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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 11:11

Les médias économiques aiment bien se positionner en contrarians, jouant contre le consensus pour espérer des gains substantiels.

Quand cette démarche s'étend au tourisme, le risque principal est surtout de plonger dans le ridicule, comme le montre cet article récent de Valeurs Actuelles déniché par Raminagrobis et étonnamment maintenu en ligne :

Osez-la-Libye--.jpg

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 16:00

brunel pitte -le ciel ne va pas nous tomber sur la teteFace aux peurs millénaristes de la surpopulation, de la déplétion des ressources fossiles et du changement climatique, voici enfin un ouvrage écrit par des scientiifiques - des vrais : mal payés et inconnus des médias - qui explique par A+B pourquoi le ciel ne va pas nous tomber sur la tête ou bien, pour reprendre une image plus actuelle, pourquoi la planète ne va pas s'effondrer sous nos pieds.

Pas de thèses négationnistes ici, simplement une mise en perspective par des gens dont c'est le métier - des géographes - de la façon dont la société humaine intègre les évolutions plus ou moins lentes de l'environnement.

On n'en est qu'au tout début, mais cela commence fort ! Dès l'introduction, un des auteurs cite Umberto Eco et son Nouveau Moyen Age (repris dans la Guerre du Faux), décrit l'inexorable enchaînement des faits qui sépare "un jour, aux Etats-Unis, la coïncidence d'un embouteillage routier et d'une paralysie des chemins de fer" de "la décadence rapide [qui] réduira les villes à une série de ruines plus ou moins habitables". Et la dynamique perverse n'a pas de marche arrière, comme le scandent les piquistes inintelligibles.

Pour vous changer des discours catastrophistes que l'ouvrage démonte habilement tout en offrant au passage une histoire simple et à la portée de tous du concept de développement durable, nous ne saurons donc que vous recommander chaudement - c'est de saison - la lecture de ce pavé de 350 pages qui remet certaines pendules à l'heure sur la montée des océans, l'eau, la biodiversité, la surpopulation et même la croissance !

Pour commencer 2011 avec des pensées positives : Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, collectif dirigé par Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte, ISBN 978-2709635615

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 07:00

http://idiotflashback.files.wordpress.com/2010/03/alien23.jpg

http://www.paris-confidential.com/wp-content/uploads/2010/01/na-vi-avatar.jpgIl est amusant de voir comment certaines oeuvres en inspirent d'autres à quelques années d'écart, sans qu'on puisse s'en apercevoir immédiatement.

Lors de sa sortie, on avait assez rapidement identifié les similitudes qu'il y avait entre Avatar et d'autres blockbusters hollywoodiens comme Danse avec les Loups, Matrix ou Apocalypse Now.

L'encyclopédie en ligne du savoir populaire vous donnera encore plus de références mais, bizarrement, fait l'impasse sur un film quasi oublié (Aliens, le Retour), du même James Cameron, que nous avons revu hier soir au hasard d'un passage à la médiathèque.

Réalisé en 1986, c'est-à-dire seulement quelques années avant la première écriture du scénario d'Avatar (1994 selon Cameron lui-même), Aliens est un sorte d'Avatar inversé : les humains y sont certes toujours dépeints comme de grands impérialistes colonisateurs de planètes, mais celles-ci sont invivables en l'état, "arides comme le roc" et dévastées par des vents infernaux : bref; l'opposé de Pandora-la-verte.

http://www.cyberpunkreview.com/images/alien03.jpg

Dans Aliens, les extra-terrestres sont bestiaux, méchants et doivent être annihilés sans pitié. L'exposition d'Aliens présente également de nombreux points communs avec celle d'Avatar : des Marines archétypaux dans leurs démonstrations de virilité et de niveau éducatif, des exosquelettes, des décors technologico-industriels futuristes - usagés dans Aliens, flambant neufs dans Avatar - des engins de transport terrestres et spatiaux à profusion...

