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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 07:00

 

http://neilt44.files.wordpress.com/2009/06/desert-des-tartares.jpg?w=246&h=373

Quand on est piquiste et que l'on attend, droit dans ses bottes, l'arrivée du pic pétrolier et du Grand Soir qui en découlera, que faut-il lire en attendant l'arrivée de cet événement mythique ?

Richard Heinberg ? Jared Diamond ? feu Matthew Simmons ?

Que nenni : il faut lire et relire Dino Buzzati pour son Désert des Tartares.

Pas de pétrole dans ce désert pourtant crépusculaire : le héros, Drogo, y attend l'ennemi "qui le fera héros" comme disait Brel. Après une longue carrière ritualisée par les activités routinières de la garnison du vieux fort Bastiani, Drogo voit se préciser enfin l'attaque des Tartares, dont l'existence apparaissait de plus en plus mythique. Mais évacué pour des raisons médicales, il ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie.

Les conséquences du pic pétrolier seront des Cygnes Noirs, comme l'a été le credit freeze de 2008 provoqué par la chute de Lehman Brothers : la crise financière était prévue par quasiment tous ceux qui s'étaient un peu intéressés, mais personne n'avait vraiment anticipé comment l'Histoire s'est réellement déroulée d'octobre 2008 au printemps 2009. Et ce n'est pas fini !

Bref, ami piquiste, ne ratez pas votre vie à guetter quelque chose qui se manifestera forcément à un moment inattendu et sous une forme inattendue : s'y préparer est vain - rappelez-vous ces abris anti-atomiques de la Guerre Froide qui ont surtout servi à enrichir les artisans américains - et y penser tout le temps est déprimant.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 07:51

a-pus-petrole.pngPhénomène inédit : alors que le prix du pétrole est retourné depuis longtemps dans les pages ad hoc des journaux économiques, tellement son niveau comme ses variations sont devenues banals, le pic pétrolier revient frapper à la porte des média généralistes.

Après la reprise par le Monde du rapport de l'armée allemande concernant l'imminence du peak oil, voici que le Canard Enchaîné à son tour consacre un article à ce sujet.

Et plus besoin d'aller déranger le Dr. Campbell dans sa lointaine retraite : les analyses indépendantes se multiplient. Mais ne travaillent-elles pas toiutes sur les mêmes données d'entrée ?

A signaler que le National Geographic voit aussi un pic s'approcher en 2011, mais il s'agit de celui du charbon.

Après le salaires des cadres, les prix de l'immobilier et le classement des lycées et des hôpitaux, sommes-nous en train d'assister à la naissance d'un nouveau marronnier, celui des dates prévisionnelles de pics de ressources ?

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 07:00
Hier, nous avons dû solder notre position sur notre malheureux pari des $100 le 8 mars dernier. Ce fut l'occasion d'intéressants échanges et débats avec une belle brochette de contrarians habitués à ferrailler avec brio contre les déplétionnistes déprimés légèrement psychorigides.

L'inventeur du concept du Véritable Plateau Ondulé (VPO™) était notamment parmi nous. Il nous a révélé sa stupéfiante acception de ce qu'est véritablement cette ondulation de la production pétrolière mondiale, dûe à des interactions chaotiques entre prix du pétrole et production.

Rappelons d'abord ce qu'on appelle le pic pétrolier. Un petit dessin valant mieux qu'un long discours, en voici la thèse résumée en quelques traits :
Past---Future-of-Oil-Production---Peaknik-View.png
Le pic se voit d'autant mieux, dans cette thèse, qu'il est fait l'hypothèse que la production décroîtra lentement et sûrement après son passage. Pourquoi cette hypothèse ? Hé bien, parce qu'étant incapable de modéliser les variations chaotiques constatée depuis 1973, les piquistes se contentent de tirer un trait bien droit pour imaginer le futur.

