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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:01

Prix-du-baril-en-euro-et-en-dollar---2011.09.png

Malgré la situation extrêment préoccupante de la zone euro et de ses banques - un haut responsable d'une banque célèbre pour ses trous nous confiait cette semaine que la situation était pire que celle de 2008 car tout va beaucoup trop vite et dans tous les sens - le pétrole se montre être particulièrement constant ces temps-ci, quand on l'exprime en euros.

Depuis mars dernier, il oscille en valeur moyenne entre 79 et 83 € : c'est à se demander s'il existe encore des traders.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:56

C'est le rouge au front que nous reprenons la plume, tout honteux de ne plus pouvoir tenir notre rythme d'avant-crise d'un article par jour ouvrable.

Qu'il est loin le temps où nous exercions notre fortuité - en anglais serendipity - sur les nouvelles du jour. Las ! Nous nous contenterons aujourd'hui de vous livrer une simple citation, entendue semble-t-il au Club de Montréal. Cette instance professionnelle n'avait pas pour ambition de rivaliser avec Bilderberg mais simplement de philosopher sur l'entreprise industrielle moderne et ses pratiques, un peu à la façon d'un Detoeuf mais en moins cassant.

Cette citation, la voici ci-dessous : elle reste pour nous la meilleure car la plus simple façon de définir l'innovation.

La recherche, c'est transformer de l'argent en savoirs ; l'innovation, c'est transformer des savoirs en argent.

http://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=EH/EH_058/EH_058_0183/fullEH_id9782747217354_pu2010-01s_sa11_art11_img001.jpg

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 11:27

groupthink-roadsign-3D.jpgLe lancement d'un think tank sur l'innovation - autrement dit, un truc pour avoir des idées sur la façon d'avoir des idées - a porté à notre connaissance l'existence d'une étude régulière du Boston Consulting Group (BCG) et de l'hebdomadaire BusinessWeek sur les entreprises mondiales les plus innovantes.

Qui sont ces fers de lance de l'innovation ? Dans les 5 premiers, on trouve Apple (numéro un), Google, Microsoft, IBM et Toyota. Bon, pourquoi pas, mais sur quels critères ?

C'est là que le bât blesse : le BCG ne s'est pas fatigué à construire une mystérieuse formule dans laquelle on injecterait les dépenses en R&D, le taux d'introduction de produits nouveaux ou encore le nombre de brevets déposés. La cabinet de conseil s'est contenté de fournir une liste d'entreprises à un panel de cadres dirigeants en leur demandant de les classer, puis a fait une moyenne sans doute pondérée des résultats.

Et alors ? N'est-ce pas là une bonne application de la sagesse des foules ?

On peut en douter, comme nous l'avions fait en constatant la myopie des organisations internationales façon Davos, incapable d'une prospective autre que tendancielle. La plupart de ces cadres ont fait les mêmes écoles, vivent dans le même milieu social et, du fait de leurs hautes responsabilités, vivent dans un univers très étroit constitué de leur bureau, de leurs salles de réunions habituelles, de l'habitacle de leur véhicule et de lounges d'aéroports.

Bref, les conditions clés d'apparition du groupthink sont réunies ! Et le classement ainsi obtenu donne surtout l'impression d'utiliser la fréquence avec laquelle le nom de ses sociétés apparaît dans les rapports deu BCG et les articles de BusinessWeek, seules ouvertures étriquées vers le monde extérieur d'un nombre effarant de hauts responsables.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:24

 

On nous a passé la vidéo d'un petit exposé comme seuls les consultants Ricains savent en faire.

Pour ceux qui n'ont pas envie d'écouter 6 minutes d'anglais, voici un petit résumé : on demande à une équipe de 4 personnes de fabriquer la tour la plus haute possible avec 20 spaghetti du commerce (marque indifférente), un mètre de ficelle, un mètre de ruban adhésif... et un marshmallow, en moins de 18 minutes.