Last but not least, Sigourney Weaver joue  dans les deux films un rôle de consultante auprès d'une autorité militaire.

Il est donc diaphane que le travail mené par Cameron sur Aliens lui a donné de bonnes bases pour construire son chef-d'oeuvre tridimensionnel. Mais de quoi s'était alors inspiré le réalisateur américain pour Aliens ? Il n'avait alors que Piranha 2 et Terminator à son tableau d'activité...

C'est encore une fois wikipedia qui nous donne un indice clé : Cameron a lu et fait lire à ses acteurs un roman de SF peu connu (Etoiles, garde à vous !) qui fut par ailleurs adapté à l'écran sous le nom de Starship Troopers.

On ne saurait sous-estimer la capacité de la SF états-unienne à pratiquer le recyclage.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 07:00

 

On a découvert ce sympathique petit site qui permet de créer facilement ces nuages de mots qu'on voit souvent sur le Web.

Voici le résultat obtenu avec les commentaires d'un de nos derniers articles  :

Minitax-comments-tags.png

Si on prend un autre blog comme cas d'application, on va obtenir ceci :

E2100--tags.png

 

Et sur quelque chose de particulièrement illisible, on peut ainsi avoir une vague idée de quoi cela parle :

kercoz tags

Un autre exemple ? Par exemple, vous n'avez pas envie de vous farcir le deuxième rapport de la Commission Attali ? Après un petit filtrage sur Word pour enlever certains mots fréquents (comme, entre, plus...), en voici la quintessence de l'arôme total :

rapport-Attali-2.png

Allez, un dernier pour finir : essayez de deviner de quoi il s'agit avant d'aller vérifier la source.

droits-homme-tags.png

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:08

baroux---compagnies-aeriennes-alt.jpgL'image de couverture ne pouvait que nous attirer...

 

Hélas, le livre se consacre essentiellement à la critique du fonctionnement opérationnel du transport aérien, et surtout d'Air France : pratique intensif du code sharing, qualité des plateaux repas, mécanismes des créneaux de décollage d'Orly, etc.

 

Bref, l'auteur se focalise sur la situation actuelle, déjà pas très rassurante : l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) annonce déjà le retour des difficultés financières en 2011, après une année 2010 "record".

 

Apparemment, le plafond de rentabilité structurelle du transport aérien se situe aujourd'hui aux alentours de 90 dollars le baril. Dommage de cet ouvrage n'y ait pas dédié ne serait-ce que quelques lignes...

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 13:54

On a bien aimé la couverture du New Yorker du 11 octobre dernier, consacré à "l'argent".

New-Yorker-cover-2010.10.11.jpg

 

On peut l'interpréter de 2 façons : l'insouciance financière des enfants, pour qui l'argent n'est qu'un jeu... mais aussi la façon évidente dont les prochaines générations vont régler la question de la dette nationale : les billets à la plancha

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 07:00

One-T.jpgQui n'a pas entendu, il y a quelques années, cette remarquable scie musicale qu'est The Magic Key, du groupe virtuel One-T ?

Un petit tour sur wikipédia hier soir nous a fait découvrir combien cette mélodie doit aux samples, ces extraits musicaux piqués allègrement à d'autres morceaux.

Ainsi, allez donc écouter les premières mesures de Ma Hra, une oeuvre jazz-rock datant de... 1971 et signée d'un groupe tchèque assez talentueux, Modrý Efekt (effet bleu).

Qu'un soupçon de notoriété soit donc rendu à ces artistes aujourd'hui retournés dans l'oubli après avoir été recyclés - gratuitement, on imagine - par l'industrie musicale française.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 07:00

wanted-peak-oil.jpgEn matière de piquisme, le journaliste Richard Heinberg est une référence.

Il est vrai qu'en matière de désinformation, c'est un professionnel de haut rang. Ainsi, en page 98 de son ouvrage emblématique Pétrole, la fête est finie :

En 1917, les trains civils ne pouvaient plus fonctionner et les avions volaient péniblement aux carburants de substitution. Le 11 novembre, son armée n'ayant plus que quelques jours de réserve en carburant devant elle, l'Allemagne capitula.