Ce faisant, ils ne font finalement que faire pareil que les terraplatistes dont ils se moquent si souvent. Car en pratique, la volatilité des prix n'a aucune raison de s'arrêter, et ce facteur, imbriqué avec ceux des délais de montage des investissements, de la géopolitique, de l'économie mondiale, etc ne peut conduire qu'à une courbe tout aussi saccadée. C'est le fameux plateau ondulé.

Mais le Véritable Plateau Ondulé va plus loin : pourquoi donc penser que c'est seulement au voisinage du pic qu'il commence ? Le VPO™ commence quand le chaos survient, c'est-à-dire lors du premier choc pétrolier, c'est aussi simple que cela :
Past---Future-of-Oil-Production---Undulnik-View.png
Etonnant, non ?

Ce qui est intéressant - mais légèrement déprimant quand même - avec ce concept, c'est qu'il affirme qu'il est complètement inutile, et ce depuis près de deux générations, d'essayer de calculer la date du pic et, d'une façon plus générale, d'essayer de prédire quoi que ce soit sur la production pétrolière future.

Toujours selon le Maître du Véritable Plateau, il n'y a plus de rapport entre production/consommation pétrolière et prix depuis longtemps. Cela signifie que, paradoxalement, on peut prévoir le prix du baril, puisqu'il est décorrélé de la réalité physique. Comme le dit si bien le Maître :
On s'en fout du sous-jacent.
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 07:00
AEO2009 - prices
C'est le Ministère de l'Energie (DoE) américain qui le dit lui-même, au travers de son dernier Annual Energy Outlook (AEO) : le Plateau Ondulé (Undulating Plateau ou UP) est proche.

EIA-IEO-2002---prices.jpgIl se permet d'ailleurs des prévisions de prix assez vastes, qui permet à chacun de voir midi à sa porte. Ce qui est nouveau dans le discours, c'est que le DoE reconnaît que les prix peuvent monter rapidement à nouveau très haut - mais qu'ils peuvent aussi redescendre à $50, voire en-dessous.

En tout cas, nous sommes loin des prophéties low-price qui se voulaient auto-réalisatrices d'il y a quelques années, comme le rappelle le graphe ci-contre, datant de l'édition 2002 de l'AEO - qui à l'époque s'appelait IEO, I pour International ; le A signifie aujourd'hui Annual, mais pourrait faire référence à American...

En quelques années, nous sommes passés d'une prévision de prix resserrée dans la fourchette $15-30 à un grand écart $50-200 ! Autrment dit, messieurs les investisseurs et les économistes, tout ce qu'on peut vous dire, c'est que le pétrole à (très) bas prix c'est fini, et par contre vous n'avez pas fini d'entendre parler de volatilité.

Un baril à $50 est-il envisageable à court terme ? Etonnamment oui, car malgré l'approche de ce fameux pic que l'administration Obama ne veut pas encore nommer, la crise économique mine la consommation et le moral des spéculateurs, qui préfèrent aujourd'hui manipuler les cours des devises que ceux des matières premières.

Mais à terme, on voit bien en filigrane de l'AEO qu'USA et OPEP (en anglais OPEC) se rejoignent sur le fait qu'il faut un pétrole cher pour rentabiliser les nouveaux projets. Les $50 ne sera qu'une incursion, peut-être la dernière avant une reprise en mains des mécanismes de fixation des prix par ce que nous pourrions appeler l'USAPEC (USA+OPEC).
UP-roadsign.jpg
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 08:58
Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait plus entendue sur le sujet.

L'AIE, cette fois-ci de façon totalement officieuse via un article de source anonyme dans le Guardian, nous remet le couvert du pic pétrolier imminent et de ses conséquences catastrophiques sur les cours du pétrole :
Le monde est beaucoup plus près d'un épuisement des réserves de pétrole que ce que les estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) affirment mais celle-ci minimise le danger d'une pénurie pour ne pas créer un mouvement de panique, a affirmé The Guardian lundi.
Ayant vu l'efficace Absence of Malice de Sidney Pollack ce week-end, nous sommes sans doute un peu encore sous influence média-sceptique.

