Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:32

Après notre saut de puce du mois dernier en Colombie, nouvel aller-retour en Amérique Latine (Latin America ou LatAm pour les businessmen), au Brésil puis en Argentine.

Au-delà des températures - c'est l'été là-bas - le contraste avec la vieille et riche Europe ou l'Asie des paradoxes est frappant.

Curitiba suburbs

Pour se déplacer au Brésil, il y a 3 solutions : la voiture, le bus ou l'avion. Le réseau ferré est assez développé mais il a été conçu pour le fret : il n'y a qu'une petite dizaine de lignes ferroviaires voyageurs et l'essentiel du trafic passagers est généré par les trains de banlieue.

Du moment qu'on a les moyens financiers, prendre l'avion est assez commun et ce d'autant plus que les grands aéroports ne ferment jamais : on décolle et on atterrit à toute heure, même en pleine nuit, dans une ambiance qui rappelle finalement plus nos gares ferroviaires que nos  aseptisés terminaux aéroportuaires.

Nous n'avons pas la prétention d'avoir vu le Brésil en y restant seulement quelques dizaines d'heures, mais sur le plan automobile le marché urbain est essentiellement formé de petits véhicules pour particuliers : les 4x4 sont rares en ville et les voitures statutaires allemandes sont plus que discrètes - en fait,nous n'en avons pas vu une seule.

Mafalda-et-la-nouvelle-voture.jpgA Buenos Aires, la capitale argentine, il règne une atmosphère étonnante de ville européenne de la deuxième moitié du XXe siècle : on se croirait parfois dans le Madrid de Franco, et le fait de croiser des véhicules "d'époque" - Peugeot 505 et Renault 12 par exemple - renforce cette sensation de retour dans le passé. On ne croise plus de 2 CV comme chez Mafalda, mais on s'est fait gratter par une Renault 6 encore vaillante...

Dans ce pays, inflation et dévaluation font partie du quotidien : l'homme de la rue s'y connaît mieux en macro-économie que de nombreux étudiants européens en école de commerce et a développé une intuition de la volatilité des principales devises influentes (dollar, euro et real brésilien) qui doit rendre jaloux de nombreux traders du Forex. De ce fait, quand on n'a pas assez d'argent pour vite placer ses liquidités dans l'immobilier, on sauve sa mise en achetant une voiture. Regardant au-delà des fonctionnalités de base, on fera attention à prendre un véhicule qui se revendra bien et facilement.

Dans ce pays encore, la voiture de luxe est un éléphant blanc : de même qu'au Brésil, l'ostentation attire les personnes mal intentionnés. De plus, le gouvernement cherche absolument à développer l'industrie locale et ne voit donc dans ce gere de véhicules, forcément importées, que des objets à taxer lourdement, un peu comme le fit la France lors des Trente Glorieuses.

Buenos-Aires.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Aerobar Films - dans Notre vie à nous
commenter cet article

commentaires

Env2100 17/12/2013 16:42


Les cygnes noirs ?  Des gars super fun !
http://stoked.com/file/video/2013/12/5041bac8d0a512a23018a812f0210a01.mp4