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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 17:08
Il est habituel de vilipender l'affreux libéralisme comme cause première de l'impasse environnementale dans laquelle nous semblons nous être engagés.

Pourtant, la sur-consommation des pays occidentaux semble d'abord motivée par la recherche d'un plaisir individuel, sans qu'une quelconque autorité de contrôle n'ait voix au chapitre. Les industriels le disent bien : "on se contente de fournir ce que veulent les clients".

Autrement dit, si on trouve probablement du côté des industriels une aspiration innée au libéralisme - peut-on empêcher un prisonnier de penser à s'évader ? - la "révolution culturelle" occidentale de la fin des années 1960 (mouvement hippie, mai 1968...) a fourni à ces industriels au moins deux générations de consommateurs jouissifs et insouciants du lendemain.

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L'arrivée de nouvelles générations d'adultes, plus sensibles à ce qui nous attend sur le long terme, devrait régénérer la gauche occidentale, aujourd'hui momifiée dans une idéologie soixante-huitarde baptisée "social-démocratie".

Après la gauche-cigale, préparons-nous à voir émerger la gauche-fourmi.
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 10:32
VPO-Chat
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:52
Une grande partie des débats actuels sur le climat et les ressources naturelles font appel à de multiples modèles : des croisements d'algorithmes savants et de bases de données gigantesques qui ont pour but de fournir des éléments de prospective, généralement afin d'amener une prise de conscience des "décideurs".

L'un des plus anciens modèles est celui mis au point par Meadows dans les années 1970. Depuis qu'on s'est aperçus, une génération plus tard, que ce modèle donnait finalement des résultats pas si faux que ça, de nombreux groupes de réflexion se sont emparés de l'approche pour faire avancer leur cause sur les questions d'environnement et de ressources naturelles, notamment énergétiques.

Avant de porter un jugement sur ces différents modèles, tentons d'abord de construire un "méta-modèle", c'est-à-dire de décrire l'architecture générale d'un modèle idéal capable de décrire le futur de l'humanité sur une assez longue période, une sorte de théorème général de la psycho-histoire en quelque sorte.
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Une première version de ce méta-modèle pourrait être celle donnée ci-dessus. C'est bien entendu perfectible, mais cela suffit pour faire une première comparaison des modèles les plus connus.

Prenons pour commencer le modèle Meadows :
undefinedMis à part l'impasse sur la modélisation fine du système économique et commercial mondial (chose que personne n'a jamais su faire par ailleurs), ce modèle est assez complet. Ce qui n'est pas modélisé non plus, c'est justement la conclusion du fameux rapport Meadows, dit "du Club de Rome" : il y a des décisions lourdes à prendre aux niveaux de gouvernance les plus élevés et sans doute une vision sociétale à ré-écrire pour arriver à obtenir d'autres résultats moins déprimants du modèle.

Maintenant, penchons-nous sur les scénarios plus orientés sur les questions d'énergies fossiles et de réchauffement climatique. Nous allons positionner le modèle Mescalito mis au point par la Direction de la Recherche d'EDF, et qui est assez similaire, quoique plus complet, au modèle d'ASPO-France. Nous allons également nous occuper des scénarios du CERA (des consultants américains apparemment payés pour annoncer de bonnes nouvelles) et de ceux des peakniks, qu'on trouve en abondance sur Internet.
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Enfin, pour que la photo de famille soit complète, nous allons également faire apparaître le modèle de l'AIE, qui sert aujourd'hui de référence au sein de l'OCDE, et les fameux "scénarios d'émissions" du GIEC.
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On constate que ces différents modèles, qu'on s'amuse souvent à confronter, ne sont en fait pas du tout comparables du point de vue de leur "moteur" : le GIEC ne cherche pas trop à savoir si ses scénarios de consommation sont géologiquement possibles ou pas (en fait beaucoup le sont), et l'AIE non plus bien qu'elle ait fait un travail remarquable dans la modélisation économique. N'oublions pas qu'elle fut créée en 1973, pour conseiller les membres de l'OCDE sur les politiques énergétiques à adopter face à une OPEP soudainement rebelle.

Du côté des détecteurs de pics, seuls EDF et ASPO-France peuvent décemment être crédités de modèles sérieux pour la question des pics d'énergies fossiles. Mescalito (EDF) notamment semblerait aller plus loin qu'ASPO-France, en modélisant également pour partie la consommation et les politiques gouvernementales (CO2, EnR, transports...).