Le fait que l'article original se termine par une référence inexacte au prophète d'apocalypse (doomsayer) Colin Campbell :
Colin Campbell, a former executive with Total of France told a conference: "If the real [oil reserve] figures were to come out there would be panic on the stock markets..."
Ce cher docteur est désormais complètement retiré des affaires mais n'a jamais travaillé chez Total France : une telle légèreté du journaliste dans le recueil des faits nous fait pencher pour la thèse de la manipulation de cours, plus que pour celle d'un complot du silence de la part de l'AIE.

L'Agence, rappelons-le, n'est constituée que d'économistes occidentaux payés à mouliner les données physiques (réserves, capacités de production, etc) qu'on veut bien leur donner. S'imaginer que les compagnies pétrolières russes et chinoises pratiquent la politique du livre ouvert avec l'AIE relève d'une conception Bisounourssienne de la géopolitique du pétrole.

Il n'est pas impossible qu'il s'agisse d'un baroud d'honneur sur la bulle pétrolière 2009 : Nouriel Roubini, l'économiste décalé popularisé par la crise financière, considère clairement que l'ensemble des matières premières sont à nouveau cotées bien au-dessus de ce que permettent les fondamentaux de l'économie réelle.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 07:00
Le PO, ce fameux Peak Oil, semble être une bénédiction pour le secteur financier.

Alors que les piquistes anticapitalistes se réjouissaient déjà de l'arrivée du Grand Soir, consécutive selon eux (seuls) à la pénurie croissante de pétrole, le petit monde de la haute finance est en train de s'organiser pour profiter de cette occasion historique : ce n'est pas tous les jours qu'une matière de base quasiment irremplaçable se transforme progressivement en produit de luxe.

Dernier événement en date, le discret remaniement de la composition de l'indice du CAC40, où Technip, la société de services parapétroliers, a remplacé Air France-KLM. Moins il y aura de pétrole, plus il sera cher et plus on sera prêt à payer pour aller en chercher : l'avenir de Technip paraît effectivement bien engagé.

A contrario, une compagnie aérienne dont la santé économique est si sensible au prix du kérosène, qui immobilise tant de capitaux pour s'acheter de nouveaux avions et qui, cerise sur le gâteau, en perd un de temps en temps sans trop savoir pourquoi, voilà qui ne rassure pas le spéculateur l'investisseur.
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 07:00
Un de nos lecteurs assidus, vigilant sans doute grâce à ses jumelles de trader, nous a signalé que le Grand Jean-Marc Jancovici nous avait fait l'honneur de citer une de nos premiers (2006) détournements tintinesques lors d'une de ses palpitantes conférences.


Comme l'hébergeur gratuit auquel nous avions confié le soin de ces images ne semble pas très fiable dans la durée, nous les avons repostées sur over-blog. Vous pourrez désormais les lire ici, ici et .


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:56
En cette période de montée spéculative du pétrole, tout avis susceptible de faire bouillir un peu plus la marmite est bienvenu.

Saluons donc le très officiel et très piquo-sceptique CERA (Cambridge Energy Research Associates) qui vient de déclarer, lors d'une conférence au CICS, un de ces nombreux think tanks qui ont pignon sur rue à Washington DC :
Le CERA reconnaît que le pic pétrolier est ici, et c'est quelqu'un du CERA qui vous le dit.
Celui-ci se rallie à notre thèse du pic économico-géopolitique déjà énoncée en pleine déconfiture du baril : il est clair qu'à cette époque, ce genre de thèse n'intéressait pas trop ceux et celles trop occupés à jouer la baisse.

