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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:53

Les données météo de Paris-Montsouris permettent de mettre en perspective le lent mais inexorable radoucissement du climat à Paris.

Records-de-t--a-Paris---maxi-des-mini-1976-2014.png

Sur ce graphique, on appelle "été" la période allant d'avril à septembre et "hiver" celle allant d'octobre à mars.

Le radoucissement est marqué depuis les années 1970, période à partir de laquelle Paris a été cerné par le boulevard périphérique ; l'influence d'un tel dispositif sur le climat local n'est certainement pas neutre.

Depuis 1987, au moins un record journalier est battu chaque année, avec des pointes à 15 jours certaines années. 2014 n'est pas pour le moment remarquable, même si elle s'avère en moyenne la plus chaude depuis 1900.

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Published by Aerobar Films - dans Chaud devant
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commentaires

phyvette 22/12/2014 23:15


Non mais franchement vous deux là, c'est bien beau tout vos échanges en petit commité, ça sens bon le club élitiste, mais quand comptez vous revenir sur Oléocéne pour une bonne fois remettre
certaines oreilles dans le sens du vent, crotte...!

Env2100 20/12/2014 15:52


Excellent graphe ; on se rend compte que jusqu'en 1985, il était faisable de nier tout réchauffement.

Chacun sait ce qu'est un équilibre thermodynamique liquide-vapeur : prosaïquement, c'est ce qui fait que, lorsqu'on allume le feu sous la bouilloire, la température de l'eau commence par grimper
jusqu'à la température d'ébullition ; puis la température ne bouge plus, tant qu'il reste de l'eau dans la bouilloire - et pourtant on continue de chauffer allègrement.


Pour la planète, il y a un effet équivalent : jusqu'en 2000, tout le monde était concentré sur la température de l'air : c'est à peu près le seul domaine où nous disposons de sources multiples et
fiables, encore le principe du lampadaire. Il n'y avait rien sur la température de l'eau, et pour cause : l'humanité s'en fichait royalement, et le nombre de bouées de pleine mer pour donner
cette indication se comptait sur les doigts des deux mains.


Or la chaleur massique des océans est, à une vache près, 1000 fois supérieure à celle de l'atmosphère ; sa conduction mille fois inférieure. Nous entrons donc dans un cycle où, alors que la
machine thermique terrienne continue de s'échauffer, les océans commencent à absorber une partie appréciable de cet excès d'énergie ; comme le réservoir calorique des océans est immense, leur
température va s'élever 1000 fois moins vite que l'atmosphère - tout en captant le même excès d'énergie.


Nous entrons donc dans une période où les records de température de l'air ne devraient plus s'accélérer, au contraire ; en revanche, la température de surface des océans, elle, va commencer à
s'élever ; nous disposons de satellites capables de donner ces valeurs quotidiennement. En revanche, dès dix mètres de profondeur, macache. Autant dire que notre capacité à simplement mesurer ce
qui se passe vient de tomber à zéro.


La température de l'air va donc marquer une sorte de palier (un plateau ondulé ?), ce qui va permettre à beaucoup de gens de penser que nous sommes sortis de la menace du réchauffement
climatique. En revanche, la température de l'eau de surface continuant de s'élever, la puissance et surtout la trajectoire des cyclones nous confirmeront qu'il n'en est rien. Tout cyclone
terminant sa vie en tempête, la totalité des populations côtières pourront toucher cette expérience du doigt. En première approximation, l'ensemble de la population européenne peut être
considérée comme une population côtière, comme l'ont démontré les deux tempêtes Lothar et Martin en 1999.