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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 07:00
En l'absence d'un début de commencement de démarrage de pénurie, c'est une fois de plus la spéculation qui a permis au baril de poursuivre sa remontée cet été. Quelques ouragans menaçant de passer opportunément par le Golfe du Mexique pourraient permettre au baril d'aller jusqu'à la barre des $80.

Ce prélèvement spéculatif, par rapport au prix plancher de début d'année, équivaut à une taxe carbone d'environ... 200 €/t, soit plus de quinze fois la valeur actuellement discutée. Les fameux pauvres-des-campagnes-dépendant-de-leur-voiture, argument-massue actuel des anti-carbotaxe, n'ont pourtant pas bronché.

En heures de SMIC, le baril coûtait en moyenne le mois dernier 5,8 h, soit sa valeur moyenne sur la période 2005-2007 pendant laquelle on hurlait au retour du pétrole cher : comme seules brillent aujourd'hui carbotaxe et grippe A dans les médias, on en déduit que l'économie mondiale s'est faite à l'idée d'un baril à $70. Notons au passage que plus personne ne se plaint non plus d'un euro à plus de 1,40 dollar US.

Pour ces raisons, dans les prochains mois, autant un baril à cent dollars est peu probable, autant le retour sous les cinquante est également fortement hypothétique.
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 07:00
tandis qu'un Airbus a chassé l'autre dans les manchettes des journaux, c'est le cours du baril qui nous paraît proche de son point de décrochage attendu, suite à la progression peu soutenable qu'il a connu en juin dernier, et cela qu'on l'exprime en dollar comme en euro.

Le record annuel de cette semaine ($73) semble être un pari de trop effectué par un de ces fameux tradeurs solitaires qui font de merveilleux boucs émissaires pour les sociétés de courtage, toujours soucieuses de leur respectabilité.
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:00
Incapable de faire franchir au baril le plafond des 75 dollars qui, l'année dernière encore, était vu comme un plancher inatteignable, le pétrole, la spéculation sur le baril semble s'être déjà essouflée.

Il n'y a pas si longtemps, il suffisait qu'Ahmadinejad éternue pour qu'aussitôt, les "journanalystes" agitent le spectre d'une guerre nucléaire Iran-USA, provoquant ainsi une flambée des cours.

Hier matin, nous avons reçu le courriel ci-dessous, intitulé IRAN / ALERTE, de la part d'une Chambre de Commerce et d'Industrie tout à fait sérieuse :
Madame, Monsieur,

Comme vous le savez, les élections en Iran ont provoqué des manifestations à Téhéran et le pays tout entier est aujourd'hui sous tension. La Grande Bretagne a ainsi commencé à rapatrier ses ressortissants.

Votre entreprise travaille peut être actuellement avec ce pays et une partie de votre personnel s'y trouve. Dans le cas où vous chercheriez à rapatrier ce personnel, nous vous remercions de bien vouloir nous contacter.
Comme on ne peut pas suspecter cette respectable institution d'alimenter la rumeur sur le NYMEX, on ne peut qu'en déduire que l'alerte est plutôt justifiée. Pendant ce temps, imperturbables, les journanalystes déroulent leurs dernières manchettes :

Le pétrole repasse 70 dollars, le marché s'inquiète de l'offre au Nigeria

Les cours du pétrole dépassaient à nouveau les 70 dollars jeudi en fin d'échanges européens, les craintes géopolitiques au Nigeria semblant prendre le pas sur les inquiétudes suscitées par la faiblesse persistante de la demande.
Mais à force d'avoir trop crié au loup, nos amis les traders ont réussi à vacciner le baril contre les crises géopolitiques.

PS : ce matin, la mort de Michael Jackson éclipse les troubles intérieurs iraniens : on avait associé son oeuvre à celle du gaz russe, la star de la pop-funk qui avait un problème avec sa couleur aura-t-elle un effet posthume sur l'or noir ?
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 07:00
La hausse du pétrole est-elle durable ?


On avait déjà émis l'hypothèse que nous connaissions un n-ième épisode spéculatif saisonnier : l'économie réelle est déprimée et la demande est loin d'avoir la dynamique de ces dernières années.

Preuve en est d'ailleurs le cours du gaz naturel, qui avait tendance naguère à suivre les cours du pétrole en période haussière, ne serait-ce que parce qu'une part significative du parc de centrales électriques américaines est mixte fioul-gaz : si le pétrole flambe, une partie de la demande se reporte sur le gaz qui monte à son tour, et les phénomènes spéculatifs magnifient la tendance.

Le graphique ci-contre (source WTRG) montre bien qu'il y a eu quasi-superposition des records de prix en juillet 2008 pour le gaz (courbe du bas) et le pétrole (courbe du haut). Mais depuis, le gaz a entamé une longue descente vers une morne plaine désertique, et qui pourrait correspondre à ce fameux prix d'équilibre prévu par la théorie de l'offre et de la demande.

