Mardi 1 juillet 2008

Selon cet article de The Independent, il y aurait une chance sur deux que le Pôle Nord soit réellement dans l'état figuré par notre montage ci-dessus, qui illustrait initialement un scénario envisagé pour... 2015.
Il s'agit là principalement
des conséquences de la fonte exceptionnelle de l'année dernière : l'importante quantité de glace jeune et mince qui s'est formée cet hiver s'est positionnée, par le jeu des courants, au-dessus du
Pôle. Il suffit maintenant de quelques bonnes poussées d'air chaud pour que fonde la glace et que l'océan soit enfin révélé
au sommet du monde.Il y a encore peu de temps, nous pensions que ce genre d'événement serait de nature à précipiter une prise de conscience générale de l'importance des conséquences du réchauffement climatique. Cette prise de conscience nous permettrait enfin de sortir des protocoles tiédasses qui ressemblent aux promesses de sagesse que faisaient jadis les enfants à leurs parents au Jour de l'An.
Ceux qui nous lisent régulièrement savent que nous avons dépassé cette utopie et que nous avons décidé de réfléchir à l'après-réchauffement.
Maintenant, avec un certain plaisir masochiste, nous suivrons cet été l'évolution de la calotte glaciaire comme d'autres ont suivi la progression inexorable de l'Espagne durant l'Euro 2008.
Grâce au Net, il y a deux points de vue possibles : l'un, objectif, fourni par les mesures satellite quotidiennes qu'on peut trouver sur The Cryosphere Today! dont un de nos graphiques préférés est fourni en bas de cet article ; on y trouve sur une seule et même image la surface actuelle de la calotte et l'écart (anomaly) par rapport à la moyenne des 20 dernières années du XXème siècle. L'autre point de vue, subjectif, est celui fourni par ces webcams situées au Pôle. Si vous n'avez plus d'image... glou glou la webcam : l'événement redouté est survenu !

par Aerobar Films
publié dans :
Gros temps sur la planète
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Mark Lynas, l'auteur de l'intéressant Six Degrees - espérons
que la version française sera bientôt en rayon - a publié dans le Guardian du 13 juin un
Le think tank a eu ensuite la bonne idée de demander au Hadley Center,
le plus important et le plus prestigieux établissement britannique de recherche en climatologie, d'injecter ces scénarios dans leurs modèles climatiques.
Les Douze Salopeurs extraient à eux seuls un tiers du carbone fossile qui est envoyé
dans l'atmosphère.


Tout d'abord, quelques
bonnes nouvelles pour les ours polaires qui fréquentent régulièrement ce blog.