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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 07:00

wanted-peak-oil.jpgEn matière de piquisme, le journaliste Richard Heinberg est une référence.

Il est vrai qu'en matière de désinformation, c'est un professionnel de haut rang. Ainsi, en page 98 de son ouvrage emblématique Pétrole, la fête est finie :

En 1917, les trains civils ne pouvaient plus fonctionner et les avions volaient péniblement aux carburants de substitution. Le 11 novembre, son armée n'ayant plus que quelques jours de réserve en carburant devant elle, l'Allemagne capitula.

Les trains civils allemands ne roulaient plus non pas parce qu'ils fonctionnaient au pétrole  - les locomotives diesel datent d'après la Première Guerre Mondiale - mais tout simplement parce que le charbon dont ils avaient besoin était réquisitionné par l'armée. Et la capitulation de l'Allemagne est due à une quantité de facteurs militaires, économiques et sociaux dans laquelle vous aurez bien du mal à trouver le pétrole. Cette réécriture de l'Histoire est un beau spécimen de biais de confirmation d'hypothèse.

Autant dire qu'avec une telle réinterprétation du passé, les visions futuristes du membre éminent du Post Carbon Institute - un local sordide situé au-dessus d'une pizzeria de la lointaine banlieue de San Francisco - sont quelque peu discutables.

Maintenant, ami piquiste, si tu veux trouver quelque réconfort dans la justesse de tes choix de vie, alors que tes amis se moquent  ouvertement de ta baignoire remplie de super et de ton kit survivaliste pour le lendemain du Grand Soir, lis et relis ce livre : en plus, tu pourras sans regret le brûler dans ta cheminée quand la bise sera venue.

