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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 21:10

blueye.jpgAvec un titre pareil, deux options possibles : soit la suite de cet article est un manga ultra-violent détourné, par notre procédé favori de réécriture des bulles, en une réflexion philosophique sur les limites du catastrophisme, à la façon de Viénet.

Soit ce sera plus rasoir sérieux, et ce sera effectivement le cas : nous allons nous livrer à un exercice d'autocritique particulièrement dangereux pour notre e-réputation, à savoir effectuer l'autopsie d'une prévision que nous avions laborieusement mise au point il y a très exactement 10 ans, à la manière de Shell, pour la Direction de notre employeur d'alors qui souhaitait faire plancher son Comité de Direction sur un petit exercice de vision moyen terme.

Nous avions établis - avec un "s" car pour une fois, nous n'étions pas seuls - trois scénarios "canoniques" se prétendant suffisants, par combinaison linéaire, pour décrire le champ des possibles :

- Davos World, un scénario en continuité du consensus prévalant début 2005
- Peak World, un scénario catastrophiste
- Green World, un scénario - comment dire - se voulant créatif, mais en fait fortement contaminé par le buzz du moment

La suite du document est un extrait non corrigé d'une note de synthèse datée du 20 avril 2005.

Davos World

Il n’y a pas de conflit mondial, mais les tensions actuelles se sont légèrement accrues (terrorisme international).

La mondialisation s’est accélérée. Les échanges commerciaux sont devenus fluides tout autour de la planète : la Russie a rejoint l’OMC. De nouveaux équilibres stables sont apparus : les économies de services (« post-industrielles ») occidentales fournissent leur savoir-faire aux économies industrielles orientales, qui leur donnent en échange leurs produits manufacturés. Des services naguère pris en charge par les Etats, notamment l’éducation et la santé, ont été transférés plus ou moins largement au secteur privé.

La Chine, la Russie et l’Inde sont devenues des super-puissances, avec une croissance soutenue de 7-10% par an et. Leurs influences économique, sociale et culturel mondiales concurrencent celles des USA, du Japon et de l’Europe de l’Ouest. Les marchés intérieurs chinois et indiens en biens de consommation sont du même ordre de grandeur que le reste du Monde. Leurs infrastructures (eau, route, électricité) ont suivi la demande, à des standards proches des occidentaux.

Les technologies ont apporté de nouveaux relais de croissance à l’économie mondiale, que ce soit les « nouvelles » technologies de l’informatique et des communications (NTIC), mais aussi les bio- et nano-technologies qui ont trouvé des débouchés dans de nombreux secteurs. Conséquence inattendue, le progrès technologique dans les méthodes de développement a drastiquement réduit le volume des opérations à faible valeur ajoutée et donc réduit d’autant les enjeux du développement off-shore.

Peak World

Notre scénario « pessimiste » considère que les effets du Peak Oil commenceront à se faire sérieusement sentir en 2015.

De fortes tensions internationales s’intensifient entre les différentes régions du Monde liées au contrôle des réserves énergétiques, amenant un climat de conflit au moins latent sur tous les points chauds géostratégiques du Globe.

La mondialisation bat en brèche, chaque région recherchant l’autonomie voire la suprématie dans chaque secteur d’activité économique : de nouveaux acteurs émergent, soutenus par les Etats ; plusieurs grandes puissances ont quitté l’OMC pour pouvoir rétablir des barrières douanières ou s’affranchir de certains droits de propriété intellectuelle.

Une crise économique et financière mondiale apparaît du fait de l’impossible résorption du déficit commercial américain : la croissance est négative ou nulle, le dollar fortement déprécié, ayant perdu son rôle de monnaie de référence.

C’est la « fin du progrès », dû à la crise financière qui limite drastiquement tous les investissements R&D non stratégiques. Les seuls secteurs épargnés seront l’énergie (recherche effrénée d’alternatives, amélioration ou conversion du parc existant) et la défense (course à l’armement multilatéral du fait des tensions internationales).

De ce fait, dans les secteurs Energie & Défense, l’Etat reprend le rôle de Maître d’Ouvrage, pour des raisons à la fois financières et stratégiques.

Green World

Avant de s’enfoncer dans des crises durables dont les fondamentaux sont connus, de nombreux secteurs1 sont passés par un phénomène de bulle spéculative. Ce phénomène a permis à certains acteurs de prendre la place la moins pire dans la crise qui suivit. Green World décrit une bulle spéculative, généralisée à l’économie mondiale, autour du thème de l’énergie : tous les acteurs tentent frénétiquement d’améliorer leur situation énergétique avant l’arrivée inexorable de la crise qui rendra les investissements impossibles.

