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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 09:00
Notre dernier article à propos du prix du pétrole nous a valu un courrier de qualité.

Nous avions alors utilisé un raisonnement purement analogique pour estimer qu'en dollars 2008, le prix du baril pourrait descendre jusqu'à $30 si la demande s'effondrait sérieusement d'une fait d'une grave dépression économique.

On nous a opposé un raisonnement par les coûts marginaux : celui-ci reste valide, mais il suffit d'une réduction suffisamment forte - nous avons bien parlé d'un effondrement et non d'une simple baisse - intuitivement de l'ordre de 20% de la consommation actuelle, pour que le pétrole non conventionnel ne se vende plus du tout, la production de brut conventionnel suffisant à étancher la soif modeste d'un monde tournant au ralenti.

Nous en avons profité pour aller butiner un peu sur le site de l'IEA, qui a publié quelques statistiques intéressantes sur le prix de production complet (incluant les coûts d'exploration et de développement) d'un baril :

Pour faciliter la comparaison avec les prix actuels, nous avons augmenté de 25% les coûts publiés (datant de 2006) pour tenir compte de la dévaluation du dollar.

En appliquant la théorie du prix marginal, on voit qu'un prix de $30 peut être atteint dès que les productions offshore états-uniennes et "Divers Occident" (Other Western Hemisphere), soit environ 20% de la production mondiale selon ces estimations, se retirent du marché. CQFD.

Ce retrait a sans doute déjà commencé : cette année, les ouragans atlantiques perturbent peu l'industrie pétrolière offshore du Golfe du Mexique, comme si elle fonctionnait déjà au ralenti.

Pour vous donner une idée de la crise économique qui sous-tend une telle chute de la consommation :
- le second choc pétrolier a fait baisser la consommation mondiale de 10% en 5 ans
- la chute de l'URSS a réduit de 40% sa consommation nationale

Ce qui s'annonce pour le monde entier se situe donc entre les deux !
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 09:00
Les médias et nous-mêmes publiont régulièrement des courbes à propos des prix du pétrole, comme celle ci-contre par exemple, montrant qu'en moins d'une décennie, le baril a vu son prix multiplié par 4 (en euro) voire 7 (en dollars) :

Mais comme ces monnaies sont soupçonnées de tendances inflationnistes plus ou moins avouées et plus ou moins fortes, nous avons décidé de mesurer le prix du baril en or dur, grâce à l'historique du prix du lingot d'un kilogramme obligeamment mis en ligne par la Banque de France :

Etonnant, non ?

La progression est beaucoup plus lente, et le "record absolu"  de l'été dernier semble curieusement proche du maximum atteint à la fin de l'été 2005. Tout se passe comme si à l'approche d'une valeur égale à 4,5 grammes d'or par baril, l'économie réelle décrochait et forçait les acteurs spéculatifs à renverser la tendance.

Autrement dit, la différence entre le baril à 70 dollars d'il y a trois ans et le baril "historique" à près du double pourrait simplement s'expliquer par une dévaluation générale de toutes les monnaies, dévaluation de l'ordre de... 25% par an ! Ce n'est pas avec un Livret A que vous protègerez vos avoirs...

En travaillant cette fois-ci sur des moyennes annuelles et non mensuelles, et en remontant jusqu'en 1968, date à laquelle l'or a commencé à être coté sur le marché libre, on obtient la courbe suivante (en anglais et en once par baril cette fois-ci, pour faire snob) :
Pour convertir en grammes comme dans le graphique précédent, il faut multiplier par 31. On voit que les périodes de forte croissance économique (fin des Trente Glorieuses, années 90) correspondent à un baril à 1,5 gramme (0,05 once), tandis que la récession pointe le bout de son nez dès que le baril touche les 3 grammes (0,10 once).

On voit donc là un moyen empirique de calculer, à l'instant t, les prix minimum et maximum du baril de pétrole. En allant chercher le cours actuel de l'once d'or (autour des $900), et en tenant compte d'une variabilité journalière des cours de l'ordre de $10 à l'échelle du mois, on calcule aisément le prix plancher (1,5 * 900/31 - 10 = $30) et le maximum (4,5 x 900/31 + 10 = $140).

Revenir au niveau des $30 est inenvisageable en 2008, mais possible en 2009 ou 2010. Quant aux $140, un regain de spéculation haussière peut y conduire, mais les $150 seront vraiment durs à décrocher. Il y a donc de bons paris à faire...





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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 10:00
En marge de l'annonce de ce matin de la construction de sous-marins brésiliens par la France, cette étonnante justification du Brésil :
Le Brésil, qui a 7.500 km de côtes, veut développer sa défense maritime et en particulier celle de ses immenses gisements pétroliers récemment découverts. "Le Brésil n'a pas d'ennemis, mais nous devons continuer à renforcer notre capacité de défense nationale pour que, à tout moment, le Brésil puisse dire non ", a souligné Nelson Jobim.