Plus près de nous, l'ineffable Jean-Louis Schilansky, président de l'UFIP, le syndicat professionnel de l'industrie pétrolière, vient d'étaler son argumentaire répondant à la hausse des prix à la pompe :
Nous sommes entrés dans un cycle haussier. Le prix du pétrole continue de monter en anticipation de la reprise économique en Asie, notamment en Chine.
Autrement dit : "nos collègues du service trading sont en train de faire monter les cours comme chaque année en cette saison, mais vous êtes priés de gober la couleuvre du péril jaune".

Wolfgang Mayrhuber, le président de Lufthansa le constate amèrement d'ailleurs :
Les spéculateurs financiers ont une influence énorme sur notre activité : la vieille règle selon laquelle l'offre et la demande déterminent le prix d'une telle matière première, n'est visiblement plus de mise.
A noter sinon que la version 2009 de la BP World Energy Review vient de sortir. Voilà l'occasion de mettre à jour quelques belles courbes.


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 07:00
... c'est plein de phosphore, et accessoirement on dit que ça rend intelligent.

C'est le conseil que nous avons envie de donner à certains piquistes, apparemment déçus de l'abondance toute relative du carbone dans la croûte terrestre : de l'ordre de 0,00001% selon nos calculs, cela paraît faible mais c'est néanmoins suffisant pour augmenter la température globale de 4°C une fois rejeté dans l'atmosphère.

Or donc, nos dénicheurs d'apocalypse ont trouvé un nouveau pic : le phosphore ! Car sans phosphore, plus de phosphates (P205 notamment), sans phosphates, plus d'engrais, et sans engrais, plus d'agriculture intensive, et donc plus de nourriture, bref c'est la faim, la fin, on va tous mourir, dans d'atroces souffrances, etc.

Utilisant les "techniques de linéarisation de Hubbert", un obscur consultant québécois croit avoir réussi à démontrer que le pic mondial du phosphore a été atteint en 1989. Plus récemment, David A. Vaccari, professeur  au Stevens Institute of Technology (New Jersey), a commis un article dans Scientific American qui tient plus du courrier des lecteurs que de la véritable publication scientifique : pas d'études chiffrées soutenant les assertions de l'auteur, pas de bibliographie, pas de co-signataires à l'article. Bref, encore une belle illustration du biais de confirmation d'hypothèse.

Sur le sujet du phosphore, personne n'adresse la question des ordres de grandeur géologiques, car c'est bien entendu là que le bât blesse pour cette menace que nous pensons fantôme. On l'a dit plus haut, la concentration du carbone fossile dans les dix kilomètres de terre et de roches sous nos pieds est de l'ordre de 0,00001% : il suffit pour vérifier ce calcul de diviser le montant total des réserves fossiles par la masse d'une coquille sphérique de 10 km d'épaisseur et 6400 km de rayon.

Quant au phosphore, il faut se rappeler l'étude de Clarke, toujours d'actualité - notre Bureau  de Recherches Géologiques et Minières national lui-même s'en sert encore comme référence - malgré les 102 ans qui nous séparent de sa première publication : il est vrai que le sous-sol de la Terre est quelque chose d'assez stable. La concentration du phosphore dans la croûte terrestre y est estimée à 0,1%, ce qui est peu dans l'absolu mais quand même dix mille fois plus important que le carbone fossile, et ce qui en fait le onzième élément le plus courant dans la roche terrestre.

Pour plus d'informations sur la ressource en phosphates, on prendra la peine de se palucher intégralement les rapports de l'USGS à ce sujet, dont est extrait le tableau édifiant ci-contre, plutôt que de se fier à des articles racoleurs. il faut savoir que les véritables scientifiques n'utilisent pas les mots "collapse" (effondrement), "time bomb" (bombe à retardement) à tout bout de champ dans leurs articles et ne terminent pas leurs paragraphes par des phrases aussi grandiloquentes que "the ultimate question is how many humans the earth can really sustain" (la vraie question est de savoir combien d'hommes la Terre peut réellement supporter).