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commentaires

P
<br /> <br /> Ha, il va falloir réécrire la page Wiki sur la géopolitique du pétrole.<br /> <br /> <br /> Eric Laurent m'annonce à l'instant que le majors Américaine du pétrole (anti Bolchéviques), auraient livrés du carburant aux Nazis jusqu'en hiver 1943/1944.<br /> <br /> <br /> http://videos.arte.tv/fr/videos/extrait_1_les_debuts_de_l_exploitation_petroliere-3398572.html<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> N'en déplaise à l'auteur cité ci-dessus, c'est une façon un peu idyllique de présenter les choses. La première erreur de l'Allemagne a été de se constituer une marine de guerre qui était en passe<br /> de concurrencer la Navy. Ceci a précipité la perfide Albion dans les bras de la France, et a déclenché deux décisions de l'amirauté : basculer sa flotte du charbon au diesel, seul capable de<br /> concurrencer la vitesse des navires allemands, et devenir une puissance pétrolière - il n'y avait pas une goutte de pétrole au Royaume-Uni, British Petroleum date de 1915, créée à l'instigation<br /> d'un certain... W. Churchill. En 1917, Clémenceau ne parvient pas à alimenter ses troupes nouvellement motorisées, essentiellement parce que les compagnies pétrolières se moquent de cette guerre,<br /> et font naviguer leurs bateaux dans des eaux moins dangereuses ; Clémenceau est contraint d'appeler Wilson au secours pour qu'il fasse pression sur elles, et que le pétrole arrive enfin.<br /> J'insiste sur le fait que ces mêmes compagnies ont rempli les tanks de la Werhmacht jusqu'en 1940 compris, et il a fallu l'intervention musclée de Roosevelt pour y mettre fin. Tout cela est<br /> parfaitement expliqué dans la page Géopolitique du Pétrole sur Wikipedia, rédigée par un homme sûr (de lui). Ironie de l'histoire, cette flotte allemande qui provoqua tant de conséquences eut un impact faible sur le<br /> cours de la guerre, et finit par se saborder en quasi-totalité à Scapa<br /> Flow. Comme quoi, quand on fait une c*nnerie, on n'en connaît jamais la taille.<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Tant qu'on en est à l'histoire, voici UNE version du peak-oil au début de 20e siècle, par Marcel Lanoir in Les Études rhodaniennes, 1931 :<br /> <br /> <br /> "En 1920, l'U.S.A. Geological Survey estimait les réserves mondiales en pétrole<br /> à 43 milliards de barils. le baril américain valant 159 litres.<br /> En 1929, la production et la consommation mondiales ont atteint près de 1 milliard et demi de barils.<br /> A moins que des gisements importants, encore inconnus aujourd'hui, soient découverts, on peut prévoir, si la production conserve<br /> sa cadence actuelle, l'épuisement vers 1960 des gisements pétrolifères actuellement connus."<br /> <br /> <br /> Le plus tordant, c'est le "on peut prévoir l'épuisement...", air de pipeaux que nos pichuileux connaissent par coeur.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Standar Oil... Extrait :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ""Vers la fin de la première guerre mondiale, aucune puissance majeure ne doutait plus de l’importance primordiale de l’approvisionnement pétrolier pour le futur de la sécurité militaire ou<br /> économique. À la fin de la guerre, plus de 40 % de la flotte navale anglaise était propulsée au pétrole. En 1914, au<br /> début de la guerre, l’armée française disposait de 110 camions, 60 tracteurs et 132 avions. En 1918, quatre ans plus tard, les chiffres étaient de 70 000 camions, 12 000 avions tandis que les<br /> Britanniques et dans les derniers mois les Américains, engageaient au combat 105 000 camions et plus de 4 000 avions. L’offensive finale anglo-franco-américaine sur le front occidental consomma<br /> la quantité stupéfiante de 12 000 barils de pétrole par jour.<br /> En décembre 1917, l’approvisionnement français en pétrole était devenu tellement déficient que le général Foch pressa le président Clemenceau d’adresser un<br /> appel urgent au président Woodrow Wilson. “ Un défaut d’approvisionnement pétrolier causerait la paralysie immédiate de nos armées et pourrait nous forcer à une paix défavorable aux Alliés ”.<br /> Clemenceau écrivit à Wilson :<br /> La sécurité des Alliés est en jeu. Si les Alliés ne souhaitent pas perdre la guerre, alors, au moment de la grande offensive allemande, il ne doivent pas laisser la France manquer d’un pétrole qui lui est aussi nécessaire que le sang dans les batailles à venir.<br /> La Standard Oil de Rockefeller répondit à l’appel de Clemenceau en assurant aux forces du maréchal Foch un indispensable approvisionnement en pétrole. Manquant<br /> d’un approvisionnement roumain suffisant et interdits d’accès à Bakou, les camions bloqués ne purent acheminer le pétrole vers les forces allemandes qui furent<br /> incapables de mener l’offensive finale de 1918, malgré l’accord germano-russe de cessation des hostilités conclu à Brest-Litovsk.<br /> Lord Curzon, le ministre britannique des Affaires étrangères, commentait assez justement :<br /> Les alliés allèrent à la victoire sur une mer de pétrole… Au début de la guerre, le pétrole et ses dérivés commencèrent à<br /> figurer parmi les moyens principaux par lesquels ils [les Alliés] pourraient conduire et gagner la guerre. Sans pétrole, comment auraient-ils pu assurer la<br /> mobilité de la flotte, le transport de leurs troupes, ou la fabrication d’explosifs variés ?<br /> À l’occasion d’un dîner de la victoire tenu le 21 novembre 1918, dix jours après que l’armistice eut conclu la guerre, le sénateur français Henry Bérenger, directeur du Comité Général du<br /> Pétrole en temps de guerre déclara que le pétrole était “ le sang de la victoire. L’Allemagne avait trop misé sur sa<br /> supériorité en acier et en charbon, sans tenir suffisamment compte de notre supériorité en pétrole. ”""<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> N'ésitez pas a lire le reste : http://www.michelcollon.info/1914-1918-le-petrole-deja.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et en plus William Engdahl n'est pas journaliste : http://fr.wikipedia.org/wiki/F._William_Engdahl<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> tant qu' on est sur la premiére guerre mondilale , avant le racourci saisissant entre 1917 et le 11 Novembre cité plus haut, savez vouz qui fournissait la France en pétrole du temps des taxis de<br /> La Marne (cet épisode c' est fin 1914) ?<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Ach, nous afouons nodre iguenoranz.<br /> <br /> <br /> <br />