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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 22:42
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 18:38
Russia Towerenerzine.com s'enflamme pour la dernière manifestation ostentatoire de puissance de l'oligarchie moscovite : une tour de verre de plus de 600 mètres de haut (soit deux fois la tour Eiffel), qui serait achevé en 2012.
L'innovation énergétique du bâtiment réside dans son "cycle énergétique" : un circuit d'eau chaude qui parcourt le bâtiment, permettant de réguler la chaleur à l'échelle de l'édifice en captant les sources de chaleur et en les diffusant pour le chauffage et l'eau chaude.
Un concept effectivement révolutionnaire, puisqu'il s'agit là de la description du principe de fonctionnement du chauffage central. Un esprit enfiévré de journaliste peut effectivement s'imaginer qu'on va chauffer un tel immeuble uniquement avec des sources de chaleur diffuses comme ses occupants, leurs ordinateurs et les photocopieuses.

C'est oublier que des températures de -10°C l'hiver sont monnaie courante à Moscou l'hiver, et qu'une telle construction ne pourra que dissiper massivement ses calories dans l'air glacé, même avec du triple vitrage. La forme en ailettes de la tour (le logo rouge en haut à droite de l'image représente la tour vue à la verticale).

Les sources de chaleur nécessaires à l'exploitation du bâtiment seront donc bien évidemment des chaudières au gaz.
L'architecture du bâtiment, en pyramide, vise à exploiter au mieux l'éclairage et le chauffage naturel en optimisant la surface d'exposition au soleil.
On pourrait plutôt parler d'une architecture en derrick, histoire de rappeler plus simplement d'où vient l'argent qui a financé ce projet, conçu par le cabinet d'architectes Foster & Partners.
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 19:35
undefinedAu début des années 2000, les laboratoires bancaires de la Côte Est des Etats-Unis avaient réussi à stabiliser un nouvel élément, le subprime (en latin subpremium), dans une chambre à bulles immobilières.

Ils réussirent ensuite à l'amalgamer avec d'autres créances chimiques par un procédé de titrisation (securitization) qui fut rapidement déployé à l'échelle de la planète.

Son poids atomique reste sujet à débat, des professeurs émérites l'estiment à environ 160 milliards de dollars.

Malheureusement, on a fini par s'apercevoir que le subpremium, une fois  amalgamé, ne pouvait plus être isolé à nouveau et avait des effets toxiques à moyen terme sur l'organisme financier qui l'avait ingéré.

Et le principe de précaution, alors ?


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 16:49
undefinedAprès le cas de l'énergie, poursuivons notre examen des "décisions" de la Commission Attali, en prenant cette fois-ci celles raccrochées à l'objectif "Engager l'Etat sur un projet de croissance verte" (page 88 et suivantes).

L'objectif lui-même vaut quelques mots de commentaires : c'est à l'Etat d'assurer la charge de ce projet, et non aux entrepreneurs libéraux qui sont d'ordinaire supposés être le ferment d'un tel développement. Il faut croire que c'est moins facile que de multiplier le nombre de taxis.

91. Construire d'ici 2012 dix Ecopolis, villes ou quartiers d'au moins 50 000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication. La relance du secteur du bâtiment est évidemment sous-entendue, avec une certaine latitude dans la définition de ce qu'est le label Ecopolis : apparemment, il suffit de brancher un panneau solaire sur le toit et un téléphone dans la maison.

92. Orienter la fiscalité vers la protection de l'environnement. Là, rien à dire, en fait c'est une simple redite du Grenelle. Mais la recommandation se limite à "aller vers" une taxation du CO2 à l'échelle européenne. Chi va piano va sano ?

93. Imposer l'achat exclusif par l'administration publique de véhicules hybrides et électriques, en attendant le tout-électrique à compter du 1er janvier 2009. Au volant de sa future BlueCar, Bolloré applaudit des deux mains !

