL._SS500_.jpgCette photo ne vous rappelle-t-elle pas la couverture du bouquin Homo disparitus, dont nous vous conseillons par ailleurs la lecture ?

 

Elle représente effectivement un lieu d'où l'homme a disparu : le village de Goussainville-le-Vieux, l'un des rares villages fantôme de France. Son malheur ? Etre situé directement dans le prolongement des pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle.

 

Le Monde y a effectué un petit photo-reportage ces derniers jours, profitant du fait qu'on pouvait provisoirement y circuler sans s'y faire casser les oreilles par les avions qui le survolent au décollage.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 07:00
http://webd.fr/wp-content/uploads/2010/02/un-trader-ne-meurt-jamais-184x300.jpgDéjà nostalgique des derniers jours des années folles de la finance ?

On vous conseille de lire Un trader ne meurt jamais, roman en partie autobiographique d'un trader qui a réussi à se reconvertir, en l'occurrence dans les services d'information économique.

Rédigé sous la forme d'un journal de bord, cet ouvrage raconte la vie quotidienne d'un trader sur le retour qui décide de miser sur la baisse du pétrole en mars 2008... Sans trahir la fin, on peut vous signaler que le héros ne met jamais les pieds à l'Hippopotamus.

Une critique assez proche de notre point de vue étant postée ici, on ne va pas faire du rewriting. L'intrigue est un peu tarabiscotée, mais cela se lit facilement, à peine moins vite que cela n'a été écrit, sans doute au 2ème trimestre 2008, quand l'auteur a justement décidé de jouer l'éclatement de la bulle pétrolière et s'est donc trouvé assez rapidement à ne plus rien avoir à faire, une fois ses paris faits.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:00
A l'heure où on ne sait plus faire de films de SF sans images de synthèse, lunettes 3D et budgets somptuaires, nous avons découvert une petite pépite de cinéma déjà vieille d'un demi-siècle, mais qui ne le fait pas : la Jetée (1962), de Chris Marker.

jetee-2.35.jpg
Chris Marker, comme son nom ne l'indique pas, est français. La jetée dont il est question, c'est celle de l'aéroport d'Orly, fermée aujourd'hui, d'où les Parisiens des Trente Glorieuses allaient admirer les avions le dimanche.

L'ouvrage se veut clairement expérimental : une demi-heure seulement, et tout en images fixes : c'est en fait un diaporama commenté. Les images sont volontairement quelconques : ce sont des instantanés noir et blanc souvent mal cadrés, parfois légèrement flous.

Mais ces limitations techniques, qui ont dû rendre le film encore moins cher à produire que les films subjectifs du XXIème siècle type Blair-Witch Project ou Paranormal Activity, apportent du sens au scénario : cette succession d'images forment un mélange d'impressions, de souvenirs et de reportages donne du relief à une histoire beaucoup plus difficile à développer avec les moyens hollywoodiens : sous la surface d'une Terre ravagée par la Troisième Guerre Mondiale, un prisonnier est l'objet d'expériences scientifiques visant à le faire voyager dans le temps. Il finit par réussir à partir dans le passé d'avant, et y rencontre une femme... Vous aurez peut-être reconnu là le synposis de l'Armée des Douze Singes (Gilliam, 1995), qui en est effectivement son remake à grand budget.

Cette copie a d'autres vertus que l'original, notamment sur le plan distractif. Mais la qualité artistique de la Jetée rend ce court-métrage intemporel : le futur post-apocalyptique qu'il décrit - en faisant partie pourtant des premiers de ce genre - nous paraît encore dans le futur, cinquante ans après, tandis que le passé nostalgique des avions sur la jetée fait également partie de notre histoire lointaine.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 07:00
1-000-000--YouTube-like-.PNGLe total des téléchargements de nos diverses vidéos vient de franchir le cap du million.

On est loin des résultats vertigineux de Cameron, mais quand même... Quel est donc ce léger bourdonnement dans le lointain ?

Mais oui, pas de doute, ce sont bien les Trompettes de la Renommée !
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:00
avatar-now.jpgLa chimère cachée dont il est ici question, c'est tout simplement le blockbuster du moment, Avatar.

De même que les images y paraissent en trois dimensions, trois composantes cinématographiques fondamentales alimentent à la fois le texte et l'image de cette super-production hollywoodienne.

La première est bien évidemment le western, et particulièrement Little Big Man pour sa trame méchants Blancs contre bons Indiens, reprise notamment par Danse avec les loups et Pocahontas.