Cause ou effet de la bulle, le coût de l’énergie a sérieusement augmenté sans pour autant déstabiliser le système économique mondial (simple choc). Les Etats lancent d’importants programmes :

- de captation des ultimes réserves (méthodes avancées d’extraction, gazoducs) ;

- de développement d’énergies alternatives (nucléaire, éolien, etc) ;

- de reconfiguration des transports (ferroviaires, transports en commun, etc) ;

- de développement industriel des bio-technologies, pour prendre le relais de l’agriculture fondée sur des engrais pétrochimiques.

Poussés par les Etats ou par la bulle elle-même, les industriels développent de nouveaux produits économes en énergie : investissements R&D lourds dans des technologies matures (véhicules hybrides) ou non (véhicules à hydrogène), reengineering de procédés industriels pour les rendre moins gourmands en ressources naturelles.

La mondialisation se transforme en régionalisation : L’OMC reste valide mais les échanges se régionalisent pour des questions politiques (similitude des intérêts énergétiques au sein d’une région) et logistiques (coût des transports). De plus, le rôle important des Etats dans le financement des programmes biaise les mécanismes de compétition internationale : la préférence géographique joue un rôle majeur dans le choix des prestataires par les donneurs d’ordres. Seul vestige de la mondialisation de l’économie des services, l’off-shore est fortement utilisé pour développer à moindre coût, la technologie ayant fluidifié les échanges d’information sans pour autant avoir réussi à améliorer significativement la productivité des services.

(Fin de l'extrait)

Voilà, pour une fois, pas de commentaire de notre part, sinon qu'on a plutôt l'impression qu'en 2015 est une sorte de superposition équilibrée de ces 3 scénarios...Y a qu'à jeter un oeil sur l'actualité du jour pour s'en convaincre :

news-2015.01.15.jpg

Car c'est de la lumière que viendra la lumière.

Tintin et le PON - partie d'échecs

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 20:43

Il y a quelques années, nos lecteurs professionnels avaient eu le désagréable avantage de découvrir la météo de 2057, qui figurait en bonne place sur la newsletter mensuelle que nous publiions alors :

Assystem-Flash-Energie--10.pngOn vous a mis ici le numéro de décembre, c'est de saison. Et puis l'hiver 2057, ce ne sera pas terrible...

Envie de connaître le temps qu'il fera en été ? Allez donc voir le bulletin météo TF1 du 18 août 2050 qui vient de sortir...

 

http://www.meteo-paris.com/site/images/bulletin_2050_03_dec_14_06.png

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 14:31

Des résultats de mesures du CNRS ont récemment été publiés à propos de l'épisode de pollution que nous avons connu en mars dernier.

S'il ne fallait retenir qu'une seule image, c'est celle-ci :

http://www.insu.cnrs.fr/files/imagecache/largeur-622/fig1_6.jpg

Elle indique la répartition des différents types de particules fines qui composaient le brouillard diffus coiffant le sud de la région parisienne ; ces mesures ont en effet été prises à Saclay, pas exactement en pleine campagne puisque nous avons à proximité du lieu de mesure un certain nombre de routes et de voies rapides fortement fréquentées matin et soir.

On voit donc que plus de la moitié des particules étaient du nitrate d'ammonium, obtenu par décomposition photochimique d'ammoniac. D'où sort cet ammoniac ? Tout simplement des engrais que les agriculteurs ont répandu comme un seul homme sur leurs champs avec l'arrivée du printemps et l'arrêt des épisodes pluvieux qui nettoeint les sols. Les particules issues des méchants diesels (et les chaudières au fioul) forment la 3e fraction la plus importante, loin derrière puisqu'elles ne pèsent que 11% du total, à peu près à égalité avec les particules issues de la combustion de bois (15%) ou les particules issus des comosants organiques volatils (12%), d'origines diverses (industrie, transport...).

Les brumes qui noient parfois nos campagnes modernes ne sont plus aussi romantiques qu'avant : elles sont souvent le témoin d'un regain d'activité NPK.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:30

La fin du vol MH370 est sans doute une tragédie en 5 actes.