94. Imposer des normes de sobriété énergétique pour les équipements informatiques
. Et l'électroménager ? L''équipement électrique et de chauffage ? Voilà deux secteurs dans lesquels les industriels français auraient besoin d'un marché domestique exigeant qui leur permettrait de prendre un avantage concurrentiel par l'innovation. Le choix des équipements informatiques est étonnant : il ne doit plus y avoir une seule usine en France. S'il s'agit de mesures protectionnistes, pourquoi ne pas ressortir le vieux coup du dédouanement à Poitiers ?

95. Imposer pour chaque achat public les meilleures techniques disponibles en matière d'efficacité énergétique. Là, c'est une vraie bonne idée, car cela signifie que la sacro-sainte règle du moins-disant, largement utilisée dans l'attribution des marchés publics de matériels, serait remplacée par une règle du moins-consommant. Mais alors, pourquoi commencer par donner des exemples affligeants comme "puces wifi basse consommation" (le plus gros poste de dépense énergétique, comme chacun sait), "label energy star" (une norme US et non européenne) ou bien encore "processus de mise en marche et d'extinction automatique" ? Et pour rendre la "décision" encore plus ridicule, on la complète par "Le même principe pourrait être applicable à la téléphonie mobile". Ca veut dire quoi ? Que les Présidents de Conseils Généraux doivent s'acheter des Blackberry qui s'éteignent quand on ne les utilise pas ?

Et voilà, c'est tout. Le traitement de cet "objectif" est à l'évidence bâclé.

Allez, puisquon parlait de principe, notre prochain commentaire de ce célèbre rapport concernera l'objectif de "repenser le principe de précaution".
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 08:24
undefinedLe Department of Energy états-unien a annoncé qu'il arrêtait de financer le projet FutureGen, une centrale électrique expérimentale qui avait pour objectif de produire du courant et de l'hydrogène de façon parfaitement propre à partir du charbon.

Il y a certainement de la politique derrière tout cela - on venait de préférer l'Illinois, terres électorales du sénateur Obama, à deux sites texans pour implanter la centrale - mais on peut quand même constater que :
  • 1. l'administration US continue de retirer ses financements de projets énergétiques  internationaux à débouchés lointains et aléatoires : il y a une semaine, la même mésaventure frappait ITER, le projet de recherche sur la production électrique par fusion nucléaire ;
  • 2. Les fonds ne sont pas supprimés mais devraient pour partie être réaffectés à de la R&D concernant la captation et le stockage du CO2.
Autrement dit, au-delà des premières coupes budgétaires annonciatrices d'une préparation à une probable récession, les USA semblent croire de moins en moins à la fameuse "économie hydrogène", comme on l'avait déjà vu récemment en Californie.

Ce n'est pas le cas en France où Areva et CEA cherchent à prendre des positions stratégiques sur la production massive d'hydrogène, allant même jusqu'à annoncer leur objectif de coût (2,50 €/t). Il s'agit pour eux de pouvoir vendre de l'hydrogène produit sans émission de GES aux industriels des biocarburants de deuxième génération et du coal-to-liquid.




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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 21:46
Que pèse le récent trou de la Société Générale face aux grandes dépenses annuelles mondiales, réelles ou espérées, dans le domaine de l'énergie et de l'environnement ?
undefinedVraiment pas grand-chose.

5 milliards, cela fait certes 25 super-méthaniers de la classe Provalys, ou bien 5 centrales au charbon "propre", ou encore un demi-ITER.

Mais on voit qu'il faudrait consacrer 100 fois cette somme, et ce pendant des dizaines d'années, pour simplement arriver à rendre le réchauffement climatique supportable pour l'humanité, selon Stern.

On en dépense pourtant près du double pour pouvoir nous étriper mutuellement...

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 23:30
undefined... ou bien une mise en abîme ? Pour mieux comprendre le sens caché d'un logo, prendre un peu de recul  et rajouter une dimension peut aider à comprendre bien des choses...

