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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 00:00
Pour les fêtes de fin d'année, offrez notre dernière invention : le Kyotomètre !

Ce nouvel instrument de la famille des Aérobaromètres affiche le cours spot de la tonne de CO2 sur le marché européen BlueNext.

Vous noterez le discret trait rouge qui indique combien, selon le Centre d'Analyse Stratégique, la tonne de carbone devrait être valorisée en 2010 pour qu'on soit "sur les rails" du facteur 4. En 2030, il faudra que l'aiguille soit complètement au taquet des 100 €.

Autant dire qu'on n'en prend pas le chemin : depuis le 1er juillet, date du record absolu (28,73 €/t) , le cours baisse régulièrement.

Si on prolonge la tendance, la tonne de carbone devrait devenir gratuite en 2010.
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 22:55
Il y a un an, visibilité mondiale, manchettes des journaux et Prix Nobel de la Paix.

Cette année, rien. Les climatologues sont retournés dans les ténèbres médiatiques.

D'abord, parce qu'ils disent toujours la même chose, ce qui finit par lasser les journalistes qui veulent toujours du neuf et de l'inédit.

Ensuite, parce que le temps qu'il fait cette année est assez banal, et même limite frais : l'activité solaire n'a jamais été aussi mollassonne depuis 1913, et la Niña reste vigoureuse.

Enfin, parce que la Grande Crise Financière (GCF) est , et qu'on ne soucie plus guère de la température globale en 2100 quand on n'est plus sûr d'avoir encore ses économies à disposition en 2009.

De ce fait, certains déçus de l'inconstance des politiques tentent de les rallier de nouveau à leur cause en criant au loup, comme l'a fait la semaine dernière le Met Office (l'équivalent britannique de Météo-France) :
la réduction des émissions globales de 3% par an,à partir de 2010, offre le seul espoir possible d'éviter une augmentation de température de plus de 2°C, largement reconnue comme étant le seuil au delà duquel les pires impacts de niveau de la mer et de sécheresse deviennent un risque significatif.
Meteor a fait un bon papier là-dessus, inutile de le paraphraser en moins bien.

On a du mal à imaginer Météo-France publier des choses pareilles, tandis que les différents lobbies industriels s'échinent en ce moment à vider le Grenelle de l'Environnement de sa substance. Et quand la GCF aura terrassé l'économie réelle, ce qui devrait être officialisé d'ici janvier prochain, il sera aussi désuet de parler des dangers du CO2 qu'il l'est aujourd'hui de parler de la menace de la guerre thermonucléaire.

Fatalitas...
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 21:38
Le changement climatique est-il une opportunité de croissance économique ?

Nous avons déjà répondu oui à cette question, mais on est loin de la riante croissance verte que certains nous rêvent déjà, dans le même style niais de la campagne de pub "On imagine" de Microsoft : lampadaires-éoliennes, citoyens souriants en vélo couché, panneaux solaires sur les toits et... et c'est à peu près tout car on est vite à court d'idées dans ces démarches de "verdissement" (en anglais greenwashing) de l'urbanisme.

Certains maires "green-gling", comme celui de Limeil-Brévannes, cherchent à le faire croire en rebaptisant éco-quartiers de méchants lotissements implantés dans des ZAC ravitaillés par les corbeaux et hâtivement barbouillés d'une couche de peinture verte bon marché.


Les maisons y seront sans doute un peu plus vertueuses sur le plan de l'efficacité énergétique que les "maisons de maçon" des années 1990, mais leurs habitants gaspilleront rapidement l'économie réalisée en devant se déplacer en voiture pour la moindre course, les transports en commun étant totalement absents de ces bruyants projets destinés à flatter l'ego du maire et accessoirement à accélérer la construction d'infrastructures routières supplémentaires, comme le montrent les études d'impacts de la circulation.

Ajoutons à cela que la centrale à biomasse vantée par l'agumentaire de ce "Quartier des Temps Durables" se chargera de dégrader la qualité de l'air - déjà loin d'être au top - en rejetant ozone, particules et oxydes nitreux directement dans les poumons des passants.

Cela nous rappelle ce désopilant "impliable" signé Goscinny, décrivant l'idyllique vie des futurs habitants du Domaine des Dieux, sur les pelouses duquel "gambadent les sangliers" - mais se gardant bien de leur parler du village gaulois.

Ne nous trompons pas : face au changement climatique, ce qui est à construire en priorité, ce sont des digues contre les risques accrus de crues et des barrages-réservoirs pour mieux gérer la ressource en eau. Pour l'habitat, la rénovation est la voie prioritaire, et on pourrait même se demander s'il ne faudrait pas détruire, une fois pour toutes, tous ces lotissements pavillonnaires excentrés, que leurs habitants ruinés abandonneront tôt ou tard.


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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 10:00

(c)  2008 Yahoo! Actualités
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 18:00
(The New Yorker, traduction Aerobar Films)
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 18:00

Si les tendances se poursuivent, l'OCDE ne sera plus le principal émetteur de carbone fossile, mais le reste du monde. C'est déjà le cas si on considère l'ex-URSS faisant partie des pays émergents, comme le souligne par exemple l'expression BRIC.

Le raisonnement dit du "facteur 4" a-t-il encore du sens ? A quoi bon une "croissance verte" chez les nantis si le reste du monde poursuit sa "croissance noire" ?

Une partie de ces émissions proviennent des industries asiatiques qui produisent des biens de consommation pour l'OCDE.