Avec le drapeau russe planté l'année dernière par 4000 mètres de fond au pôle Nord, on constate que les abysses semblent devenir, après les déserts de la péninsule Arabique, les champs de bataille potentiels de ce nouveau siècle.
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:07

La séance d'aujourd'hui à Wall Street restera sans doute dans les annales.

Le baril y a bondi à mi-séance d'une vingtaine de dollars en quelques minutes, alors qu'il ne s'est rien produit de spécial dans l'économie réelle : pas d'ouragan, pas de bombardement d'un pays du Moyen-Orient ni même d'explosion de raffinerie. Exprimé en euro, le baril a également reçu une dose d'adrénaline, en retournant au-dessus des 85 €, soit très proche de son record absolu de juillet dernier.

Est-ce déjà la confirmation de notre dernière thèse sur l'évolution du cours du pétrole ? Ou, plus simplement, les soubresauts classiques constatés le jour de la clôture du contrat du mois...

En tout cas, notre barilomètre est temporairement revenu dans sa zone favorite.

On verra de quoi sera fait demain.




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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 14:00
Nous venons de découvrir un nouveau blog (en anglais) qui pourrait se révéler fort instructif, celui des Accidental Hunt Brothers, dont la raison d'être est d'analyser et de discuter de la spéculation sur les fonds indiciels.

Ce blog, sans doute proche des Démocrates puisqu'il les alimente en rapports anti-spéculateurs, a récemment publié une note intéressante expliquant ce qu'il s'est passé cette année sur le marché du pétrole-papier :
A partir du 20 mai, le Congrès a tenu de multiples auditions sur le sujet de la spéculation excessive sur les marchés pétroliers et de multiples projets de loi furent introduits pour prendre des mesures sévères contre les spéculateurs. Il est probable que cette attention soutenue de la part du Congrès a fait que de nombreux spéculateurs sur les fonds indiciels y ont abandonné leurs positions.
Le graphique ci-dessus, extrait du même rapport, apporte quelques données factuelles incontestables : il montre (aire bleue) que l'augmentation brutale des sommes investies dans les futures de WTI est directement corrélée à celle du prix du pétrole - et idem dans l'autre sens.
Après avoir nié l'évidence, l'organisme de régulation chargée de jouer le gendarme sur ces marchés a fini par avouer, lors de sa dernière audition par le Congrès le 11 septembre dernier :
De l'aveu même du régulateur américain des Bourses de commerce, les intérêts spéculatifs ouverts sur le pétrole brut de qualité WTI coté par le Nymex (New York Mercantile Exchange) ont atteint 70 % du total contre seulement 37 % en 2000. Pourtant, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) se déclare incapable d'identifier le principal responsable de la volatilité des cours agricoles et énergétiques. Entre les fondamentaux et la spéculation, elle se refuse de trancher (Les Echos)
et a expliqué sa lenteur de réaction et son impuissance par l'argument classique du manque de moyens :
L'Agence fonctionne en-deçà de son budget de 111 millions de dollars et les effectifs sont au plus bas niveau
Avec 100 millions de dollars, c'est bien connu, il est impossible de faire quoi que ce soit ! Les blogs et les forums qui décryptent l'actualité sur la Toile disposent effectivement de budgets sans commune mesure...

Pour en revenir au prix du baril, nous en venons à nous demander si la chute ne va pas se poursuivre encore pour redescendre à des niveaux compris entre 30 et 50 dollars 2008*.

En effet, même si notre version actuelle du barilomètre nous déclare déjà au bord de la récession, ce qui se passe en ce moment sur les marchés financiers est loin d'être rassurant pour l'économie réelle. Celle-ci n'a pour l'instant ressenti que la secousse initiale, celle des subprime de l'été passé, dont les conséquences dans le monde réel sont centrées sur les marchés immobiliers. Le pire est donc à venir.

Qu'il y ait une chute réelle et durable de la consommation dans l'OCDE, du fait de l'appauvrissement des ménages et du ralentissement de l'activité industrielle et commerciale, et le pétrole redeviendra surabondant.. L'OPEP sera incapable de maintenir les prix hauts : la plupart des pays qui la constitue ont besoin de la manne pétrolière pour maintenir à flots leur économie, voire pour maintenir le régime politique en place. Ces pays se battront entre eux pour capturer le plus de volumes et minimiser leur perte de revenus, ce qui fera chuter les prix, plutôt que de parvenir à s'entendre sur le maintien d'un prix élevé. Et les quelques rares investisseurs toujours présents sur les marchés de pétrole-papier préféreront jouer la baisse tant qu'une situation de pénurie ne se sera pas déclarée pour de bon - ce qui ne devrait pas survenir avant 5 à 10 ans, si la crise économique qui pointe le bout de son nez est effectivement, comme certains commmencent à le dire, d'une gravité équivalente à celle de 1929.

