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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 07:00
Mafeco (ma femme est une économiste) a attiré sur notre attention sur une superbe mécanique commerciale montée par l'association "1% Pour la Planète" (1%PP) qui mérite d'emblée notre prix Dérisoirement Durable de septembre. Nous vous conseillons de lire le debunking du concept économique qu'en a fait Mafeco.

Du point de vue business, le concept est aussi malin que sournois : à la lecture du site - jusqu'à son nom de domaine en .org - on pense être en contact avec une joyeuse bande de citoyens dynamiques, environnementalistes et complètement désintéressés... jusqu'à ce qu'on clique sur le lien "Webstore", autrement dit la boutique en ligne.

Et là, on comprend le montage : 1%PP n'est qu'un cyber-magasin travesti en ONG. Versez-lui 1% de votre CA, et vous pourrez l'utiliser comme canal de distribution non exclusif, avec au passage le bénéfice qualitatif d'un greenwashing en bonne et dûe forme.

Le système est généralisable et représente peut-être le futur de la grande distribution : utiliser une association "sans but lucratif" en façade pour alpaguer le chaland ; une fois qu'il est accroché, utiliser un discours militant pour lui faire acheter plein de trucs plus ou moins inutiles ou superflus, et au prix fort puisque c'est pour la bonne cause.

Voilà qui devraient plaire aux industriels du B2C, obligés aujourd'hui de ramper aux pieds des ténors de la distribution de masse. Le futur concurrent de Carrefour, c'est peut-être plus Greenpeace que Lidl !

Le jour où vous verrez un lien "Boutique en ligne" sur ce blog, vous saurez que nous sommes à notre tour passés du côté obscur de la Force...
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 07:00
En ce moment, on reparle pas mal des outils économiques de contention des émissions de carbone fossile.

La Suède, qui vient de prendre la présidence de l'Union Européenne, a d'emblée pris une posture très Schtroumpf-à-Lunettes vis-à-vis de cette fameuse taxe carbone :
En Suède, la taxe carbone a déjà fait ses preuves

"Les Suédois ont mis en place, dès 1991, une taxe carbone qui porte sur la consommation d'énergie. Aux sceptiques qui affirment que cet impôt tue la croissance, ils répondent par leur bilan : depuis l'introduction de la taxe, les rejets suédois de gaz à effet de serre ont été réduits de 9 %, alors que, dans le même temps, la croissance économique était de 48 %. "Cette taxe ne gêne donc en rien la croissance", en déduit M. Johansson."
L'histoire fiscale montre qu'on a réussi à créer des taxes à peu près sur n'importe quoi (le sel, les fenêtres, les voitures, les cigarettes, etc) et que la croissance mondiale n'en est jamais morte : il n'est donc pas étonnant que la Suède n'ait pas vu son économie s'effondrer avec l'instauration d'une taxe sur le carbone.

Mais cette taxe a-t-elle eu l'effet vertueux vanté par M. Johansson sur la carbo-addiction des Suédois ?

A première vue, elle n'a pas empêché Volvo ou Saab d'envahir les routes de la planète, ni Ikea de nous meubler avec des étagères venues par porte-conteneurs du Sud-Est asiatique.

Et à seconde vue...
Cette mise en perspective des émissions de CO2 suédoises - merci BP - nous montre que l'effet de cette taxe est difficile à percevoir : si elle avait été efficace, on aurait constaté un décrochage net à partir de 1991, ce qui n'est pas le cas. Au contraire, au début, les émissions ont légèrement augmenté. Les émissions semblent surtout corrélées au prix du pétrole.

Bref, la taxe carbone suédoise est... carbon-neutral.
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:00
Editorial racoleur dans le dernier numéro du Monde, cherchant probablement à rebondir sur le succès politiquement sulfureux du documentaire on-va-tous-mourir-avec-de-bien-belles-images de YAB : il est urgent de se préoccuper des éco-réfugiés.
Des Maldives aux Kiribati en passant par les îles Carteret, la fuite des hommes devant la montée des océans a déjà commencé.
L'article nous réchauffe un bon vieux tiers-mondisme des familles, qu'on aurait plutôt vu dans les colonnes de la version mensuelle et Diplomatique. Rien de très neuf sinon, sauf toujours ce fantasme de l'invasion du Nord par le Sud :
d'ici à 2050, ce sont quelque 200 millions de personnes qui seront vraisemblablement contraintes d'émigrer vers d'autres régions, voire d'autres pays. Ces "réfugiés climatiques" ne s'ajouteront pas seulement aux quelque 40 millions de réfugiés politiques déjà répertoriés, fin 2008, par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. Ils viendront également grossir les flux de l'immigration économique.
L'auteur se garde bien de chiffrer ce dernier flux, pourtant de loin le plus important et le plus réel, et sur lequel il se dépêche de glisser. L'Abominable Homme des Neiges ne faisant plus recette depuis longtemps, place à l'Indénombrable Hom(m)e des Inondations !


