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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 11:54

 

Tokyo---from-the-Skyline-Tree.jpg

 Fukushima est tout droit, à l'horizon, à peu près dans la direction donnée par l'ombre de la tour où nous nous sommes perchés pour prendre la photo.

Quand on est à 1000 pieds au-dessus de Tokyo, on a du mal à distinguer la circulation automobile, qui ferait se pâmer une certaine Anne : pas un seul claquement de diesel, que du bon (gros) moteur à essence qui ronronne doucement...

Et il n'y a pas que des voitures au Japon : le vélo est très répandu. Il se pratique sans casque et en roulant sur les trottoirs, ce qui n'est pas des plus confortables pour les piétons.

Aux abords des gares, comme ici à Atsugi, à une heure de train de Tokyo, les vélos peuvent jouir de superbes parkings comme celui ci-dessous, qui s'étale sur 3 étages.

 

Atsugi---parking-a-velos.jpg

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 17:22

Nous quittons complètement la thématique de ce blog pour soumettre à nos derniers lecteurs une inférence amusante qui nous a traversé l'esprit à l'un de nos derniers réveils.

trio-de-l-etrange---aerobar.jpgPourquoi rêvons-nous ?

Il y a des questions assez fondamentales comme celle-là qui, à première vue, ne sont toujours pas vraiment résolues par les femmes et les hommes de science.

Il y a plusieurs théories, mais aucune ne paraît supérieure aux autres : l'homme de la rue se souvient surtout de celle de Freud car elle présente nos rêves comme de fabuleux films pornographiques cryptés symboliquement par notre conscience. Dans ses ouvrages, notre cher Sigmund donne des illustrations qui semblent édifiantes, mais en pratique beaucoup de nos rêves semblent trop terre-à-terre pour être l'incarnation de nos désirs les plus inassouvis.

Repartons des fondamentaux.

Un premier point intéressant : nous rêvons en fin de nuit ou, plus généralement, en fin de cyle de sommeil : bref, nous rêvons quand nous sommes reposés. Le rêve ne paraît donc pas être un outil de purge intellectuelle, sinon il aurait plutôt tendance à se produire en début de cycle.

Deuxième constat : quand nous rêvons, nous sommes dans un état de conscience intermédiaire où nous sommes capables d'interagir avec notre environnement et de prendre des décisions, mais comme si nous étions engourdis. On a presque parfois le sentiment d'être un simple observateur, même si tôt ou tard le contexte du rêve nous oblige à réagir. Nos réactions sont lentes, souvent très primaires : un vrai zombie.

Cet état s'explique notamment par le fait que notre cortex préfrontal, cette partie du cerveau qui est le sège des fonctions cognitives supérieures, est toujours en sommeil. Il vaut mieux, car sa consommation énergétique est démentielle : si nous mettons 15-20 ans à atteindre notre taille adulte, c'est à cause de ce cortex préfrontal qui détourne jusqu'à 20% de l'énergie totale du corps pour fonctionner.

Mais une fois les faits posés, comment expliquer qu'il y ait quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi cette immersion de notre côté zombie dans des lieux et des situations oniriques allant du grotesque à l'effrayant en passant par le banal du quotidien ?

C'est là où appeler Darwin plutôt que Freud à notre secours peut nous aider : quel avantage évolutif l'Homme - et d'autres mammifères d'ailleurs qui rêvent également - tire-t-il du rêve ?

Notre percée conceptuelle est la suivante : le rêve est un outil de simulation qui sert à améliorer par apprentissage l'efficacité de notre "mode zombie", autrement dit la somme de nos réflexes conditionnés, en le confrontant à des scénarios construits un peu au hasard à partir de nos souvenirs récents et lointains à la fois, de nos désirs, voire d'éléments imaginés pour l'occasion.

L'intérêt évolutif de ce dispositif est évident : plutôt que de vérifier la pertinence de nos condtionnements in real life, avec tous les dangers que cela peut comporter, le rêve permet de tester et d'affiner  la façon dont chacun d'entre nous réagit face à l'imprévu en toute sécurité, bien au chaud sous la couette, baigné dans un monde virtuel toujours renouvelé. Pour l'homme préhistorique, affiner ainsi ses techniques échappatoires face aux grands prédateurs était plus qu'un avantage, c'était une condition de survie.

Pour l'homme moderne, il s'agit moins de survie que d'adaptation au système social : qui n'a jamais fait ce cauchemar où on se retrouve plus ou moins dévêtu(e) au milieu d'ne noble assemblée ? Cette situation extrême permet d'une part de se convaincre qu'il faut toujours se regarder dans une glace avant de franchir la porte le matin, mais aussi de savoir déployer des trésors de furtivité pour éviter l'exposition maximale.

Cela explique également pourquoi nous aimons tant cinéma, télévision et jeux vidéo : ils recréent les conditions même du rêve. Le cerveau éteint aussitôt le cortex préfrontal - sauf si vous êtes un critique de film ou un parent qui découvre, horrifié, la dernière version de GTA qui a été offerte à votre petite dernière - et laisse filer la simulation.