Voilà pourquoi nous envisageons de mettre en place une nouvelle version de notre barilomètre...
____________________________________________
* à condition que le dollar ne s'effondre pas cette année !
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 21:38
Le baril va-t-il nous faire un superbe atterrissage sur le seuil des $100 ?

L'image est belle...

... mais la récession nous paraît bien installée, et avec elle la chute mondiale de la demande. Nous maintenons notre prévision d'un baril à $75 en fin d'année.

D'ailleurs, à l'heure où nous écrivons ces lignes, le Brent vient de passer sous la barre des trois chiffres (three digits) : $99.46. Le WTI texan - qui sert de référence à notre barilomètre - tente de ne pas se crasher sur la piste... L'OPEP et les ouragans du Golfe du Mexique font tout leur possible pour réussir un atterrissage "dans du coton" !
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 10:31
Que ce soit en euro ou en dollar, le prix du baril s'effondre, selon un schéma qui semblerait pour l'instant compatible avec notre modèle prévisionnel. Mais le pétrole reste cher, à des niveaux proches de ceux que nous avions connus lors du deuxième choc pétrolier.

Inattendue est la vigueur retrouvée du dollar. Elle a permis à l'euro de revenir à des niveaux un peu moins insupportables, comme le montre notre euromètre ci-contre, mais a sans doute provoqué le nouveau décrochement de la livre sterling.

Dans la blogosphère anglo-saxonne, la tendance est également baissière, comment le montre le dernier article de Jerome a Paris qui propose de parier à nouveau sur la date de franchissement... des 100 dollars.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 23:00
Qui aurait osé associer les Indiens d'Amérique et le coal-to-liquids ?

Les romans de Tony Hillerman nous avaient pourtant aidés à revisiter notre imagier du bon Indien, vivant en intelligence avec la Nature. Les Navajos qu'il dépeint tout au long de ses fresques ethnico-policières ne montent plus à cheval, mais dans d'imposants 4x4 au volant desquels lesquels ils arpentent inlassablement les plaines désertiques de l'Ouest américain.

En clin d'oeil, nous avions déjà proposé un conte indien expliquant pourquoi l'homme rouge ne tomberait plus dans les travers excessifs et dangereux à terme de l'homme blanc. Dans son roman Abysses, avec le personnage de Jack Greywolf (littéralement Loupgris), Schätzing semble également régler un compte avec ce poncif de l'Indien respectueux de la Nature, déjà critiqué par Rufin dans son Parfum d'Adam.

Le 8 août dernier, la Nation Crow a dévoilé un projet d'usine de liquéfaction du charbon dénommée Many Stars (Beaucoup d'étoiles). Lorsqu'elle sera en service, en 2016, elle transformera chaque jour 38 000 tonnes de charbon extrait des sous-sols de la réserve indienne - où se trouve le site de la célèbre bataille de Little Big Horn - pour produire 50 000 barils de carburant, soit à peu près la moitié de la production d'une raffinerie moyenne comme celle de Fos-sur-Mer.

Comment les investisseurs se protègent-ils du risque d'une chute du prix du pétrole, qui rendrait le baril de CTL trop cher à produire ? Probablement en sécurisant les prix aux deux bouts : en amont, en négociant un prix fixe du charbon auprès des Crows, et en aval, en signant des contrats de fourniture pluri-annuels avec les bases militaires avoisinantes, très contentes de remplir ses tanks de carburant homemade.

On a déjà souligné combien le procédé de liquéfaction du charbon pouvait être polluant : ce ne sera pas directement le cas de ce projet, qui prévoit de récupérer le CO2... pour l'injecter dans des puits de pétrole proches de l'épuisement et ainsi accroître le taux de récupération. Le gaz carbonique issu de la combustion de ce pétrole sera-t-il, lui, récupéré ? Rien n'est moins sûr.

En Virginie Occidentale, un autre projet d'usine de CTL a également été annoncé : plus petite, elle produira à la fois des carburants automobiles et du méthanol, et stockera le CO2 produit dans un aquifère salin.

La naissance de tels projets industriels, sans aucune subvention publique, montrent que le CTL "propre" - les émissions de gaz à effet de serre lors de la combustion des carburants ainsi obtenus n'étant toujours pas contrôlées - est désormais économiquement viable.


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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 12:14
Ceux qui pensaient que le candidat démocrate à l'élection présidentielle était dans la continuité de son illustre prédécesseur nobélisé, Al Gore, vont être déçus.