La seconde composante provient des films de Miyazaki : on y retrouve cet esthétisme d'une nature luxuriante mais parfois hostile (Princesse Mononoke), ainsi que le thème typique de l'homme qui lutte contre son environnement (Nausicaa et la Vallée du Vent). De nombreux décors semblent avoir été piqués au Château dans le ciel.

La dernière composante est évidemment l'univers du space opera, avec l'archétype Retour du Jedi où les longilignes Na'avi glabres et sexy sont remplacés par les minuscules Ewoks poilus et ridicules.

En plus - en peluche pourrait-on dire puisqu'on évoquait les Ewoks - on trouvera par-ci par-là quelques autres références à d'autres classiques, par exemple Apocalypse Now ("Walkyrie 25, à l'attaque !") ou bien même Matrix pour le dédoublement des personnages dans deux univers.

Bref, loin d'annoncer un nouveau genre de film, Avatar n'est qu'une nouvelle synthèse du meilleur d'Hollywood. Au moins, on n'y retrouve pas le pire : c'est ce qui rend le film regardable, avec ou sans lunettes.

Regardable, mais pas écoutable : car autant les oeuvres citées ci-dessus ont également laissé leurs traces musicales dans l'histoire du cinéma, autant la bande-son d'Avatar est proprement indigente et se résume à de bons bruitages soutenus par de la musique d'ambiance.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 07:00
Au hasard d'une recherche sur Amazon, nous sommes tombés sur les commentaires particulièrement bien troussés d'un internaute qui semble vraiment s'appeler Erwan Seznec - lequel est journaliste économique - et que nous vous recommandons chaudement : quatre pages de critiques stylées et acerbes, et quelques bons bouquins à découvrir au passage. Vous n'êtes pas obligés de les acheter en ligne, il existe encore aujourd'hui des endroits appelés bibliothèques municipales où on trouve finalement pas mal de choses.

Nous ne résistons pas au plaisir de vous citer trois critiques jouant dans trois divisions distinctes.

A lire : Sylvie Brunel - Frontières

Ancienne professionnelle de l'humanitaire (elle a travaillé pour Médecins sans Frontières et dirigé Action contre la faim), Sylvie Brunel a entrepris dans ce roman de mettre sur la place publique les débats et les polémiques qui agitent depuis des années le petit monde des ONG : à quoi servons-nous vraiment; est-ce que le besoin de trouver du fric pour perpétuer l'association n'a pas pris le pas sur le sens de la mission; peut-on rester neutre dans un pays en guerre; est-il honnête de tromper le grand public en se présentant comme des petits saints, alors qu'on abrite des palanquées de caractériels portés sur la boisson et les filles, etc.
Le résultat est un livre dense et passionnant. Les ONG qu'ils ciblent lui ont reproché à juste titre de noircir le trait. C'était inévitable, dans la mesure où l'auteur condense dans une contrée imaginaire (le Sawana) des dilemnes qui se sont posés un par un dans différents pays d'Afrique, allant du Biafra à l'Ethiopie.
La lecture de Frontières risque indubitablement de décourager des donateurs. C'est tout de même un livre à recommander, du moins si on pense qu'une vérité désagréable est préférable à long terme à un mensonge utile. Le sentimentalisme qui nimbe la communication des ONG à vocation humanitaire est en décalage avec la réalité de leurs missions depuis longtemps. Et si le grand public n'était pas si bête ? Et s'il était capable d'entendre un discours plus réaliste ? Sylvie Brunel s'adresse au cerveau, pas au bulbe rachidien qui commande les émotions les plus primaires (photo d'enfant affamé = chèque). Ca fait du bien, de temps en temps.

Nul : Christian Salmon - Storytelling
Le storytelling, ou les techniques modernes de formatage de l'opinion. Le thème était alléchant, la couverture est excellente, mais le livre ne l'est pas. Les pistes de réflexion passionnantes qu'il contient ont été tracées par des auteurs américains. L'auteur a la correction de les citer, mais pas le courage de les imiter. On attendait un décryptage du storytelling à la française. Il est promis, annoncé, et il ne vient jamais, si ce n'est tout à la fin, en abrégé.
Résultat, on lit un travail de troisième main. Storytelling repose sur des citations de citations, c'est à dire des extraits de journaux US reproduisant les propos d'experts US ayant lu des travaux de chercheurs US. L'auteur s'efforce de le faire oublier en adoptant un style sophistiqué, mais la ficelle est grosse.