Quand Sigmund rêvait d'une alléchante Walkyrie en petite tenue, il croyait que cela signifait qu'il avait énormément envie de faire crac-crac avec elle : pas besoin de rêve pour cela ! Le but du songe était en fait de tester la capacité de ses réflexes conditionnés à rester civilisé et ne pas lui sauter dessus. S'il l'a fait dans son rêve malgré toute sa bonne éducation autrichienne, il a dû se sentir tout honteux en se réveillant - surtout si les draps s'en sont souvenus, comme dit la chanson -ce qui a renforcé le réflexe conditionné "tiens-toi tranquille Sigmund". Un deuxième rève du même acabit a permis ensuite de vérifier la force de l'apprentissage.

La prochaine fois que vous émergerez d'un rêve, posez-vous la question : en quoi ce rêve a-t-il permis d'améliorer mes rélfexes conditonnés ?

 

Illustration tirée du Trio de l'Etrange (Roger Leloup 1972, Dupuis)

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 11:18

Nous avons reçu hier un mail d'Overblog nous expliquant qu'à moins de prendre un abonnement Premium, notre blog serait désormais contaminé par des publicités.

Nous allons constater l'étendue des dégâts avant de prendre la décision qui s'imposera.

En attendant, nous direz-vous, quoi de neuf ici ? Hé bien, ce blog est en vacances. Entre deux activités extérieures, nous faisons un peu de restauration de pochettes de disques, dans le but futile d'améliorer les visuels de nos lecteurs MP3.

Un petit dessin valant mieux qu'un long discours :

Petula-Clarlk-avant-et-apres.jpg

Vous trouverez quelques exemples récents de ces travaux de retouches ici.

Bonnes vacances à tous !

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:32

Après notre saut de puce du mois dernier en Colombie, nouvel aller-retour en Amérique Latine (Latin America ou LatAm pour les businessmen), au Brésil puis en Argentine.

Au-delà des températures - c'est l'été là-bas - le contraste avec la vieille et riche Europe ou l'Asie des paradoxes est frappant.

Curitiba suburbs

Pour se déplacer au Brésil, il y a 3 solutions : la voiture, le bus ou l'avion. Le réseau ferré est assez développé mais il a été conçu pour le fret : il n'y a qu'une petite dizaine de lignes ferroviaires voyageurs et l'essentiel du trafic passagers est généré par les trains de banlieue.

Du moment qu'on a les moyens financiers, prendre l'avion est assez commun et ce d'autant plus que les grands aéroports ne ferment jamais : on décolle et on atterrit à toute heure, même en pleine nuit, dans une ambiance qui rappelle finalement plus nos gares ferroviaires que nos  aseptisés terminaux aéroportuaires.

Nous n'avons pas la prétention d'avoir vu le Brésil en y restant seulement quelques dizaines d'heures, mais sur le plan automobile le marché urbain est essentiellement formé de petits véhicules pour particuliers : les 4x4 sont rares en ville et les voitures statutaires allemandes sont plus que discrètes - en fait,nous n'en avons pas vu une seule.

Mafalda-et-la-nouvelle-voture.jpgA Buenos Aires, la capitale argentine, il règne une atmosphère étonnante de ville européenne de la deuxième moitié du XXe siècle : on se croirait parfois dans le Madrid de Franco, et le fait de croiser des véhicules "d'époque" - Peugeot 505 et Renault 12 par exemple - renforce cette sensation de retour dans le passé. On ne croise plus de 2 CV comme chez Mafalda, mais on s'est fait gratter par une Renault 6 encore vaillante...

Dans ce pays, inflation et dévaluation font partie du quotidien : l'homme de la rue s'y connaît mieux en macro-économie que de nombreux étudiants européens en école de commerce et a développé une intuition de la volatilité des principales devises influentes (dollar, euro et real brésilien) qui doit rendre jaloux de nombreux traders du Forex. De ce fait, quand on n'a pas assez d'argent pour vite placer ses liquidités dans l'immobilier, on sauve sa mise en achetant une voiture. Regardant au-delà des fonctionnalités de base, on fera attention à prendre un véhicule qui se revendra bien et facilement.

Dans ce pays encore, la voiture de luxe est un éléphant blanc : de même qu'au Brésil, l'ostentation attire les personnes mal intentionnés. De plus, le gouvernement cherche absolument à développer l'industrie locale et ne voit donc dans ce gere de véhicules, forcément importées, que des objets à taxer lourdement, un peu comme le fit la France lors des Trente Glorieuses.

Buenos-Aires.jpg

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:08

On a eu la bonne idée de partir pour quelques jours à la mer, histoire de prendre à contrepied tous ceux qui vont chercher la neige dans les massifs alpins.

Bonne pioche, nous sommes donc allés dans le Manche, ce département qui vient d'avoir l'honneur d'étrenner l'alerte rouge de Météo-France.

Internet est de retour depuis quelques heures, mais nous ne nous plaignons pas car dans les villages avoisinants, ils n'avaient même pas d'électricité.

Gatteville---depuis-Barfleur-alt.jpg

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 21:01

 

Commendatores-2.35.jpg

La Statue
Arrêtez, Dom Juan : vous m'avez hier donné parole de venir manger avec moi.