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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 07:00
Dans la série "les bobos sauvent la planète", voici maintenant que Yann Arthus-Bertrand (YAB), le photographe dont chaque cliché ou presque dégage une légère odeur de kérozène, nous annonce la sortie de son nouveau film Home, dont la bande-annonce se termine par ce mystérieux plan :

Que le luxe se prétende durable n'est pas une nouveauté ; il pourra même le devenir un jour, une fois que la volonté nécessaire sera sortie du ghetto de la com' corporate.

Mais que des marques de la grande distribution comme Conforama ou La Redoute s'associent à un tel film nous laisse rêveurs.

Il suffit d'aller visiter une grande surface de bricolage pour constater que l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments n'est toujours pas la préoccupation réelle de ces enseignes ni de leurs clients ; pour ceux (et surtout celles) qui ne les fréquentent guère, nous vous recommandons de jeter un oeil sur cette récente étude terrain de la question.

cette bande-annonce oppose des paysages naturels intacts et enchanteurs à des images de puits de pétrole, d'autoroutes, de quais remplis de conteneurs maritimes... Mais comment feraient la FNAC ou Puma sans ces derniers ?

Si vous aimez les bons films, nous vous recommandons plutôt d'aller celui, home-onyme, avec notre Isabelle Huppert nationale. Encore un film d'autoroutes, direz-vous, mais au moins sans ce lassant message  au goût de "fais ce que je dis, pas ce que je fais" qu'on trouve, sirupeux et dégoulinant, dans la présentation du film de YAB :
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
Dix ans pour changer le monde... Vous y avez cru ? Revenez sur Terre, la vraie : c'est juste du cinéma.

Voir aussi notre parodie de bande-annonce ici.
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 07:00
La première "foire du luxe soutenable" (Sustainable Luxury Fair) aura lieu prochainement à Paris.

Elle mérite, de façon indiscutable, notre Prix Dérisoirement Durable du mois : pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur sa charte, dûment validée par le DépartementdéveloppementDurable de PricewaterhouseCoopers et valant son pesant de cacahuètes Max Havelaar. Ainsi, le chapitre sur l'éco-conception de l'événement, autrement dit les exigences que se sont fixé les organisateurs pour concevoir la manifestation :
Quel beau métier que celui du consultant en développement durable, chargé d'établir et de contrôler de telles directives aussi profondes que responsables.

Pour respecter cette charte, le café d'origine fair trade qu'on pourra boire à la buvette sera donc tiède et serré ; la serveuse aura accès à un micro-crédit financé par le Salon pour pouvoir s'acheter un bijou éthique, de façon à ne pas avoir trop froid aux fesses - le chauffage étant bien évidemment réglé sur 17°.



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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 07:00
Le site Web de Cofely, la "société de services en efficacité énergétique et environnementale" du groupe GDF Suez issue de la fusion d'Elyo et de Cofathec, cherche-t-il à nous faire passer un message par son image d'accueil ?


Une lecture verticale de cette image pourrait faire croire que :
  • Cofely n'a pas d'atouts ;
  • Cofely n'a pas de solutions non plus ;
  • Les clients de Cofely sont des personnalités enfantines (et donc crédules) qui achètent les yeux fermés ;
  • Le développement durable est un ensemble de bulles poussées par le vent ...
  • ... comme les carrières offertes - mais comme ce sont les plus grosses bulles, il y a peut-être un coup à jouer !
Décidément, il est plus que temps de recycler les créatifs des sociétés de création de sites.
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:49
Nous venons de découvrir l'existence du Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED), un organisme de recherche apparemment sérieux qui jouit d'une localisation très privilégiée au Jardin Tropical de Paris - pour se projeter en avant dans le futur climatique de la capitale ?

Sur ce site que nous n'avons pas fini d'explorer, nous avons découvert une étude co-réalisée avec WWF-France (aïe aïe aïe) intitulée - 30% de CO2 = + 684 000 emplois - L'équation gagnante pour la France

Ce rapport a évidemment été écrit sous l'influence d'un monumental biais de confirmation d'hypothèse. Le résumé suffit pour alerter le lecteur :
Il apparaît que l'effet sur l'emploi est extrêmement positif puisque 684 000 emplois nets sont créés d'ici à 2020. D'une part, les emplois créés par les énergies renouvelables (316 000) et surtout l'efficacité énergétique (564 000) sont beaucoup plus nombreux que ceux détruits dans les filières énergétiques (138 000) et automobiles (107 000). D'autre part, avec un baril à 100$ en 2020, le scénario négaWatt entraîne une économie nette pour les ménages, d'où une hausse de leur consommation et un gain supplémentaire de 48 000 emplois. Notons que, avec un baril à 150 euros, l'effet induit positif aurait été beaucoup plus fort (467 000 emplois), soit la création nette de 1,1 million d'emplois.
Autrement dit, plus le baril est cher, plus on crée d'emplois ! Ce n'est plus de la macro-économie mais de la magico-économie.

