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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 13:27

Le tapage politico-médiatique du moment sur la dangerosité du nucléaire et la nécessité "d'en sortir" amène, selon certains raisonnements, à confirmer la thèse inverse.

antinukes.jpg

Il y a en ce moment, énormément de personnes en France et en Allemagne qui s'expriment - et même agissent - bruyamment contre le nucléaire. elles soulignent la menace d'un accident façon Fukushima, voire pire.

Or ces personnes le font de façon ostensible sur les lieux même du danger, allant même jusqu'à poursuivre des convois ferroviaires qu'ils estiment hautement dangereux, alors que le bon sens dicterait plutôt de s'en éloigner.

Avec un peu plus de recul, il reste difficile de trouver un nombre significatif d'antinucléaires qui ait abandonné leur domicile pour s'installer loin de cette épée de Damoclès atomique qui est aujourd'hui susendue au-dessus de nos villes occidentales.

Un raisonnement froid et scientifique conduit donc à penser qu'au fond d'eux-mêmes, les partisans d'une dénucléarisation de l'industrie électrique considèrent que le risque qu'ils courent à vivre entourés de réacteurs vaut la peine d'être pris, à l'instar la plus grande partie de la population.

C'est quand les leaders écologistes s'adresseront aux citoyens depuis leur abri personnel à vingt mètres sous terre ou bien depuis le Centre de l'Afrique - l'endroit habitable le plus éloigné des 440 coeurs atomiques aujourd'hui en divergence dans le monde - qu'on sera en droit de sérieusement s'inquiéter.

En attendant, entre l'accident de Fukushima qui a fait réfléchir plius d'un politique sur la nécessité de disposer d'une gouvernance de sûreté indépendante et puissante - sur le modèle finlandais par exemple - et la crise de la dette qui rend les financements de nouvelles centrales extrêmement compliqués à réussir, on peut on se rassurer : le nucléaire civil entame un long exil, éclipsé par Méthane Hurlant et King Coal dont les émissions de CO2 n'effraie plus personne, surtout au prix actuel de la tonne émise, qui vient de crver son plancher historique sur BlueNext :

Cours-CO2-111123.png

Voilà une actualité qui ne mobilise pas les directeurs de campagne, tant dans les ONG que dans les partis politiques : pourtant, sur le plan du climat, c'est plutôt une mauvaise nouvelle. Et autant on peut toujours mettre de la distance avec une catastrophe industrielle, autant on ne peut pas échapper au climat terrestre.

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Published by Aerobar Films - dans Dérisoirement Durable
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Environnement2100 28/11/2011 10:06





Les producteurs de charbon continuent de gagner leur vie ; je suppose qu'ils continuent de sponsoriser les divers opposants au nucléaire, alors même que celui-ci est dans le trou. Par ailleurs,
si certains croient qu'on peut éteindre le feu nucléaire en quinze jours ou même quinze ans, ils ne font que montrer que certaines décisions doivent échapper au public. La chose qui protège le
nucléaire existant en France plus sûrement qu'un peloton de Spartiates, c'est la courbe ci-dessus, qui décrit la consommation électrique de notre beau pays. On constate que la disparition
progressive de la consommation industrielle est largement compensée par la progression du résidentiel-tertiaire, si les Français voulaient diminuer leur consommation ça se saurait. Toute cette
agitation autour du nucléaire français est donc bien beaucoup de bruit non pas pour rien - le sujet est grave - mais en pure perte.


Au passage on peut noter que la perte de consommation industrielle chez nous se retrouve largement chez les autres, qui eux se fournissent au charbon ; il y a donc bien, dans le budget
mix-énergétique net des Français, un glissement de fait du nucléaire (français) vers le charbon (chinois ou allemand), sujet sur lequel les mêmes guerilleros verts ne communiquent guère.