Plus sérieusement, on peut se demander si le krach de lundi dernier n'était pas dû au fameux trou qu'un arbitragiste de la Société Générale (SG) a creusé en prenant par "fraude" des positions "créatives" (en bon français, "extrêmement risquées") sur les futures.

De nos sources bien informées, l'affaire était déjà connue au sein de la SG ce week-end. Après avoir liquidé ces positions perdues et donc perdu beaucoup d'argent, la banque n'a eu comme autre solution pour vite se renflouer que de vendre massivement ses actions sur les marchés dès le lundi matin. Et pas de bol, les investisseurs américains n'étaient pas là du fait du Martin Luther King Day.

Conséquence : devant une telle masse d'offres de vente, les marchés se sont affolés et ont amplifié le phénomène, démontrant une fois de plus le caractère moutonnier de ce milieu qu'on prétend pourtant hanté de loups aux longues dents.

Bien sûr, cela ne signifie pas que les subprime et autres monolines ne sont que des mythes : dans la fonte de la banquise financière, on vient juste là d'assister à la chute d'un bel iceberg. Bulle immobilière US, titrisation exagérée des créances, liquidités surabondantes en sont les gaz à effet de serre.

Quant à la question de savoir si le "mistigri subprime" est bien tombé, seul l'avenir nous le dira. Cela dit, s'il n'y a pas de "fraude" et que l'intégralité du trou provient de ces créances douteuses, est-il possible que ce mistigri ne pèse finalement "que" 7 milliards d'euro ?

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 21:53
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 21:53
think-tank.jpgFinis les jeux d'influence policés, place à l'action guerrière.

Sans doute pour contrer des acteurs non-gouvernementaux parmi les plus actifs et les plus activistes, la fondation Prometheus vient de publier son premier baromètre de transparence des ONG en reprenant leurs méthodes : notation selon une méthodologie apparemment objective, le tout enrobé de commentaires acides se voulant tout aussi factuels.

Ce premier jet a sans doute été trop vite relu : l'insistance sur certains points, comme sur les mécanismes originaux et peu démocratiques de gouvernance de Greenpeace, pèse des tonnes.

La lecture des annexes est assez amusante, on y découvre par exemple par quelles opérations de terrain (ce que les militaires français appellent les "OPEX", les Opérations EXtérieures) une des ONG a monté une action d'influence contre la position d'Areva au Niger. Bienvenue chez les tontons barbouzes de l'uranium !

Décidément, ces ONG ne ressemblent pas à l'image que nous pouvons nous en faire à la lecture de Metro : de gentils citoyens se contentant de calicots pour faire avancer la bonne cause. On finit par se demander si le Parfum d'Adam était une pure fiction - ou bien State of Fear de Crichton, maladroitement érigée en négation du réchauffement climatique.

"Paix verte" pourrait être un nom de code pour une opération de racket menée à grande échelle : "donnez des billets... verts pour avoir la paix". En toute transparence.



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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 14:12
aerobar.PNGArcelorMittal a annoncé son intention de construire une centrale nucléaire en Roumanie pour ses besoins propres (enfin, propres...). Le finlandais Outokumpu a la même idée.

Dans l'industrie papetière, les Finlandais (encore eux) sont à l'origine de la construction du premier EPR.

Dans un registre plus glamour, voici que Google annonce à son tour un énorme chantier de plusieurs centaines de millions de dollars pour construire de l'ordre d'un gigawatt de capacité de production d'électricité d'origine renouvelable. Il s'agit évidemment de se passer à terme de l'extérieur pour alimenter en énergie ses dizaines de milliers de serveurs.

Un processus d'internalisation de l'énergie est clairement en route dans l'industrie.

Autrement dit, petit à petit, entre un tiers et la moitié de la consommation l'électricité va "s'effacer du réseau" et surtout du marché. Ne resteront que les particuliers, derniers pigeons clients des grands groupes énergétiques.


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