En particulier, les modèles "peakniks" se contente de modéliser l'offre sans tenir compte des questions industrielles et avec une base de données quasiment inexistante sur la question des ressources : leurs modèles se contentent d'une variable, souvent décrétée constante, appelée les URR (Ultimately Recoverable Resources). Or la détermination même de cette valeur (qui varie au cours du temps) mérite un modèle à elle toute seule.
EDIT : notons un progrès de la part du fameux modèle "Campbell" qui intègre, depuis mai 2008, les spécificités de la production off-shore (production en plateau et non en courbe en cloche) mais reste toujours assez léger sur la modélisation du cycle d'investissement lui-même, qui définit la vitesse et le débit du "robinet" qu'on branche sur les réserves.

On peut toutefois reprocher à tous ces modèles, excepté celui de l'AIE, la non-prise en compte des cycles économiques et des mécanismes d'équilibre offre/demande : or ce sont ces facteurs qui influent le plus la variation des productions d'énergie. Les deux précédents pics pétroliers locaux que nous avons rencontrés ont été avant tout provoqué par des crises économiques : le pétrole lui-même n'avait jamais alors manqué.

Enfin, il est quand même incroyable de se dire qu'en terme de couverture fonctionnelle, personne n'a réussi à égaler le modèle Meadows depuis 40 ans ! Ce n'est pourtant pour des questions de puissance de calcul : le modèle Meadows tournerait sans problème aujourd'hui sur un banal tableur. Avons-nous perdu la capacité à construire la global picture ?





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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 15:27
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(Actualisation de la courbe illustrant l'article Faux espoir)


James Hansen le dit sans ambages dans le Monde : " Les stocks de pétrole sont limités, mais si nous nous mettons à brûler les ressources fossiles non conventionnelles et le charbon, nous allons produire une tout autre planète."

Et toc pour ceux qui croient encore à un PO sans RC.





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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 17:49
Avec l'arrivée du baril à l'étape des $100, on reparle de plus en plus de cette décennie comme marquant le début de "l'après-pétrole".

Cette expression très médiatique est particulièrement erronnée puisque le véritable après-pétrole n'arrivera probablement pas avant un siècle ou deux. Même s'il nous reste 42 ans de production constante (selon les tout derniers calculs de l'EIA, l'organisme de statistiques du Department of Energy américain), en pratique nous en sortirons sans doute de moins en moins de terre chaque année, selon une courbe lentement décroissante.

Il est désormais fortement probable que le fameux pic pétrolier ait lieu dans les prochaines années, même si beaucoup pensent qu'il ressemblera plus à un plateau ondulé qu'à une belle pointe acérée, comme apparaissent les chocs pétroliers de 1973 et de 1980 sur les courbes de production.

Mais alors, nous sommes sauvés ! s'exclament certains. Avec de moins en moins de pétrole, cela fait de moins en moins d'émissions de CO2 !

Hélas non. Le Roi Charbon a repris sa progression après quelques années de stagnation, et il n'est pas prêt d'abdiquer. Au XXIème siècle, quand on parle d'émissions de CO2, c'est bien le charbon, et non plus le pétrole, qu'il faut considérer.

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 09:33
undefinedHalte au gaspillage ! Voici la première carte de voeux recyclable, réutilisable jusqu'en 2100.
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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 17:18
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 10:06
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 15:24
Borloo a aujourd'hui annoncé la couleur du Grenelle de l'Environnfinautoruoute.PNGement 2007 :

"La rupture s'impose. Il s'agit d'un changement radical d'approche, passant du principe du rattrapage autoroutier à un développement à grande échelle des transports alternatifs (...). Le paradigme actuel, fondé sur la priorité accordée aux infrastructures routières et autoroutières et sur le développement séparé des modes de transport, doit laisser place à une logique de développement intégrée, multimodale, dans laquelle la route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours imposées par l'état des technologies ou la géographie."

Une petite phrase qui marque la fin d'un demi-siècle d'équipement dominé par les autoroutes et les aéroports...

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 22:13

Facteur 4.PNGL'ex-Commissariat au Plan, désormais Centre d'Analyse Stratégique, vient de publier son rapport sur les perspectives énergétiques françaises.

Ses conclusions sont parfois étonnantes  : il prédit que le pétrole ne se cotera pas durablement au-dessus des 100 dollars avant 2015, alors que les prévisions des milieux autorisés le voient dès 2008.

Pas question également d'imaginer que le fameux "pique huile" puisse survenir avant 2050. Le CAS rejoint ainsi les club de plus en plus sélect des négateurs du PO, aujourd'hui présidé par  le CERA, sans rival à ce jour.

Evidemment, toute médaille a son revers : si les fossiles ne plafonnent pas, c'est qu'on les consomme. Exit donc le fameux objectif dit du "facteur 4" (quatre fois moins d'émissions de CO2 que maintenant). Nous ne saurons, d'ici 2050, que diviser nos émissions par deux et demi.

Nous laissons donc à la Chine le plein usage de ce facteur 4 - mais comme multiplicateur, bien entendu.

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