Rappelons qu'à 150 € le baril, soit près de $200, on atteint un seuil difficile à supporter pour l'équilibre de l'économie mondiale, comme l'a montré le choc pétrolier de 1980. Et pourtant à l'époque, malgré des politiques poussant aux économies d'énergies - c'est à ce moment qu'est né le sport national de la "chasse au gaspi" - le chômage a plutôt eu tendance à s'envoler.

Selon nous, les auteurs font fausse route sur trois points.

D'abord, les politiques d'efficacité énergétique ont une vitesse de déploiement très faible en l'absence d'un signal-prix extrêmement fort ou de situations de pénurie : or ce n'est pas avec les hypothèses optimistes de l'AIE d'un baril à $100 en 2020, utilisées par les auteurs du rapport, que de telles conditions seront créées. Alors qu'il ne faut que quelques années pour installer 1000 MW de capacité de production électrique d'origine fossile, c'est plutôt en dizaines d'années qu'il faut compter pour mesurer le délai d'effacement de la consommation correspondante par les particuliers et le secteur tertiaire, au moyen de mesures d'efficacité énergétique.

Ensuite, on additionne des choux et des carottes en parlant d'emplois : on ne reconvertit pas "comme ça" des employés de l'automobile en prestataires du bâtiment. Au-delà de la question de la formation aux compétences requises, il y a un tout petit problème de qualification de l'emploi : quel col blanc de l'automobile va accepter de se transformer en col bleu du bâtiment ? Car les emplois créés par cette fameuse économie verte sont essentiellement non qualifiés... On se gargarise souvent des millions d'emplois potentiellement offerts par la généralisation du recyclage : vous connaissez beaucoup de lycéens qui se destinent à trier des poubelles ou à désosser des machines à laver ? On peut reprocher beaucoup de choses au nucléaire, il est néanmoins indéniable qu'il a contribué à tirer "vers le haut" une partie de l'industrie en France : au-delà d'Areva, d'EDF et du CEA, des sociétés comme Schneider Electric ou Alstom ont bien profité de la manne du programme électronucléaire français pour monter en compétences comme en force de frappe.

Enfin, les auteurs se gardent bien de souligner qu'ils remplacent des emplois récurrents en emplois non récurrents : en 2021, quand tous les immeubles et pavillons seront bien isolés, quand toutes les lignes ferroviaires nouvelles seront construites et quand toutes les éoliennes seront dressées, que va-t-on faire de toute cette main-d'oeuvre ? Lui faire construire des pyramides ?
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 06:00
On se moque régulièrement des ONG qui s'investissent de la noble mission de sauver le monde et nous demandent pour cela des efforts surhumains.

De l'autre côté, on se rappelle encore de la pub d'EDF avec ses statues pascuannes qui nous vantait son parc nucléaire comme remède à l'effondrement civilisationnel.

Sans oublier, plus récemment, la dernière réunion du G20 qui va nous préserver d'une chute de notre Empire Occidental.

Le semencier technologique Monsanto, dont les OGM défraient régulièrement la chronique, s'offre une pleine page de publicité dans le New Yorker - et en deuxième de couverture, s'il vous plaît - pour montrer que lui aussi a son rôle à jouer dans notre futur :

Hé oui, grâce aux produits Monsanto on traite à la fois le problème du changement climatique et celui de la démographie galopante : c'est du deux-en-un.

N'est-ce pas merveilleux ? Vous pouvez rallumer vos iPod.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 07:00
Les Echos d'hier ont relayé le résultat d'une enquête Médiamétrie, concluant que les Français voient le développement durable comme principale solution face à la crise.

Nous estimons pour notre part que le gouvernement américain est plus clairvoyant : là où les Européens parlent pompeusement de plan de relance, ce qui laisse traîner comme un parfum de New Deal,  Obama utilise les termes plus précis de stimulus plan.


Autrement dit, parmi les mesures de soutien à l'économie, les énergies propres et, d'une façon plus générale, le verdissement de l'économie ne sont considérées à juste titre que comme un simple défibrillateur, et non comme un coeur - et encore moins un corps - de rechange.