  • Acte 1 : l'avion décolle et suit normalement son plan de vol.
  • Acte 2 : un problème technique sérieux intervient après 40 minutes de vol ; compte tenu de l'altitude atteinte (35 000 pieds), l'équipage choisit de prendre le cap de l'aéroport le plus proche accessible en descente directe, par exemple celui de Kuala Namu International Airport qui dessert la ville de Medan en Indonésie ; d'autres internautes évoquent celui de Langkawi. Ce problème technique sérieux - par exemple, un incendie dans le cockpit - a endommagé gravement les systèmes de communication de l'appareil, ce qui fait qu'il ne peut plus communiquer avec le monde extérieur. Du fait de la porte anti-intrusion, personne ne peut aider l'équipage en difficulté.
  • Acte 3 : le problème technique est suffisamment grave pour que l'équipage décide qu'il ne pourra jamais atterrir à sa destination d'urgence. Il décide alors de longer la côte pour tenter un amerrissage en catastrophe et effectue un autre changement de cap, en débranchant le pilote automatique.
  • Acte 4 : les 2 pilotes ne contrôlent plus l'appareil, peut-être par ce qu'ils sont en train d'agoniser. Dans un dernier réflexe de survie, l'un d'eux rebranche le pilote automatique. Mais celui-ci, mal paramétré car sans doute toujours réglé sur le radiophare de leur aéroport de diversion, sans consigne correcte d'altitude, fait monter l'avion jusqu'au maximum autorisé (45 000 pieds) avant que l'appareil ne se stabilise de lui-même à une altitude intermédiaire de 23 000 pieds. Du fait de ces variations intempestives d'altitude, l'avion a viré de bord vers le sud mais finit par perdre le contact avec le radiophare ; il continue alors tout droit sa route, vers l'océan Indien.
  • Acte 5 : plusieurs heures après, à court de carburant, l'avion s'écrase en mer. Que personne dans l'avion n'ait tenté de reprendre les commandes - en plusieurs heures, on peut venir à bout d'une porte anti-intrusion - laisse penser que le problème technique avait également mis les passagers en incapacité d'intervenir : là encore, l'hypothèse d'un incendie et de ses fumées toxiques est une bonne candidate pour la cause première de la catastrophe.

Ce n'aura pas été le premier avion fantôme à voler seul sans équipage conscient : il y a eu par exemple le dernier vol du N47BA en 1999, où pilote et passagers avaient été rendus inconscients par une décompression brutale. Sur un gros avion comme le 377, cette hypothèse est douteuse car cockpit et cabine sont séparés et les systèmes de sécurité anti-décompression plus évolués.

MH370.jpg

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:55

Les médias commencent à mettre en tête de leurs sommaires l'impressionnante vague de pollution aux particules fines qui concerne aujourd'hui une bonne partie de l'Europe (image Prevair) :

PM10-peak-2014.03.13.jpg

Cette fois-ci, il est difficile d'incriminer les feux de cheminées seuls : les moteurs diesel ont leur part de responsabilité dans cette brume grise qui reste collée au paysage malgré le vent léger.

Apparemment chez EELV, ce n'est pas le sujet. La page Communiqués du site officiel du mouvement écologique français montre qu'il est aujourd'hui sur d'autres combats ; les particules radioactives du Japon semblent plus dignes d'intérêt que les PM10 de nos contrées. Il est également fait mention d'une "vague verte" mystérieuse qu'on cherche en vain sur notre carte ci-dessus : de l'orange et du jaune oui, du bleu à la rigueur - chez les Suisses évidemment - mais du vert, que pouic.

EELV-13-mars.jpg

Mention de consolation : le "grand frère" d'EELV, die Grünen, est tout aussi autistique si on en croit sa page d'accueil : même si vous ne parlez pas allemand, les images suffiront.

Il faut croire qu'avec tout le bien qu'on nous dit du cloud informatique, cela vaut aussi pour sa version atmosphérique.

die-Grunen-13-mars.jpg

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:25

http://www.oleocene.org/phpBB3/download/file.php?id=539On aime bien se gausser de temps en temps du survivalisme.

Le problème essentiel de cette forme primitive d'arbitrage est qu'elle implique de se prémunir d'absolument tous les risques de pénurie possibles. Il faut donc stocker les denrées et les ustensiles les plus variés en quantité significative, au cas où :

  • - les robinets de pétrole se tarissent brutalement
  • - les eaux océaniques montent inopinément de plusieurs mètres
  • - l'euro disparaît et est remplacé par un gigantesque troc de coquillages à l'échelle européenne
  • - etc

Comme les batteries sont encore chères et encombrantes, les survivalistes stockent assez peu l'électricité, mais nul doute qu'ils s'y mettront si les verrous technologiques sautent sous la pression du véhicule électrique.

Mais comment tout prévoir ?

Par exemple, comment anticiper que les inondations catastrophiques noyant actuellement la Thaïlande vont avoir des répercussions inattendues sur nos équipements technologiques ?

Risque de pénurie de disques durs pour cause d'inondations en Thaïlande

Le consommateur risque de devoir payer plus cher son ordinateur personnel l'année prochaine, ou de patienter pour en acquérir un. La "faute" aux inondations en Thaïlande et aux problèmes d'approvisionnement en disques durs que celles-ci provoquent.
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:42

http://www.scifi-universe.com/upload/medias/bd/asterix_devin_couv.jpgPour changer de nos distractions potaches, nous sommes allés un peu traîner dans cette partie de la cyber-sphère où on refait le monde et où on pense même anticiper comme il va se faire et se défaire.

