Partager l'article ! La revanche des maîtres géographes: Face aux peurs millénaristes de la surpopulation, de la déplétion des ressources fossiles et du changeme ...
Face aux peurs millénaristes de la surpopulation, de la déplétion des ressources fossiles et du changement climatique, voici enfin un ouvrage écrit par des
scientiifiques - des vrais : mal payés et inconnus des médias - qui explique par A+B pourquoi le ciel ne va pas nous tomber sur la tête ou bien, pour reprendre une image plus actuelle, pourquoi
la planète ne va pas s'effondrer sous nos pieds.
Pas de thèses négationnistes ici, simplement une mise en perspective par des gens dont c'est le métier - des géographes - de la façon dont la société humaine intègre les évolutions plus ou moins lentes de l'environnement.
On n'en est qu'au tout début, mais cela commence fort ! Dès l'introduction, un des auteurs cite Umberto Eco et son Nouveau Moyen Age (repris dans la Guerre du Faux), décrit l'inexorable enchaînement des faits qui sépare "un jour, aux Etats-Unis, la coïncidence d'un embouteillage routier et d'une paralysie des chemins de fer" de "la décadence rapide [qui] réduira les villes à une série de ruines plus ou moins habitables". Et la dynamique perverse n'a pas de marche arrière, comme le scandent les piquistes inintelligibles.
Pour vous changer des discours catastrophistes que l'ouvrage démonte habilement tout en offrant au passage une histoire simple et à la portée de tous du concept de développement durable, nous ne saurons donc que vous recommander chaudement - c'est de saison - la lecture de ce pavé de 350 pages qui remet certaines pendules à l'heure sur la montée des océans, l'eau, la biodiversité, la surpopulation et même la croissance !
Pour commencer 2011 avec des pensées positives : Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, collectif dirigé par Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte, ISBN 978-2709635615