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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 07:00
On avait déjà détecté que la National Agency for Space Administration (NASA) n'hésitait pas à investir en recherche dans le domaine des réacteurs nucléaires.

Mais saviez-vous que la NASA exploite déjà une centrale nucléaire de 350 MW et se prépare à mettre en service, dans quelques mois, un deuxième réacteur de 750 MW, fourni par une filiale de Siemens ?

Evidemment, il ne s'agit pas de la même NASA ! Celle-là est la Nucleoeléctrica Argentina Sociedad Anónima...

Espérons que cette compagnie sait mieux opérer ses centrales que son propre site Web : sur sa page d'accueil, elle parvient à faire une faute à son propre nom (Nucleoeléctrina, non visible sur l'image ci-contre mais constatable en cliquant sur le lien donné ci-dessus).

Cette NASA-là est loin d'être le client-type du (trop ?) sophistiqué EPR : ielle se contente de modestes réacteurs à eau lourde, du genre de ceux qu'on voit dans Objectif Lune de Tintin ou le Piège Diabolique de Blake & Mortimer : voilà qui ne nous rajeunit pas, mais ne nous rassure pas non plus, quand on connaît le pouvoir plutonigène de ces vieux bouzins.

Le prochain "cygne noir" nucléaire ne surviendra pas à Flamanville ou en Iran, ou dans un autre de ces lieux emblématiques actuels des débats en boucle fermée sur les questions de prolifération et de sûreté nucléaires. C'est un de ses obscurs réacteurs situés dans un pays émergent qui fera, un jour prochain, l'actualité. Qui connaissait Tchernobyl avant avril 1986 ? Bhopal avant décembre 1984 ?

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Published by Aerobar Films - dans C'est les Watts
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commentaires

wawa 07/12/2009 12:55


on peut aussi envisager un incident dans un super fung-hang comme vous dite.

ceci dit les reacteurs a eau lourde (D2O) ne sont pas vraiment hors jeu. Ils ont l'avantage de pouvoir fonctionner sans la très energivore étape de enrichissement qui diminue le rendement global de
la filiere a eau légère. et ils sont plus plutonigène donc plus regenerrateur(peut etre un avantage si les ressources en uranium deviennent trop faibles. le volume de déchets fortement radioactif
est certes plus important.

les réacteurs candu fonctionnent depuis plusieurs décennies au canada sans incident notables ( j'ai par contre entendu que certains réacteur avait des problème d'ailleurs cela posait des soucis
médicaux car ils etaient aussi utilisés pour produire des isotopes diagnostics.

pas sur qu'on y revienne pas


Aerobar Films 07/12/2009 13:17


Right, CANDU can return...