Les résultats sont très divers :

Marshmallow-Towers.jpg

L'auteur conclut sur la nécessité d'entourer les grands décideurs, au caractère souvent imbuvable marqué, d'un staff qui, par son travail incessant de facilitation, améliore la performance de l'ensemble. Pour être tout à fait scientifique, l'auteur aurait dû poursuivre l'expérience en ne gardant que le staff : peut-être le résultat aurait-il été encore meilleur...

En tout cas, voilà qui explique bien des choses sur l'état pitoyable du système financier international : ceux qui l'ont conçu et cherchent en ce moment à le rafistoler proviennent essentiellement des deux catégories les plus à droite sur la figure.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 07:00
Les leçons de la grippe A auront-elles été comprises par les décideurs ?

Diriger un pays ne se fait pas par communiqués, conférences de presse et sites Web. Si la Ministre de la Santé avait réquisitionné une demi-heure de temps d'antenne - après tout, on a toujours des chaînes publiques - pour expliquer quels étaient les risques et pourquoi elle avait décidé de sortir le grand jeu, il n'y aurait sans doute pas eu tout ce bruit.

Pourquoi ? Parce qu'en une demi-heure - une durée insupportable pour les professionnels de la com', qui s'ennuient au moins de dix secondes - on a le temps d'exposer clairement et solennellement le principal et le secondaire. Ce faisant, on s'adresse en plus au citoyen comme à un adulte qu'il est supposé être : on ne le prend plus pour un gamin attardé tout juste capable de capter des spots publicitaires.

Circonstances atténuantes
http://www.arrakis.es/~espiru/spirou/krister/pics/charac/zantafio.gifMadame la Ministre n'avait peut-être pas le droit d'avoir autant de présence médiatique face à notre hyper-Président. Et de toute façon, elle ne faisait que faire comme tous les grands décideurs désormais, qui fuient les grands discours face à la foule pour préférer des entretiens préparés d'avance avec des journalistes complices et, d'une façon plus générale, le recours à leur service de com' corporate qui se chargera d'expliquer professionnellement aux différentes populations concernées (actionnaires, clients, employés, syndicats, ONG, etc) ce qu'ils doivent gober savoir.

Pour diagnostiquer la qualité du management d'une entreprise, il y a de ce fait une méthode simple : regardez la taille de son service Com', en effectif et en budget. Plus il est puissant, moins ses dirigeants le sont.
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 07:00
Les réflexions de Rationalité Limitée sur le tipping point dans les salles de classe nous a permis de retrouver le nom de Thomas Schelling, ce théoricien de la ségrégation non voulue dans les quartiers de banlieue américaine :
Si chacun admet, voire souhaite, un voisinage différent de lui mais "pas trop" sinon il quitte le quartier, le résultat final dépendra de la proportion de départ et de ce dernier seuil. Schelling montre, en appliquant la théorie des jeux, qu'à raison de cette tolérance limitée, le quartier peut se retrouver dans deux situations stables possibles : une de ségrégation pure ou une où les deux couleurs restent mélangées.
Nul besoin donc de complot de l'élite pour que les Noirs pauvres se retrouvent tous à habiter dans le Bronx pendant que l'élite WASP se balade à Central Park. Au contraire, dès lors que les conditions initiales de la ségrégation non voulue sont réunies - une proportion adéquate des différentes ethnies et une tolérance limitée - lesdites ethnies se regroupent d'elles-mêmes : seul un pouvoir central peut lutter contre cette tendance.

La théorie reste applicable à un petit groupe d'individus, par exemple l'équipe dirigeante d'une entreprise ou une communauté d'experts : en l'absence d'un chef capable d'imposer le maintien d'une mixité des talents et des opinions, des factions vont se créer d'elles-mêmes et la plus importante numériquement finira par pousser les autres à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. La pensée unique - le groupthink - est donc la conséquence d'un management mou ou complaisant, servant systématiquement la cause d'une des factions (la sienne), refusant de voir en son rôle le maintien de la cohésion de l'ensemble, instable par nature.
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