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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 22:43

La route vers les 90 € semble tracée.

Exprimé en heures de SMIC, le cours mensuel moyen du Brent s'approche également du seuil mythique des 10 heures.

Prix-du-baril-en-euro-et-en-dollar---2012.02.png

cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Au Japon par contre, l'effet reste mesuré : conséquence indirecte du tsunami, le cours du yen tutoie aujourd'hui des sommets face au dollar.

Prix-du-baril-en-yen---2012.02.jpg

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Published by Aerobar Films - dans Indicateurs
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commentaires

Environnement2100 02/03/2012 07:00


Nous nous sommes suffisamment plaints de la bizarre stabilité du baril en 2011 pour saluer cette hausse subite. Est-ce enfin le Pic qui montre son nez ? Peu probable. Voyons-nous des files
d'attente aux stations service ? Pas que je sache. L'OPEC a-t-elle décidé de baisser sa production ? Moins encore. Hélas, trois fois hélas, c'est une fois de plus une crise provoquée de main de
maître par nos propres dirigeants, et particulièrement ceux appartenant à l'OTAN. "Ils" ont en effet décidé l'embargo sur le pétrole Iranien, 4e producteur mondial. Il ne s'agit plus de la Syrie
ou de la Libye, on parle de 4 millions de barils par jour. Et peu importe que ces barils finissent par trouver leur chemin vers l'est, Inde, Chine, Corée - la règle du boursier le plus bête
s'applique, et on fait donc grimper le baril.


Comment nos dirigeants peuvent organiser le renchérissement du prix du baril, en pleine année électorale (US), m'ébahit complètement, même s'il faut se souvenir qu'une multitude de petits
producteurs étatsuniens continue de produire, et donc de vendre, 6 millions de barils par jour - ceux-là évidemment ne se plaignent pas. Quand aux compagnies pétrolières, elles ont enfin les
revenus leur permettant d'exploiter des gisements techniquement chers comme le Bakken, générant une nouvelle remontée de la production américaine (au grand dam des Piquistes), et des embauches
par milliers qui valent cher dans un bilan électoral. Quel intérêt pour la France à participer à cette remontée artificielle des cours me dépasse complètement, un peu comme notre présence en
Afghanistan.


On a vu récemment comment cette manne absurde permet à certains pays de s'acheter très cher des clubs de foot ou l'immeuble le plus haut de Londres ; je doute beaucoup de la justification
macro-économique de cette situation. Mais il me semble aussi que l'un des grands gagnants de cette situation est le Canada, qui avec quasiment 3 millions de barils par jour s'enrichit presque
aussi vite qu'un état du Golfe. L'énorme bagarre autour du Keystone XL est loin d'être terminée. Enfin il se confirme que le pétrole mexicain appartient de moins en moins au Mexique, coupable
d'incompétence dans son développement.


Géopolitiquement parlant, les pétroliers reprennent du poil de la bête après une décennie perdue : le développement des gaz de schiste a été organisé de main de maître, et les découvertes
monumentales en cours dans le canal du Mozambique montrent qu'ils ont bien intégré l'échec de l'opération afghane, qui devait leur offrir le gaz de la Caspienne, alors on se dépêche de mettre en
perce d'autres gisements afin d'interdire à la Russie le monopole du gaz sur le continent eurasiatique. Les Russes sont verts, et prétendent se mettre à développer Shtokman (20 ans après sa
découverte), ce que personne ne sait faire aujourd'hui. Attendons-nous à découvrir bientôt Jakaya Kikwete en magnat de l'hydrocarbure.

Jäg 01/03/2012 10:43


Très intéressant. Serait il possible de l'avoir en yuan?

Imago 01/03/2012 09:43


Bonjour


Compte tenu du temps nécessaire pour qu'une hausse ou baisse des prix pétroliers soit répercutée dans l'économie réelle, ne serait-il pas plus représentatif d'utiliser un cours semestriel moyen
plutôt que mensuel ?

Aerobar Films 02/03/2012 22:22



une moyenne annuelle, c'est possible tout de suite :





Pour le semestriel, nous avons la flemme...