Nul à lire : Alain Minc - Le syndrome finlandais
Attention, collector ! Polypenseur spécialiste en tout, Alain Minc commet en 1986 (retenez la date, elle est cruciale) un livre-prophétie : l'Europe occidentale, vieille dame un peu chochotte, va doucement se "finlandiser" face à l'ogre soviétique. A l'image présumée de la Finlande, elle va sombrer dans une décadence molle et confortable dans le seul but d'apaiser son inquiétant voisin. On connait la suite : trente mois plus tard, boum, patatra, le mur de Berlin s'effondre, entrainant l'URSS dans sa chute. Syndrome finlandais, tu parles !
Il est des pays où un tel manque de discernement aurait carbonisé la réputation de l'imprudent, que personne d'ailleurs n'avait forcé à s'improviser spécialiste de politique internationale. Il est des auteurs que le simple sens du ridicule aurait rendu modeste. Et il est la scène intellectuelle parisienne, avec aux meilleures places depuis maintenant deux décennies, Alain Minc et quelques autres.

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 07:00
JUMPING THE SHARK (argot US): On emploie cette expression ("sauter par-dessus le requin") pour parler du moment où une série TV baisse notablement en qualité. Elle vient de la série TV américaine 'Happy Days'. Dans un épisode, Fonzie fait du ski nautique dans un bassin d'eau à l'intérieur duquel un requin nage. Il saute par-dessus l'animal sous les cris du public. Ce fut la scène comique de trop...
Tel est le dernier statut Facebook d'un de nos lecteurs réguliers ; avouons que voilà une note rafraîchissante qui nous change des "Machin s'éclate au soleil du Sénégal" et "Machine te souhaite un super-top anniversaire".

Cette minute nécessaire de Monsieur Cinématographe nous a donné l'idée d'explorer un peu plus le jargon des plateaux et des cinéphiles, puis d'essayer d'en trouver application sur les sujets qui passent. Seuls les initiés connaîtront ainsi le fond de notre pensée. Peut-être retrouverons-nous par cela la subtilité cassante que d'autres lecteurs aiment trouver ici.

Avouez que cela aura son petit effet lorsque, en plein milieu du Bal de l'Ambassadeur, déçu par votre dernière bouchée, vous déclarerez "décidément, les rochers ont sauté par-dessus le requin". Si vous êtes au sein d'une assemblée de technocrates friands de franglais, vous pourrez tenter la variante "sur le plan des rochers, la shark-jumping phase a commencé" ; si vous êtes plutôt avec des artistes, pensez plutôt à la "saute-requin attitude".

McGuffin-Arumbaya.JPGDurant les dernières vacances, nous avons eu l'occasion - merci Wikipédia - de découvrir deux autres termes du monde du spectacle qui méritent un usage plus large dans le commentaire du spectacle du monde.

Le premier, c'est le MacGuffin. Objet, animal ou même individu, mystérieux dans tous les cas, le MacGuffin fournit un prétexte au développement du scénario : c'est la statuette du Faucon Maltais et de l'Oreille Cassée, les documents secrets de la Mort aux Trousses, les microfilms de l'Affaire Tournesol ou même le Lapin Blanc d'Alice au Pays des Merveilles. Il est parfois complètement idéalisé et constitue ainsi l'impulsion initiale du road movie. A la fin de l'histoire, il est à peu près aussi mystérieux qu'au début et ceux qui cherchaient à le rattraper ont généralement trouvé leur bonheur ailleurs.

L'agenda des hommes politiques est bourré de MacGuffin : la taxe carbone, le changement climatique, le développement durable... Le dirigeant d'entreprise préfèrera la diversification, le lean management, l'innovation ou le développement des services. Son coach en dirigeant d'entreprise appellera  drive ce qui pousse son client à toujours aller de l'avant dans le monde impitoyable des affaires, mais c'est pourtant bien MacGuffin son vrai nom.

Et si vous avez l'impression que nous vivons un monde proche de celui de Matrix, sachez que celui-ci a son adjectif : cyberpunk. Le monde cyberpunk est un futur proche "bloqué" sans possibilité d'évolution heureuse - no future, d'où le "punk" - par la (cyber-)technologie, l'hyper-capitalisme et la mondialisation.

La prochaine fois qu'au moment du dîner, un opérateur de centre d'appel avec un accent étranger prononcé tentera de vous vendre des assurances ou de nouvelles fenêtres, traitez-le de précurseur du cyberpunk, avec un peu de chance il vous inscrira définitivement sur la liste rouge.
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 11:56
Signalé par l'auteur du blog Deux Secondes, un sympathique petit film, hélas en anglais non sous-titré (pour l'instant), sur le fonctionnement du système cap & trade... and what's behind



A voir aussi : l'histoire des choses
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