Un coup d'oeil sur les cours du charbon montre la même déprime, sachant qu'en plus ses débouchés sidérurgiques ont également le blues.

Un tel contraste ne peut à notre avis durer : le pétrole vit sans doute ses derniers jours de hausse. Et, si les spéculateurs jouant la hausse le désertent, il pourrait retomber à son prix d'équilibre qui, si on fait une extrapolation à partir des cours du gaz naturel, est de 30-35 dollars le baril, comme nous l'avions estimé par d'autres méthodes il y a quelques temps.
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:01
Au moins cette année nous fait-on l'économie de l'argument malthusien de la raréfaction des ressources : le pétrole monte à cause de la spéculation, tout le monde est d'accord sur ce point. Compte tenu du comportement saisonnier de ce phénomène, la décrue devrait donc commencer en juillet, avec éventuellement quelques surprises si les cyclones du Golfe du Mexique sèment la pagaille comme ils le firent en 2005.

A 42 €/baril en moyenne sur le mois de mai 2009, nous revenons aux niveaux de 2005 qui avaient vu le grand public, pour la première fois depuis des lustres, s'alarmer du prix à la pompe. Rien de vraiment tel cette année, il est vrai que l'actualité de l'économie réelle fournit des motifs de préoccupation plus graves.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 07:00
Le prix de l'or noir reprend, lentement mais inexorablement, sa progression, que ce soit en dollar, en euro ou même en pouvoir d'achat.
Le fameux phénomène de la "driving season" - les mois d'été durant lesquels voitures et avions américains circulent frénétiquement pour cause de vacances - provoque toujours quelques tensions sur le marché nord-américain qui, rappelons-le, sert de base pour le calcul du prix au niveau mondial. La remontée récente du baril est-elle une anticipation de ce phénomène consommateur de carburant pour véhicules ?

Ou bien repartirons-nous pour une nouvelle bulle ? Les acteurs spéculatifs sont un tout petit peu moins nombreux et un tout petit peu moins riches qu'avant, mais les règles du jeu n'ont toujours pas changé. Alors...

Un peu de pseudo-statistiques peut aussi nous apporter un éclairage : si on considère que le concept de probabilité de hausse mensuelle du baril existe - ce qui est loin d'être facile à démontrer en toute rigueur - et qu'on cherche à estimer cette probabilité par quelques calculs de combinatoire sur les dix ans passés, on obtient la courbe ci-contre.

Elle montre que, sur les dix dernières années, le prix du pétrole est orienté à la hausse (probabilité  franchement supérieure à 50%) jusqu'en juillet pour s'effondrer en septembre-octobre, (probabilité << 50%) avec deux périodes indécises (probabilité proche de 50%) : mai et la fin d'année.

La hausse constatée depuis le début d'année serait donc pour l'instant dans l'ordre des choses.

Ce petit modèle mathématique, digne du coin de table d'une arrière-cuisine, existe en versions beaucoup plus sophistiquées chez les courtiers en matières premières (commodity traders) : c'est sur les résultats de ces savantes modélisations, fondées en grande partie sur l'historique des cours, qu'ils bâtissent leurs stratégies de négoce. Ces modèles n'ont bien entendu rien à voir avec ceux montrés dans leurs publicités.

En calculant la probabilité non pas sur la période longue 1999-2008 mais une période plus courte (2003-2007) - c'est-à-dire le calcul que beaucoup ont dû faire l'année dernière pour modéliser la bulle pétrolière - on obtient une courbe de même aspect mais avec une étonnante pointe estivale, donnée ci-dessous.

En effet, le mois de juillet y apparaît comme un mois où la probabilité semble être égale à 100% : autrement dit, le prix du baril apparaît comme quasi-sûr d'augmenter ce mois-là. Par contre, la fin d'année est beaucoup plus incertaine.

De nombreux spéculateurs ont donc probablement joué un jeu haussier jusqu'en juillet, encouragés par leurs analyses pseudo-statistiques, pour ensuite passer brutalement sur une stratégie beaucoup plus prudente et plutôt baissière.

Il n'en fallait pas plus pour que le prix du baril connaisse  en 2008 cette surchauffe mémorable où le baril alla jusqu'à tutoyer les $150... début juillet.

Si les modèles n'ont pas été changés, l'historique 2008 va conforter ces pseudo-probabilités et donc on devrait assister, sauf événement géopolitique extraordinaire, à un nouveau "rallye" des prix du baril sur juin-juillet nous amenant facilement au voisinage du seuil des $60 - $60 en moyenne mensuelle, ce qui peut signifier une pointe instantanée à $70 ou au-delà.