Les trains civils allemands ne roulaient plus non pas parce qu'ils fonctionnaient au pétrole  - les locomotives diesel datent d'après la Première Guerre Mondiale - mais tout simplement parce que le charbon dont ils avaient besoin était réquisitionné par l'armée. Et la capitulation de l'Allemagne est due à une quantité de facteurs militaires, économiques et sociaux dans laquelle vous aurez bien du mal à trouver le pétrole. Cette réécriture de l'Histoire est un beau spécimen de biais de confirmation d'hypothèse.

Autant dire qu'avec une telle réinterprétation du passé, les visions futuristes du membre éminent du Post Carbon Institute - un local sordide situé au-dessus d'une pizzeria de la lointaine banlieue de San Francisco - sont quelque peu discutables.

Maintenant, ami piquiste, si tu veux trouver quelque réconfort dans la justesse de tes choix de vie, alors que tes amis se moquent  ouvertement de ta baignoire remplie de super et de ton kit survivaliste pour le lendemain du Grand Soir, lis et relis ce livre : en plus, tu pourras sans regret le brûler dans ta cheminée quand la bise sera venue.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 21:46

... si on croit ce site qui se prétend capable d'évaluer la valeur d'un site Web, sur la base de quelques données de volumétrie et de trafic.

Millionnaire.png

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 07:00

subprime--google-trends-.pngTandis que l'expression subprime sombre petit à petit dans le glossaire de l'Histoire - comme le montre les statistiques de Google ci-contre - nous avons découvert, sur les conseils avisés de notre bibliothécaire, un (gros) livre étonnant sur ce qu'on pourrait appeler l'envers du décor amércain, bien qu'il s'agisse plutôt d'une vue d'au-dessus : Over, du photographe Alex MacLean.

Cherchant à montrer le caractère non durable du mode de vie américain, l'ouvrage nous montre que la spéculation immobilière est une pratique de longue date dans les Etats désertiques des USA. Ainsi, la photo ci-dessous montre ce qui reste d'un projet de lotissements résidentiels des années 1960 : des routes tracées au milieu de nulle part. Sans doute que dans des milliers d'années, certains anthropologues mal inspirés croiront y voir des figures destinées aux dieux : les célèbres géoglyphes de Nazca ne seraient-ils que les témoins d'une crise immobilière pré-incaïque ?

http://images.telerama.fr/medias/2008/09/media_33473/portfolio-mclean,M12596.jpg

Comme le dit la préface en citant James Kunstler, auteur de The Long Emergency (en français La fin du pétrole : Le vrai défi du XXIe siècle) :

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'économie américaine s'est principalement consacrée à la production d'une seule et unique chose : les banlieues, encore et toujours des banlieues. Au début des années 1990, il écrit : "le secret honteux de l'économie américiane était que son unique but consistait maintenant à créer des banlieues tentaculaires, qu'il s'agissait de meubler, de fournir en accessoires et de financer."

On en est arrivés à de véritables absurdités, comme cet incroyable golf de 71 trous en plein dans les collines rocailleuses des environs de Las Vegas :

http://images.telerama.fr/medias/2008/09/media_33473/portfolio-mclean,M12589.jpg

Mais un petit tour sur Google Earth vous rappellera que cette Suburbiamanie a frappé le monde entier, et rien ne dit que le pétrole cher ne fasse disparaître ces lieux sans âme : quand l'homme a décidé que son chez soi était une grande maison neuve avec jardin, rien ne pourra rationnellement le convaincre du contraire.

Notons quand même que l'auteur de cet intéressant livre d'images oublie curieusement de parler de l'impact de l'aviation sur le paysage américain... et qu'il n'hésite pas, en fin d'ouvrage, à poser avec fierté devant son avion privé flambant neuf.

That's Ecology America.

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