En France, un simple coup d'oeil à la carte des projets de la Relance, publiée par le Ministère homonyme, nous fait comprendre la modestie réelle des actions engagées par notre propre pays, au-delà du soutien massif aux banques et à l'automobile :


On ne sait toujours pas ce qu'est le développement durable, plus de vingt ans après la naissance officielle de l'expression, et c'est tant mieux pour beaucoup, comme cela chacun y met ce qui l'arrange. L'article cité ci-dessus décode bien son acception actuelle  :
les Français placent comme première action possible l'utilisation d'ampoules basse consommation. (...) L'ensemble des expressions liées au domaine du social sont situées très haut dans l'échelle de l'espérance.
Le développement durable du Français moyen est une sorte de troc. "Promis, j'installe des ampoules basse consommation que j'éteins symboliquement une heure de temps en temps ,en échange, je garde mes acquis sociaux : mes 35 heures, ma Sécu, ma retraite... et un nouvel iPhone tous les six ans ?"

Cette promesse intenable n'est pas sans rappeler les paris enfantins du genre "Si je ne marche pas sur une seule jointure de trottoir jusqu'à l'école, je ne serai pas interrogé(e) en maths aujourd'hui". C'est la formule de Black-Scholes de l'écolier pour gérer le risque du zéro pointé : pendant un certain temps, elle est effectivement vérifiée par l'expérience, jusqu'au jour ...






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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 06:00
Tout visiteur du Massachussets Institute of Technology, près de Boston (USA), peut contempler, au milieu d'impressionnants hologrammes, un curieux démonstrateur : il s'agit de la Machine with Concrete, inventée par Arthur Ganson et qui fonctionne là-bas en continu depuis... 1992.

Elle consiste en un petit moteur électrique, tournant à 212 tours/minute, relié à une succession de 12 paires d'engrenages, chaque étage divisant la vitesse de rotation par 50. La dernière paire d'engrenages est prise dans le béton (cf. photo ci-contre provenant du site d'Arthur Ganson) ce qui montre qu'on peut dissiper une énergie mécanique dans de la matière apparemment inerte. Une vidéo de ce prototype est disponible ici.

De même que l'ingénieur Diesel inventa son moteur éponyme à partir d'une curiosité de laboratoire - un briquet qui s'allumait par compression d'air - des chercheurs de l'Ecole de Géologie de Nancy ont eu l'idée géniale d'inverser le processus : en enterrant une hélice dans le sous-sol et grâce à une boîte de vitesses adaptée, ils pensent pouvoir ainsi récupérer l'énergie provenant des mouvements de l'écorce terrestre pour fabriquer de l'électricité.

GéolienneCette "géolienne" - c'est ainsi qu'ils dénomment l'objet de leurs ardentes recherches - pourrait être déployée partout dans le monde : son rendement serait bien entendu meilleur sur les plaques en fort mouvement, mais même des plaques quasi-immobiles, comme celle sur laquelle nous sommes en Europe, auraient une vitesse de déplacement suffisante pour produire, 24 heures sur 24, une énergie propre, gratuite à l'usage et infinie. On pourrait même envisager une cogénération inversée, en couplant une géolienne à un échangeur géothermique.

Les premiers chiffrages, tenant compte de la mise au point des systèmes électromécaniques et des frais de forage, donnent une estimation du prix du kWh intermédiaire entre celui d'origine nucléaire et celui issu de panneaux photovoltaïque sde la génération actuelle. Ces prix élevés s'expliquent principalement par le coût prohibitif des forages, car ils font appel aux mêmes équipements et aux mêmes spécialistes que les forages pétroliers et gaziers. On peut néanmoins espérer que le ralentissement récent des investissements en exploration-production pétrolière provoqué par la crise économique actuelle réduira la pression sur la demande en services parapétroliers et ramènera rapidement ces postes de dépenses à des montants plus raisonnables.

A titre expérimental, la région Lorraine est prête à financer une ferme géolienne d'une dizaine de générateurs : "cela permettrait à la Région de reprendre contact avec son sous-sol, dont la valorisation a cessé avec la fermeture de la dernière mine de charbon" souligne le porte-parole du Conseil Régional : c'était à Creutzwald, en avril 2004.

Des investisseurs californiens sont déjà sur les rangs pour racheter les brevets déposés : ils estiment en effet que le potentiel de leur Etat est remarquable, du fait de lon exceptionnelle activité géophysique, stigmatisée par la célèbre faille de San Andreas.

On a souligné récemment l'importance de la tectonique dans les catastrophes majeures qui frappent régulièrement l'humanité. Il est heureux qu'on arrive enfin à découvrir comment utiliser cette fabuleuse énergie à des fins pacifiques.

Article également publié sur AgoraVox
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