L'article évoque également l'eutrophisation de certaines rivières, mers et océans du globe suite au lessivage des sols engraissés par les pluies, conduisant à transformer certaines zones poissonneuses en zones mortes. Ce dernier point nous paraît bien plus préoccupant qu'un possible pic absolu de production mondiale du phosphore en 2141, comme nous le prévoient certains piquistes proches du Fridicule. Comme souvent, les Cassandre de la fin du monde préfèrent s'inquiéter de l'amont plutôt que de l'aval, sans doute parce que les données existent et qu'il est plus prestigieux de faire des modélisations mathématiques de production minière que d'aller examiner le contenu et le devenir de nos poubelles. Paradoxalement, pour rebondir sur notre introduction, plus le phosphate sera abondant dans nos champs, plus le poisson sera rare dans nos assiettes.

A la rigueur, on peut concéder que le phosphate coûtera sans doute bien plus cher demain, comme le reste des ressources naturelles. Et alors ? La part du phosphate dans le prix de revient d'une tonne de céréales est et restera négligeable, car la tonne de phosphate coûte aujourd'hui environ un dollar. C'est ce qui s'appelle inventer des problèmes là où il n'y en a pas.

Bon, avec près de trois siècles de réserves à l'échelle mondiale, même si elles ne sont pas aujourd'hui régulièrement réparties - mais Vaccari lui-même reconnaît que de nombreuses régions du globe n'ont pas encore été prospectées, ce qui est normal vu la taille démentielle des gisements marocains qui ont de quoi décourager de nombreux investisseurs miniers - on peut donc refermer fermement le dossier PP (Peak Phosphorus) et se désencombrer la cervelle de quelques peurs quasi-millénaristes : l'an 2300, c'est vraiment loin.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 07:00
Le secteur minier a connu une légère embellie ces dernières années, mais la crise - et la redescente des prix des matières premières quelques temps auparavant - y ont durablement endommagé les politiques d'investissement. Comme l'automobile ou le bâtiment, le secteur minier est grippé.

L'exercice de prospective gouvernementale France 2025, publié en toute discrétion fin mars dernier, nous dresse un tableau sombre de l'avenir dans ce domaine : pour finalement les mêmes raisons que le pétrole, il semblerait que la plupart des métaux aient franchi leur pic de production et que nous nous acheminions vers une période durable de pénurie.

Ainsi, l'illustration ci-contre,extraite dudit rapport, s'appliquant au cas du zinc, montre une situation bien connue de nos lecteurs.

Il reste sans doute énormément de zinc sur Terre ou plutôt sous terre, et il ne s'agit probablement pas du maximum absolu. Néanmoins, ce qu'on vivra après le pic est clairement une situation de pénurie - avec la différence notable, toutefois, que les métaux peuvent se recycler, contrairement au pétrole.

Le rapport souligne donc que
d’ici à 2025, le développement de filières de recyclage des métaux est souhaitable pour pallier un déficit d’approvisionnement [...]
En 2025, le recyclage devrait revêtir une place très importante dans la production :
- d’acier, d’aluminium, et de métaux non ferreux
- de matériaux de construction (ciment, béton…)
Au-delà de cette préconisation frappée au coin du bon sens et qui prédit un avenir radieux à la profession de ferrailleur, les auteurs ont brossé deux scénarios colorés  à l'échelle européenne. Dans le scénario "rouge", rien ne va, notamment la montée en puissance du recyclage, et c'est la catastrophe ; mais dans le scénario "vert" :
La tension sur les matières premières se relâche. L’Union européenne acquiert une position forte dans le secteur minier mondial (Afrique notamment) et devient le leader de l’industrie du recyclage.
Le recyclage c'est bien, mais reprendre le contrôle de l'Afrique, c'est quand même mieux. L'avenir nous dira si ce document constitue ou non l'acte de naissance de ce qu'on appellera peut-être la Politique Coloniale Européenne.
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