Pour gagner quelques électeurs, il n'a pas hésité à déclarer au Palm Beach Post :
Mon intérêt, c'est de garantir que nous ayons le genre de politique énergétique globale capable de faire baisser les prix de l'essence.
Il est vrai qu'on avait déjà été quelque peu refroidis par sa vision à long terme de la politique énergétique états-unienne.

Cette déclaration avait pour objet de tempérer sa position vis-à-vis de la législation en matière de forage offshore :
Si, pour faire passer cela, nous devons faire un compromis en termes d'une stratégie de forage prudente, bien réfléchie qui a été soigneusement circonscrite pour éviter des dommages environnementaux supplémentaires - je ne souhaite pas être rigide au point où nous ne puissions plus rien faire.
Il s'agit bien évidemment de permettre une exploration approfondie des eaux au Nord de l'Alaska.

Il est désormais improbable que la fonte estivale de la banquise arctique dépasse le record établi l'année dernière, l'anomalie totale dépassant à peine le million de m² - comme le montre la situation synthétique à fin juillet dont un extrait est donné ci-contre - alors que le solstice d'été est désormais passé, .

Mais cette anomalie est justement concentrée dans la région de l'Alaska : de voir tant d'espace maritime dégagé doit effectivement provoquer de grandes excitations chez Big Oil et, par le jeu des lobbyistes, auprès des hommes politiques.

On a juste oublié de dire aux électeurs que, même si on trouvait aujourd'hui du pétrole à foison au large de l'Alaska, compte tenu des délais de construction des installations pétrolières, aucun baril en provenant n'aurait de chance d'arriver sur le marché avant la fin du prochain mandat présidentiel !
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 09:00
Alors que le baril semble entamer une lente descente malgré quelques soubresauts passagers, chaque jour voit surgir l'article d'un nouveau partisan de la non-spéculation. Après le rapport circonstancié de la commission ad hoc états-unienne, voici maintenant qu'Ivar Ekeland, un véritable économiste, chroniqueur à Pour la Science, nous déclare à son tour que :
La flambée du pétrole... n’est pas due à la spéculation, mais, comme toutes les autres matières premières, à l’augmentation de la demande mondiale.
Malheureusement, on ne trouve sur Internet qu'un extrait de l'article, mais son "chapeau" donné ci-dessus résume le point de vue de l'auteur : comme toutes les matières premières voient leur prix monter en même temps, y compris le minerai de fer qui n'est pas coté sur les marchés de futures, c'est donc que les futures ne sont pas coupables, et donc il n'y a pas spéculation.

Cette démonstration est très élégante, mais elles souffre de quelques imperfections.

Revenons déjà à la question de la demande : cela fait des décennies que la demande de pétrole croît sans que le pétrole ne se renchérisse sensiblement - comme beaucoup de matières premières - alors pourquoi le prix du baril a-t-il commencé à s'envoler en 2003 et pas avant ?

Il y a une explication physique : quand on regarde les variations de consommation, on s'aperçoit de la présence d'un net pic entre 2003 et 2005, principalement dûe à une augmentation brutale de la demande des Etats-Unis et de la Chine, sans doute liée à l'invasion de l'Irak.

Cette poussée de fièvre a probablement induit une perturbation sérieuse dans la pétrosphère : les pays producteurs ont dû racler les fonds de tiroirs pour satisfaire la demande, et cette tension palpable s'est immédiatement traduite par une hausse des prix. Voilà pour les fondamentaux. Et ce qui est vrai pour le pétrole l'est aussi pour le fer, le charbon, le zinc, etc.

C'est pourtant au moment précis où la demande mondiale fléchit pour cause d'entrée en récession des Etats-Unis que le baril monte au plus haut de son histoire : est-ce vraiment à cause de ces fondamentaux ? Non bien sûr, il y a forcément "un peu" de spéculation. Contrairement aux yaourts qui peuvent parfois afficher 0% de matière grasse, les prix du pétrole ne sont jamais exempts de traces spéculatives.

Notre thèse est qu'en 2005, quand la croissance de la demande est revenue à un niveau plus acceptable, les acteurs sur le marché du pétrole se sont aperçu que l'économie mondiale acceptait sans broncher un baril à $50, ce qui était une chose impensable pour tout lecteur assidû des rapports de l'AIE. Pourquoi ne pas maintenir la tendance haussière, dans ce cas ?

On pourrait donc considérer que ce qui sépare le prix de 2005 - dû à une forte période de tension offre-demande - du prix actuel est de la pure spéculation, qui a pris la relève de l'impulsion "fondamentale" provoquée par la tension offre-demande, impulsion retombée depuis maintenant 3 ans !

Hé oui, ce raisonnement de café du commerce - mais c'est dans de tels lieux qu'on s'entend sur les prix, n'importe quel commercial vous le confirmera - nous montre que le prix "fondamental" du baril serait de l'ordre de $50 et que la spéculation serait à l'origine de plus de la moitié du prix 2008.
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