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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 07:00
Voici la suite tant attendue de notre essai prédictif sur le prix du baril en 2010.
Oil-Price-Forecasts-2010-v2.PNGHé oui, ce devrait être une bonne année pour le pétrole : la bulle sur les matières premières est en tellement bonne forme que les spéculateurs n'ont même pas besoin de la déguiser en pénurie : même si tout le monde sait que la hausse ne repose sur rien, on sait aussi que tout le monde a envie que ça monte et donc... ça monte.

La sagesse des foules indique que le baril devrait vraisemblablement toucher les $100 en juillet 2010. Des scénarios plus extrêmes, franchissant ce seuil au printemps, peuvent être envisagés si la géopolitique donne un petit coup de main aux "investisseurs non commerciaux"... ou si le dollar s'effondre ! Rappelons que nos prévisions sont en dollars courants.

A contrario, si le moral de la marketsphere s'effrite avec la montée inexorable du chômage occidental - plus de 10% en moyenne en Europe et aux Etats-Unis, ce n'est pas anodin - le baril restera proche des 80-90 dollars. Pour descendre plus bas, il faudrait que la demande s'effondre, car n'oublions pas que nous sommes sur le VPO.
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commentaires

P
<br /> Tiens vous m'avez donné envie d'en boire une pression... On se retrouve à l'aéro-Bar?<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Lequel ? L'original ?<br /> <br /> <br />
P
<br /> Aérobar a surtout de bon tuyaux. Heureusement vue la pression qu'Aérobar atteint.<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Aerobar, forcément doué pour faire chuter la pression :).<br /> <br /> <br />
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H
<br /> la production et la conso selon l'eia sont tout de m^me à des niveaux nettement plus élevés, plus d'un mbj ,qu'envisagé il y a 6 mois.le prix devrait se tendre nettement au 2 em semestre. les<br /> marges avancés en arabie et ailleurs se confronteront à une depletion des anciens champs de 2 ans de plus, pour voir....<br /> <br /> <br />
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A
<br /> De toute façon, sur le plan physique, il n'y a que dans le gaz qu'on puisse trouver de la détente <br /> <br /> <br />
E
<br /> En 1983, le contrôle du prix du baril a échappé aux majors, avec la volonté étatsunienne de faire chuter ensemble le baril et l'URSS. Le contrôle n'est jamais revenu. Pire encore, à partir des<br /> années 2000, le prix a échappé aux opérateurs physiques (donc y compris l'OPEC), car le poids des sopérateurs financiers est devenu écrasant. Le pétrole restant encore abondant (et ce sera le cas<br /> pour la décennie qui vient), il n'y a aucune raison pour que le contrôle du prix revienne aux opérateurs physiques. Le prix du baril ne dépend PLUS DU TOUT de la géologie, mais bien plus de la<br /> parité dollar-euro, du franchissement de la crise économique, de l'évolution des taux d'intérêt, de la préférence des opérateurs boursiers pour tel ou tel type de valeurs. Les vieilles discussions<br /> sur le prix marginal du baril, l'offre et la demande, la température de l'hémisphère nord et la driving season sont caduques.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Pas tout à fait : driving season et autres tensions américano-iraniennes servent encore à déguiser des épisodes spéculatifs intenses (les fameux "rallyes") en grandes causes<br /> géopolitico-sociétales.<br /> <br /> <br />