Jeudi 3 septembre 2009
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07:00

En l'absence d'un début de commencement de
démarrage de pénurie, c'est une fois de plus la spéculation qui a permis au baril de poursuivre sa remontée cet été. Quelques ouragans menaçant de passer opportunément par le Golfe du Mexique
pourraient permettre au baril d'aller jusqu'à la barre des $80.
Ce prélèvement spéculatif, par rapport au prix plancher de début d'année, équivaut à une taxe carbone d'environ... 200 €/t, soit plus de
quinze fois la valeur actuellement discutée. Les
fameux pauvres-des-campagnes-dépendant-de-leur-voiture, argument-massue actuel des anti-carbotaxe, n'ont pourtant pas bronché.
En heures de SMIC, le baril coûtait en moyenne le mois dernier 5,8 h, soit sa valeur moyenne sur la période 2005-2007 pendant laquelle on hurlait au retour du pétrole cher : comme seules brillent
aujourd'hui carbotaxe et
grippe A dans les médias, on en déduit que l'économie mondiale s'est faite à l'idée d'un baril à $70.
Notons au passage que plus personne ne se plaint non plus d'un euro à plus de 1,40 dollar US.
Pour ces raisons, dans les prochains mois, autant un baril à cent dollars est peu probable, autant le retour sous les cinquante est également fortement hypothétique.
Par Aerobar Films
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Publié dans : Au Pays de l'Or Noir
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