Certes, il s'agit d'un raisonnement de dinde de Noël de la part des "investisseurs". Mais à la différence de l'animal dont l'existence dans cette parabole forme l'enjeu du pari, la dinde spéculatrice ne joue pas avec son propre argent mais avec celui de son fermier ! Cela donne le droit de se tromper.
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:00
Un grand truc des Théoriciens Post-Piquistes d'Olduvai (TPPO), c'est l'ERoEI.

Ce n'est pas pas un cri de guerre apache, mais l'acronyme d'Energy Returned on Energy Invested, un espèce de concept pseudo-économique inspiré du RoI (Return on Investment), qui donne une indication de la performance financière d'un investissement.

Pourquoi pseudo-économique ? Parce que, justement, l'ERoEI ne se calcule pas avec des pépètes (euro, dollar, ouate et vert) mais avec des kWh, des Joule ou des BTU : considérant une quantité d'énergie disponible dans la nature (énergie disponible ou ED), on divise la quantité d'énergie finalement obtenue pour utilisation par la quantité d'énergie qu'il a fallu "investir" (EI) pour rendre utilisable la première quantité. La plupart du temps, l'ERoEI est calculée comme ERoEI1=(ED-EI)/EI - qu'on exprime comme une fraction à la mode anglosaxonne, du type 5:1 ou 1:2 - mais on trouve aussi des gens qui vous calculent l'ERoEI comme ERoEI2=(ED-EI)/ED - qu'on exprime alors comme un pourcentage. Les matheux démontreront aisément que ERoEI2 = ERoEI1/(1-ERoEI1).

Par exemple, pour l'essence que vous achetez à la pompe, l'ERoEI est aujourd'hui de l'ordre de 9:1 ou de 90%, selon le mode de calcul préféré : en effet, pour un litre mis dans votre réservoir, il a fallu consacrer l'équivalent d'un dixième de litre d'essence pour alimenter en énergie le puits d'extraction, les oléoducs et pétroliers et la raffinerie qui vous ont apporté ledit litre.

Pour l'instant, tout ceci n'est que de la "ratiolisation", de la fabrication de ratios. La trouvaille complémentaire des TPPO, c'est d'affirmer que :
Aucune source d’énergie ne sera exploitée si l’énergie qu’elle rapporte est moindre que l’investissement énergétique exigé pour l’exploiter.
Autrement dit, dès que ERoEI1 deviendra inférieur à 1:1 (ERoEI2 < 50%), la source d'énergie ne sera plus exploitée. A première vue, une telle assertion semble logique, vu que dans son équivalent financier, un RoI inférieur à 1 signifie que l'investissement est à fonds en partie perdus.

Le problème de ce raisonnement ultra-simpliste, c'est qu'une unité de quantité d'énergie n'est pas parfaitement équivalente à une autre, sur le plan technico-économique. Une pièce d'un euro a la même valeur absolue dans la poche d'un SDF ou dans celle de Daniel Bouton, mais un kWh de chaleur et un kWh d'électricité ne sont pas substituables. Pire, un kWh de chaleur à 50°C n'est pas non plus substituable à un kWh de chaleur à 100°C : avec le second, vous pouvez chauffer votre maison et faire la cuisine (à l'anglaise) tandis qu'avec le premier vous ne pouvez que vous chauffez. Et on sait, moyennant pertes, transformer des kWh de chaleur en électricité et vice-versa, mais on ne sait pas directement transformer de la chaleur à 50°C en chaleur à 100°C.

On comprend donc qu'il y a une sorte de hiérarchie industrielle dans les différentes énergies, avec tout en bas de l'échelle, la chaleur faible température ou le mouvement lent d'un objet massif et tout en haut... le pétrole. Pour que le calcul de l'ERoEI ait un sens, il faudrait pouvoir pondérer les termes EI et (EI-ED) par un indice de qualité énergétique représentatif de la position de l'énergie considérée sur cette échelle de valeurs. Mais la définition précise et incontestable d'un tel indice est loin d'être facile, et nous ne nous y risquerons pas.

Toujours est-il que, si vous trouvez un procédé qui sait fabriquer du pétrole avec de la chaleur faible température (par exemple celle issue du corps humain), moyennant un ERoEI1 "catastrophique" de 1:10 ou même 1:100, n'écoutez pas les TPPO et courez vite en déposer le brevet : votre fortune est assurée... du moment que le RoI est bien (nettement) supérieur à un.

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 07:00
Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un tel étalage de terraplatisme.

Le dernier numéro de l'édition internationale de Newsweek nous gratifie d'un article d'un optimisme apparemment inébranlable, repris en couverture sous la manchette aguicheuse d'un "pétrole bon marché à jamais".

Le coeur du raisonnement est simple : puisque la tendance fondamentale du prix du baril est à la baisse depuis 1800, il ne peut que rester bas dans le futur. Bref, c'est un beau syndrome de BAU qui frappent aussi bien les dindes de Noël que les constructeurs aéronautiques.