Plutôt que de penser à installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit, il vaut mieux cesser d'acheter des produits importés d'Orient dont la fabrication consomme de l'énergie : véhicules automobiles, électroménager, équipement informatique et multimédia...

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 18:00
Une illustration impressionnante extraite d'un article intitulé la folle urbanisation du monde, dans les Echos :


Qui croira que les nouveaux immeubles de ces mégapoles sont construits selon les canons environnementaux qui font l'orgueil des architectes occidentaux ? Le chercheur Mike Davis écrit, dans son oeuvre au titre noir Le Pire des mondes possibles - de l'explosion urbaine au bidonville global :
Loin des structures de verre et d'acier imaginées par des générations passées d'urbanistes, les villes du futur seront pour l'essentiel faites de brique brute, de paille, de plastique recyclé, de parpaings, de tôle ondulée et de bois de récupération..., une bonne partie du monde urbain du XXIe siècle vit de façon sordide dans la pollution, les excréments et la décomposition
Non, le Vélib' n'est pas la panacée...
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 11:10
Al Gore, qui se présente humoristiquement comme l'ex-futur Président des Etats-Unis, a décidé de marcher dans les pas de Kennedy en matière de vision ambitieuse, bien loin des promesses de Gascon des véritables candidats :
Aujourd'hui, je défie notre pays de s'engager dans la production d'électricité issue du renouvelable, de sources d'énergies propres à 100 % et dé-carbonée dans les 10 ans à venir. Cet objectif est réalisable, abordable et générateur de transformation. Il représente un défi pour tous les Américains - dans tous les secteurs de la vie - à la fois pour les dirigeants politiques, les entrepreneurs, les innovateurs, les ingénieurs et tous les citoyens
Ne nous leurrons pas : dans les sources d'énergies "propres à 100%", il y a probablement l'énergie nucléaire. Mais un tel objectif "d'une électricité à 100 % d'origine renouvelable et véritablement propre dans les 10 ans" a autrement plus de panache que le "vingt-vingt-vingt" de l'Union Européenne - 20% de renouvelables en 2020 - qui rejette aux calendes grecques la remise en cause de notre mix énergétique.

Il est vrai qu'avec le veillissement de la population européenne, l'esprit conservateur et traditionnaliste ne peut que se renforcer. Dernier en date, l'Institut Montaigne, un think tank "indépendant" nous gratifie d'un rapport anti-éolien :
L'objectif de 25.000 mégawatts affiché lors du Grenelle de l'Environnement se traduirait, s'il était atteint, par un surcoût annuel moyen de 1 milliard d'euros pendant la période 2008-2020 et dépasserait les 2,5 milliards au-delà de 2020
C'est cher, donc ne faisons rien. Exactement l'inverse du raisonnement à l'américaine qui considère l'investissement comme une opportunité et non une contrainte.

Ce document a été rédigé par un élève-ingénieur (même pas diplômé !) mais cautionné par des gens prestigieux (hommes politiques et dirigeants d'entreprises) : ses conclusions sont bien entendu relayées par la presse. Aucun des journalistes ne souligne que toutes ces personnes sont peut-être pleines de bonnes intentions mais qu'elles sont parfaitement incompétentes en matière énergétique.

De plus, elles nient implicitement l'enjeu climatique en se contentant d'une lecture comptable du Grenelle ; à ce titre-là, l'Institut mériterait de s'analyser lui-même en se demandant si les nombreuses subsides qu'il reçoit de ses sponsors ne sont pas des dépenses inutiles et que ces sommes seraient mieux utilisées pour financer des vrais projets énergétiques et non du papier, même recyclable. Rappelons, pour conclure, le point de vue d'Upton Sinclair que cite Al Gore dans Une vérité qui dérange :
Difficile pour un homme de comprendre une chose si son salaire dépend de ce qu’il ne la comprenne pas
Il en est de même pour les lobbys.
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 12:16
Cette promesse d'intoxiqué tabagique ou alcoolique a également cours au plus haut niveau de la gouvernance mondiale.

Voici trois titres contigüs relevés sur la Une du site Web des Echos et remis en ordre chronologique :
Pétrole: le G8 demande une hausse des capacités de production
Climat : le G8 va soutenir 20 projets expérimentaux d'ici à 2010
Le G8 s'engage sur une baisse d'au moins 50% des gaz à effet de serre d'ici à 2050
Autrement dit : on veut plus de carbone tout de suite, on est prêts à dépenser un peu d'argent pour voir si on peut éviter d'en envoyer trop dans l'atmosphère un jour, et on promet que nos descendants en enverront beaucoup moins.

La somme que le G8 a décidé de consacrer aux projets expérimentaux - apparemment des démonstrateurs industriels de capture et de stockage du carbone - paraît de prime abord importante, de l'ordre de 10 milliards de dollars par an pendant plusieurs années. "Fais péter les milliards, Christine !"

Pour mieux mesurer l'intensité de l'effort consenti, rapprochons cette mirifique prévision de dépense du PIB consolidé des pays du G8  : elle représente très exactement 0,03% du PIB du G8 (rires), à comparer avec la consommation en pétrole, gaz et charbon de ces mêmes pays, que nous estimons à... 15% de ce même PIB consolidé.

Quant à l'objectif à long terme, il est de la même veine "communicante" que celui fixé par l'Union Européenne : après les 20% (de renouvelables) en 2020, voici les 50% (de gaz à effet de serre) en 2050. Une telle échéance nous rappelle les très engageantes promesses des candidats à l'élection présidentielle états-unienne.

Et la conclusion s'impose d'elle-même : en 2100, nous avons 100% de chances de changer de planète.
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 22:24

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