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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:59
Etonnant Jim Hansen ! En plein machin de Copenhague, le voilà qui nous publie un article très sérieux en compagnie de quelques scientifiques chinois sur la disparition des glaciers tibétains :
Nous avons découvert que les aérosols de suie noire qui se sont déposés sur les glaciers tibétains sont un facteur contributeur significatif à la retraite rapide des glaciers. Réduire les émissions de suie noire, en addition à celle des gaz à effet de serre, peut être nécessaire pour éviter la disparition des glaciers himalayens et conserver les avantages des glaciers en tant que source saisonnière d'eau douce.
Quand la neige est sale de suie, elle absorbe plus les rayons du soleil et a donc tendance à plus facilement fondre. C'est banal, mais on avait tendance à l'oublier, avec tous ces agités du climat qui cherchent à nous faire croire que le CO2 était aussi dangereux que les exhalaisons incontrôlées de l'usine de Bhopal.

On va peut-être enfin se rappeler qu'un moteur Diesel moderne, outre ses quelques centaines de grammes de carbone à l'état gazeux par kilomètre, rejette aussi dans l'atmosphère des quantités ahurissantes de petites particules fines, très fines... un peu comme l'amiante... et qui sont capturées et séquestrées par les alvéoles pulmonaires des citadins, à défaut de glacier dans les parages.

Peut-être pleurerons-nous de nostalgie et de honte face à nos petits-enfants plongés dans un cauchemar climatique, mais ce sera sans nul doute en crachant nos poumons au passage.
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commentaires

N
<br /> En ce qui concerne les diésels la courbe des cas d'asthme en France, suit exactement la courbe de vente des véhicules diésels.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Bonne remarque...<br /> <br /> <br />
E
<br /> Très sérieux, voire... Le sujet général des ice cores commence à être classique, et les scientifiques sérieux prennent des précautions vis-à-vis de la contamination des couches inférieures par les<br /> couches supérieures : si on est sur une surface susceptible de fondre, l'eau qui en résulte migre vers le bas puis reprend en masse, emportant avec elle ses caractéristiques, et mélangeant les<br /> valeurs des différentes années. Toute tentative d'analyser délibérément des échantillons qui fondent annuellement est suspecte. Par ailleurs, invoquer les suies européennes me paraît exagéré : la<br /> moitié de l'année, l'anticyclone polaire empêche tout transport sur de pareilles distances. Il admet par contre qu'une précipitation contenant des suies encapsule celles-ci, ce qui change donc zéro<br /> sur l'albédo : la fonte des glaciers tibétains accélérée par les suies européennes me paraît donc, globalement, comment dire... souriable ?<br /> En revanche, on peut s'interroger sur les motivations d'un scientifique américain à se promener sur le plateau Tibétain pour y faire des prélèvements.<br /> Enfin il faut bien admettre qu'on n'a aucune idée sur le devenir des fleuves géants Tibétains : parmi les scénarios catastrophe, la mousson peut passer stratosphérique de façon systématique, et<br /> ainsi se mettre à arroser l'envers de l'Hymalaya de façon quasi annuelle, rechargeant ainsi ces fameux glaciers. Je suppose que Hansen a fait bien d'autres choses pendant son séjour au Tibet.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Je suppose que Hansen a fait bien d'autres choses pendant son séjour au Tibet.<br /> Et il aurait juste apposé sa signature sur un papier en fait rédigé par des Chinois ? <br /> <br /> <br />