Pour l'auteur, qu'importe les réserves en déclin, le manque d'investissement notoire en exploration-production face à la montée des appétits des pays émergents...
Yet the fact is that the world has faced all these issues before, and for the past 200 years, commodity prices have been trending downwards, thanks to new technologies, greater efficiency in extraction and the substitution of one commodity for another

Le fait est néanmoins que le monde a fait face à tous ces problèmes dans le passé, et que tout au long des 200 dernières années, les prix des matières premières ont tendanciellement baissé grâce aux nouvelles technologies, à une meilleure efficacité des processus d'extraction et aux effets de la substitution d'autres matières premières.
Encore un beau chant de cygne blanc, de plus en plus rare sur la question du pétrole pourtant : même l'AIE n'ose plus un tel optimisme ! Car il n'est plus si lointain, ce jour où nos descendants parodieront un single des Beatles pour désigner les champs de pétrole vides qu'on leur aura laissés... plein de CO2 ?

Mais de l'optimisme forcené au ridicule, la frontière est mince.

Très actuelle, cette pochette d'album ! Pourtant, elle date de 1975...
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:00
Le journaliste économique des Echos chargé d'écrire le commentaire quotidien des cours du pétrole - c'est un métier comme un autre - lui a donné hier un titre lourd de sens : le pétrole revient dans le vert.

Pour un "investisseur", qu'est-ce qu'un pétrole vert ?

Une transmutation inattendue du Brent en agrocarburant de deuxième génération ? Hélas non.

Un prix du baril qui redescend à des niveaux historiques, assurant les meilleures chances de relance aux économies industrielles et le maintien d'un hyper-confort et d'une hyper-mobilité pour les citoyens des pays riches ? Que nenni.
"Le pétrole est en train de devenir un baromètre du sentiment économique général. Les pics récents (du brut) les 23 mars et 3 avril ont coïncidé avec des mouvements similaires sur les marchés d'actions", a observé à ce sujet David Evans, de BetOnMarkets.
Le pétrole vert, c'est un pétrole cher.

Et merci à David Evans pour avoir redécouvert le principe du barilomètre, et du fait que le prix du pétrole dépend plus du moral des cambistes que de l'équilibre entre l'offre et la demande.

Cela dit, nous maintenons notre prévision d'un prix relativement stable jusqu'à la fin de l'année, même si les perspectives de plafonnement de la production finiront bien par enflammer la spéculation sur les futures à moyen terme.
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 07:00
Nos statistiques mensuelles montrent un léger frémissement du prix du pétrole en mars :
McKinsey et le CERA annoncent un probable redémarrage des cours... Mais pour cela faudrait tout de même pour cela que la consommation US soit mieux orientée !


Les Etats-Unis consomment à eux seuls un quart de la production mondiale, contre moins de 10% pour la Chine : même avec une légère poursuite de la croissance dans l'Empire du Milieu, il sera difficile de compenser cette chute.

L'OPEP elle-même n'y croit plus :
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pourra se contenter d'un baril de pétrole entre 40 et 50 dollars en 2009, en raison de la sévérité de la crise économique, a affirmé jeudi le secrétaire général de l'Opep, Abdallah el-Badri.
"2009 est l'année la plus difficile" en terme de croissance économique, a remarqué M. el-Badri, au cours du 10e sommet international du pétrole de Paris. Les pays de l'Opep peuvent "peut-être vivre avec ce prix de 40-50 dollars" le baril "en raison des circonstances (économiques) actuelles", a-t-il poursuivi. "Nous ne sommes pas heureux d'avoir un baril à 50 dollars mais 2009 est l'année la plus difficile et nous devons voir comment nous pouvons vivre avec", a ajouté le secrétaire général de l'Opep.
Sur le long terme, M. el-Badri a cependant jugé que l'Opep ne pouvait pas accepter un prix de 50 dollars le baril "car le coût des matériaux, des biens, des services, des produits alimentaires sont toujours en très forte hausse".
Quand l'économie repartira, les prix remonteront peut-être à 70-75" dollars le baril, a prédit M. el-Badri, jugeant que c'était le niveau de prix auquel l'Opep pouvait "investir dans de nouvelles capacités" de production.
Nos prévisions n'étaient apparemment pas si stupides... Il faut dire que la marge d'erreur était large !

Même Christophe de Margerie, le DG de Total, abonde dans le sens de la stabilité des prix :
Il y a quand même de bonnes chances pour que, dans les semaines, les mois qui viennent, le prix du pétrole reste à des niveaux raisonnables, c'est-à-dire entre 40 et 50 dollars par baril
C'est sans doute la contribution des opérateurs du NYMEX à la lutte contre la déflation
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