Dom Juan
Oui. Où faut−il aller ?

La Statue
Donnez−moi la main.

Dom Juan
La voilà.

La Statue
Dom Juan, l'endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l'on renvoie ouvrent un chemin à sa foudre.

Dom Juan
O Ciel ! que sens−je ? un feu invisible me brûle, je n'en puis plus, et tout mon corps devient un brasier ardent. Ah ! (Le tonnerre tombe avec un grand bruit et de grands éclairs sur dom Juan ; la terre s'ouvre et l'abîme ; et il sort de grands feux de l'endroit où il est tombé.)
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 14:48

I-am-here.JPG

 

A peine étions-nous arrivés au pays du monozukuri que nous voilà (presque) balayés par les vents impétueux d'un typhon. A la minute où nous écrivons ces lignes, du haut du 16e étage d'une tour de Yokohama, nous entendons grincer la structure comme à bord d'un trois-mâts, le roulis et le tangage en moins.

DSCN0272Nous tairons pour le moment les raisons de cette escapade orientale - en jargon losange, ces informations sont frappées du sceau du "Confidentiel B". Mais cela ne nous empêchera pas de vous envoyer une ou deux cartes postales quasi en direct de Fukushima en toute sérénité ; l'un des avantages du typhon en cours est qu'il fait souffler le vent du Sud-Ouest, soit la direction diamétralement opposée de la seule centrale dont le fluide modérateur est de l'eau de mer : c'est quand même autre chose que le sodium fondu de Superphénix.

A part cette problématique installation, le Japon a entièrement effacé les traces du tsunami dévastateur et a déjà achevé son redressement productif. L'arrêt, puis le très lent redémarrage de la production électronucléaire, a amené le pays à de nombreuses petites actions d'efficacité énergétique ; des affiches comme celle ci-contre (cliquez sur l'image pour l'agrandir) sont placardées un peu partout pour rappeler la nécessité de consommer le moins possible.

En application immédiate de ce principe, l'usine que nous avons visitée aujourd'hui - une des trois usines au monde de Hitachi fabriquant des baies de stockage pour data centers - présentait une caractéristique assez étrange pour un non-initié : chaque néon au plafond des ateliers - il y en a à peu près tous les 2 m² - présentait un fil de commande pendant jusqu'au niveau du visage. Ainsi, l'usine pouvait à peu de frais allumer juste les éclairages nécessaires pour le bon fonctionnement de la production.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:43

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Mairie_du_7e_arrondissement_de_Paris.jpg/159px-Mairie_du_7e_arrondissement_de_Paris.jpg

Si vous passez aux heures ouvrables devant la mairie du VIIe arrondissement, à Paris, n'hésitez pas à y pénétrer pour découvrir une des plus incroyables interfaces homme-machine qui nous ait été donné de voir.

Franchissez l'entrée majestueuse du 116, avenue de Grenelle et allez vers le fond de la cour d'honneur, à droite, comme si vous désiriez vous rendre au tribunal d'instance ou, plus banalement, à la bibliothèque municipale. A votre arrivée, la porte à double battant qui commande l'accès aux locaux s'ouvrira automatiquement.

Et alors, nous rétorquerez-vous ? Patience. Entrez donc et faites demi-tour au bout de quelques pas, comme si vous vous étiez trompé. Pendant ce temps-là, réfléchissez quelques instants à l'intérêt de cette porte automatique : cet asservissement n'a pu être installé que pour faciliter le passage des personnes âgées ou de ceux qui arrivent les deux bras chargés de livres, de dossiers ou de tout autre objet encombrant.

Vous revoici à nouveau devant cette fameuse porte qui s'était refermée juste après votre passage. cette fois-ci, elle reste étrangement close, comme si un sésame spécial était attendu.

Et c'est effectivement le cas ! un panonceau vous explique la marche à suivre :

pour-ouvrir-la-porte-color-balanced.jpg

 

Vous venez de découvrir la première application au service public de la console Microsoft Kinect

On n'arrête pas le progrès.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 09:00

Comment notre blog est-il connu de la Toile ?

En utilisant les statistiques offertes par overblog et en les magnifiant d'un coup de Wordle, on obtient une vision originale formant réponse à la question.

keywords-blog.png

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 22:11

Les météorologues n'en voient pas la fin : de la même façon qu'en 2003, l'anticyclone s'est bloqué au-dessus de la France et nous offre à la fois chaleur et sécheresse. Les premiers effets s'en font déja sentir : certains ports français connaissent déjà une situation préoccupante qui n'est pas sans nous rappeler celle de la mer d'Aral.

Cette photo, que nous avons rapportée au péril de notre vie ce week-end, vous prouvera la réalité de l'urgence climatique. Nous avons hésité à rentrer en train pour ne plus émettre de CO2, mais comme cela aurait alors favorisé le complexe électro-nucléaire français, nous avons finalement maintenu notre choix initial en matière de moyen de transport. En attendant, la décroissance s'impose.

Barfleur-a-maree-tres-basse.jpg

Comment ? Une simple grande marée ?

Vous êtes sûrs que ce n'est pas plutôt un tsunami à l'envers ?

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