Ces exercices parfois remarquablement documentés et réfléchis de futurologie donnent souvent envie de se laisser convaincre, tant la démonstration est sans appel. Mais l'humanité n'a pas attendu le Web 2.0 pour faire de la prospective, en fait depuis que l'homme sait écrire il a envie de prendre le contrôle de son destin en le rédigeant lui-même.

Ce qui est finalement assez étonnant dans toute cette littérature accumulée depuis des sicèles, c'est que finalement absolument personne n'a su prévoir ce qu'allait être effectivement le futur de ses descendants, même proches.

On nous ressort souvent les capacités visionnaires de Jules Verne qui a anticipé le sous-marin, la télévision, l'A380, etc. Tous ceux et celles qui l'ont lu peuvent néanmoins témoigner qu'il s'agit non pas d'une vision de notre monde actuel mais bien de celle d'un XIXe siècle perturbé par des objets techniques incongrus dans l'époque.

Plus généralement, nous cherchons toujours un texte d'au moins quelques pages qui ait été écrit il y a 50 ans ou plus et qui décrive notre quotidien suffisamment bien pour qu'on le confonde avec un écrit contemporain, une fois le style et éventuellement quelques appellations mises au gout du jour : difficile d'inventer le mot "iPad" en 1960, mais par contre il était possible d'imaginer le concept de tablette tactile.

La conséquence de ce constat est la justification du syndrome qui frappa Cassandre - elle pouvait voir l'avenir mais personne ne la croyait - justement parce qu'il est impossible pour un mortel de prédire l'avenir, même s'il se barde de prolongateurs de tendances, de think tanks, de modèles psycho-historiques et autres fadaises.

Une application shadokienne de cette conjecture vous permettra de retrouver de l'optimisme : si l'avenir de notre société vous fait peur, prenez votre plus beau clavier et décrivez-le en détail à un endroit où il pourra être lu - en commenaire de ce billet par exemple, mais en fait à peu près n'importe où sur la cyber-sphère : la loi de la Prophétie Antiréalisatrice que nous venons d'exposer fait que, précisément parce qu'elle est désormais publiée, votre projection du futur de l'humanité ne pourra plus avoir lieu.

Evidemment, il faut que la prédiction soit assez lointaine et concerne une part significative de l'humanité : un pronostic sur votre situation familiale en 2012 risque de s'avérer, par contre l'état réel de la France telle qu'elle sera en 2050 reste absolument inaccessible, même aux plus grands crânes d'oeuf de l'Hexagone.

Par contre, évitez de trop coucher noir sur blanc vos secrets espoirs de surlendemains qui chantent...

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 23:46
C'est ça, la puissance du cloud !

déclare la pub d'un géant du logiciel à la radio...

Le cloud islandais de cette année, lui, commence plus modestement que son grand frère.

Grimsvotn

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:06

 

Tiens, parlons un peu plus scientifiquement du réchauffement climatique...

Voici les dernières mesures de température de la NOAA :

Anomalie-temp-globale-1103.jpg

Contrairement à ce que laisserait penser le temps exceptionnellement clément sur la moitié Nord de la France, nous sommes loin de l'extraordinaire sur le plan climatique.

 

 

banquisometre-relatif-05.jpg

A une échelle de temps intermédiaire, la banquise arctique est également dans la norme.

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 07:00

Le dernier numéro de Pour la Science mérite plus qu'un coup d'oeil.

http://moscou67.files.wordpress.com/2010/06/rahan_5.jpgL'article qui fait la couverture - l'Homme a-t-il failli disparaître ? - développe une thèse originale : il y a plus de 100 000 ans, un changement climatique aurait réduit la population humaine à quelques centaines seulement d'humains sur Terre. Nos ancêtres auraient survécu pendant plusieurs milliers d'années, à manger des fruits de mer et des tubercules dans une grotte d'Afrique du Sud.

En quoi cette épreuve a-t-elle modifié le patrimoine génétique et culturel de l'humanité ? Cette condition de réfugié climatique a-t-elle ancré une fois pour toutes dans la cervelle humaine un "plus jamais ça" qui lui donna envie de conquérir le monde et de dominer les éléments ?

Nul ne le saura sans doute jamais, mais l'histoire est belle : c'est finalement quand on est vraiment proches du fond de la piscine qu'on peut rebondir. Il nous faudrait donc attendre la conjonction de l'épuisement des ressources, de la surpopulation, du changement climatique, de la pollution généralisée et de l'hiver nucléaire pour changer de logiciel.

Sinon, dans la section Economie, on appréciera un article didactique d'Ivar Ekeland sur les dark pools qui fait apparaître en filigrane la manipulation des marchés physiques par les traders des marchés en produits dérivés, une thèse qui nous est chère, comme nos lecteurs le savent.

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